CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES II
cimenté, et la couche de ciment doit se prolonger à une certaine hauteur contre les murs latéraux.
Dans les maisons salubres, les murs doivent être revêtus de matériaux imperméables. On se contente, trop généralement, de recouvrir les parois des cabinets d’une couche de plâtre avec un badigeonnage à la chaux de temps à autre. Au badigeonnage à la chaux mieux vaudrait substituer une peinture à l’huile, très vernissée de façon à rendre les parois extrêmement lisses et imperméables, ou mieux encore les silicates.
Dans certaines maisons, on laisse le revêtement des murs, en mortier poreux, humide, aussi l’extrémité inférieure des murailles des cabinets se pourrit-elle facilement, puis elle se délite et tombe par morceaux. Ce revêtement des murailles des closets, en plâtre ou en mortier de mauvaise qualité, est défectueux à plus d’un titre. Il faut, cela est indispensable, ou repiquer souvent les murs à leur partie inférieure ou mieux faire de suite la dépense de les recouvrir d’une couche de bon ciment hydraulique, au moins jusqu’à un mètre cinquante de hauteur.
A défaut de matériaux imperméables, les enduits imperméables sont de toute nécessité dans les closets parce que nulle part la souillure des murs poreux n’est plus facile par les gaz méphitiques. Les germes vien-
nent se coller contre les murs, où ils séjournent. Il faut donc qu’on puisse les faire disparaître de temps à autre par de simples lavages ou mieux par des lavages avec des solutions désinfectantes et microbicides. Il n’est pas seulement nécessaire de recouvrir les murs d’une couche de peinture vernissée, il faut en faire autant pour les plafonds.
Fig. 1 3 . — Cuvette urinoir à bec allongé.
Qu’on remplace la peinture à l’huile par un ciment hydrofuge quelconque, par un ciment porcelaine, par un carrelage en céramique noyé dans du ciment et non dans du plâtre, peu importe ; ce qu’il faut, par dessus tout, c’est qu’on puisse laver les murailles, les rendre propres et luisantes, qu’elles puissent toujours être