‹ Les vidanges et les eaux ménagèresChapitre 65 sur 99 · CHAPITRE II. — EAUX MÉNAGÈRES · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — EAUX MÉNAGÈRES

Tandis que les Anglais ont assaini les éviers de leurs maisons, qu’ils ont exigé un évier dans chacun des logements de la classe ouvrière et installé dans les buildings une salle de bains confortable, avec lavabo salubre, dans le cabinet de toilette adjacent ; tandis qu’ils ont placé « une caisse à eau * ou un « vidoir » salubres, jusque dans les couloirs des peadoly buildings, chez nous, au contraire, l’évier continue à être

proscrit de nos habitations ouvrières dans lesquelles il est remplacé par une immonde boîte en fer-blanc dite plomb, placée sous les fenêtres des logements ou,sous la fenêtre du passage commun et, dans nos maisons aisées, l’évier de cuisine persiste, malgré tous les avis, avec sa bonde siphoïde insalubre ou d’autres procédés d’obturation absolument défectueux et improprement appelés hydrauliques.

Évier des habitations aisées. — Evier insalubre.

Tout le monde connaît l’évier de cuisine des maisons aisées, aussi nous n’insisterons pas sur sa description. C’est une sorte de bassin plus ou moins allongé, rectangulaire ou angulaire suivant la situation qu’il occupe dans la cuisine, le plus généralement en pierre tendre ou dure, quelquefois en fonte émaillée, rarement encore en grès, (fig. 33 et 34 ) destiné à recueillir les eaux de lava-

Fig. 34. — Évier angulaire en grès.

ge (eaux grasses) des cuisines et à les porter par un orifice creusé sur un point de sa surface, dans un tuyau de chute spécial, dit tuyau de décharge des éviers, qui les verse dans la canalisation de la maison, d’abord et dans la canalisation publique ensuite.

L’évier constitue donc la seconde voie par laquelle

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