CHAPITRE II. — EAUX MÉNAGÈRES
blés, utiliser la prolongation du tuyau de décharge des eaux ménagères à l’air libre, pour lui faire recueillir les eaux de la toiture, les eaux de pluie, dans le but de laver et le tuyau de décharge et la canalisation de la maison ? Non, parce que au point de vue hygiénique les eaux de pluie toujours impures sont souvent, d’après Marié Davy, aussi infectes que les eaux d'égout et aussi parce que les eaux de pluie ne sauraient ni laver, ni nettoyer les conduites d’eaux ménagères toujours grasses, quelquefois même infiltrées de graisses dans toute leur hauteur. Mieux vaut recommander la désinfection du tuyau de décharge des éviers par des procédés spéciaux, que nous aurons à faire connaître plus tard, dans un chapitre spécial ( 1 ).
D’une façon générale, c’est entendu, on ne doit pas encourager l’évacuation par un même tuyau des eaux
Ii) En Angleterre, où on s’est beaucoup préoccupé de f obstruction dés conduites d’eaux ménagères par les corps gras, on s’est cru obligé d’imaginer un certain nombre d’appareils spéciaux dits intercepteurs de graisses. Il est certain que la graisse des eaux de vaisselle se fige, en se refroidissant, qu’elle tapisse les parois des tuyaux et qu’elle peut former un mastic très dur avec le sablon qui sert aux" nettoyages. Cette couche se putréfie et devient l’origine d’odeurs intolérables : elle peut amener l’obstruction des tuyaux et même leur rupture sous l’excès de pression, mais ces inconvénients sont-ils tous compensés'par les ramasseurs de graisses ? Nous le verrons plus tard.
de pluie et des eaux ménagères ; il est des circonstances cependant où cette disposition, qui n’aura d’ailleurs la plupart du temps qu’un très petit inconvénient au point de vue de la salubrité d’une habitation, peut devenir nécessaire : c’est le cas pour certaines maisons dont l’architecture, la beauté delà façade, souffriraient d’une trop grande surcharge de tuyaux d’évacuation. Ici il faudra supporter non seulement l’écoulement dans un même tuyau et des eaux ménagères et des eaux pluviales, mais encore la décharge des baignoires et des cabinets de toilette : au point de vue de la salubrité il n’existera aucun inconvénient pour peu que l’on prenne la précaution de forcer le tuyau de descente des eaux de la toiture, à former à chaque étage une cuvette large, hermétiquement close, ne pouvant laisser pénétrer aucune odeur par les croisées, ni infecter les pièces, voisines. C’est une disposition que MM. Masson et A. J. Martin ont fait dessiner dans.leur Atlas des maisons salubre et insalubre à l’Exposition Internationale d’hygiène de Londres et sur laquelle ils ont insisté.
Depuis plusieurs années la mode s’est introduite de posséder dans chacune des chambres à coucher de nos confortables maisons modernes un lavabo avec effet d’eau et cuvette basculante, en communication avec