CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES
colonne de chute. — Le fonctionnement de la colonne de chute est subordonné à l’emboîtement réciproque des tuyaux qui doivent être bien dirigés, bien montés et bienjointoyés.
Une mauvaise direction favorisera les obstructions ; des joints de tuyaux mal faits pourront donner lieu à des infiltrations et au dégagement de gaz odorants dans la maison.
Direction, montage, jointoyage, sont du ressort et de la compétence de l’architecte ou de l'entrepreneur et de l’ouvrier; ils n’intéressent le médecin que par les conséquences qu’ils peuvent avoir sur la santé des habitants et celles-ci relevant de la situation de la colonne de chute dans la maison, c’est cette situation qui doit surtout préoccuper l’hygiéniste.
Quelle que bien installée que soit dans le principe nue colonne de chute, un de ses tuyaux peut se fêler à un moment donné, il peut s’obstruer, les joints peuvent se détériorer. Ce sont des accidents de tous les jours et avec lesquels il faut compter puisqu’ils peuvent, malheureusement, compromettre la santé des habitants, quelquefois même leur existence : d'où ces conclusions, qu’en construisant une maison, l'architecte devrait toujours disposer la colonne de chute des vidanges d’une façon apparente, de telle sorte que Tins-
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pection puisse en être faite, de temps à autre, à l’improviste, sans qu’on soit forcé de démolir, de faire des dégâts quelconques. Jamais, sous aucun prétexte, une colonne de chute ne devra traverser une chambre à coucher ou une pièce quelconque dans l’habitation.
Dans la majorité de nos maisons, la colonne de chute est dans l’intérieur des habitations : généralement elle traverse les cabinets, du haut en bas, aux différents étages ; d’autres fois, on commet la sottise de la placer dans l’épaisseur d’un mur. Dans le premier cas, l’inspection est possible, mais, dans le second, comment la visiter, comment constater une fêlure ?
Nous trouverions facilement dans les rapports des Commissions des logements insalubres des cas de fêlure d’un tuyau de vidange, par le scellement de glaces ou de meubles, contre des murailles traversées par une colonne de chute, par l’enfoncement d’un clou destiné à supporter un tableau.
On a même signalé de petites perforations par le fait de la pointe d’un crochet. Ces détériorations invo. lontaires des colonnes de chute, sous le choc de l’outil d’un déménageur ou d’un tapissier, livrant passage aux gaz méphitiques qui ne manquent pas d’être appelés par les fourneaux ou le chauffage des appartements ont eu plusieurs fois comme conséquences de rendre