CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES lÔS
chute avec la canalisation horizontale devra être courbe et la courbure d’un rayon aussi grand que possible pour la raison bien simple qu’une jonction à angle droit provoquerait dans la canalisation une accumulation de matières au pied de la chute.
Dans nombre de maisons où la jonction se fait par discontinuité, les matières qui quittent l’extrémité verticale de la colonne de chute viennent tomber sur un glissoir en ciment sur lequel elles doivent se briser mais sur lequel elles s’entassent : ce glissoir agit alors 5 à la façon d’une fosse fixe augmentant ainsi les surfaces d’exhalaisons nuisibles.
Au point de vue de l’assainissement, au lieu de terminer librement et verticalement l’extrémité inférieure de la colonne de chute à o m , 5 o cent, environ au-dessus du radier du canal particulier, trop généralement en maçonnerie et trop généralement aussi commun aux vidanges et aux eaux ménagères, il serait bien préférable de prolonger, avec une courbure suffisante, sous forme de deux drains horizontaux la canalisation verticale séparée des vidanges et des eaux ménagères jusque dans le branchement de rue. Au cas où la canalisation séparée est impossible, un regard de visite placé à o m , 5 o cent, environ, en avant ou en arrière de la chute doit toujours permettre de surveiller
l66 LES VIDANGES ET LES EAUX MÉNAGÈRES
et de précipiter, au grand avantage de la salubrité, le départ des matières accumulées dans le drain et des papiers souvent réunis en masses compactes, véritables cartonnages, s’opposant à l’écoulement facile et rapide. Pour cela il faut pratiquer des chasses d’eau
Fig. 32. — Siphon de chasse (en grès ou en fonte), à interposer sur le drain de maison.
convenables dans les cabinets et dans le drain particulier. Dans quelques maisons véritablement assainies (fig. 32 ) on a greffé sur le drain, un siphon en fonte,