‹ Les vidanges et les eaux ménagèresChapitre 60 sur 99 · CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES l · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES l

chaussée. On ne doit jamais rien déduire d’un fait local> car, à cette conclusion trop hâtive, on pourrait opposer les observations des médecins de Paris, de Bruxelles, de toutes les grandes villes assainies par le tout à l’égoût, qui, donnant leurs soins à bien des familles dans des milieux et dans des conditions de fortune différentes, dans des maisons relativement saines, maisinsuffisamment assainies où elles passent une grande partie de la journée et toute la nuit, ont émis des conclusions diamétralement opposées. D’ailleurs, pour quiconque ne veut voir dans le travail de M. Poincaré que l’exposé d’un épisode local, la transmission possible de là fièvre typhoïde, aux étages supérieurs, dans les maisons contaminée? par les émanafon? du tuyau de chute, par la fermentation et la putréfaction des matières qui séjournent dans le drain particulier des maisons à évacuation lente et progressive vers l’égout public, à cabinets mal installés, cette étiologie fécale (dont les partisans sont encore nombreux aujourd’hui) et atmosphérique, persiste sans discussion possible.

A moins de nier les lois les plus élémentaires de la physique, à moins de contester aux gaz la propriété qui leur est propre de chercher toujours à s’échapper au dehors en remontant vers le point le plus élevé, il faut forcément admettre que les miasmes — cet ancien

caput mortuum des hygiénistes — produits par les fermentations et les putréfactions dans la colonne de chute, dans le drain particulier et jusque dans l’égout public, gagneront toujours pour s’échapper la partie la plus élevée de la ville pour ceux de l’égout, la partie la plus élevée de l’habitation pour ceux de la maison, à moins de trouver des issues plus directes par les bouches d’égout ou par des orifices de ventilation dans la canalisation. D’où cette conclusion qu’il faut imposer la prolongation à l’air libre, par dessus la toiture, de la colonne de chute et son couronnement par un capuchon aspirateur non seulement dans les maisons avec closets à valve métallique sans eau, mais dans celles munies d’appareils à valve hydraulique et même jusque dans celles à siphon hydraulique avec ou sans boite d’aération. C’est le seul moyen d’écouler au dehors tous les produits de la fermentation et de la putréfaction et de noyer dans l’air les microbes pathogènes, si microbes il y a.

Quant à l’extrémité inférieure du tuyau de décharge des water-closets, son abouchement avec la canalisation horizontale peut se faire avec ou sans discontinuité. En cas de discontinuité, la jonction doit se faire le plus verticalement possible; au cas de non-discontinuité il va de soi que la jonction du tuyau vertical de

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