CHAPITRE II. — EAUX MÉNAGÈRES l8g
vidanges et des eaux ménagères ; de là aussi la nécessité de l’interposition sous l’évier, dans chaque cuisine ou dans tous les passages communs, sous le plomb, dans tous les corridors, d’un siphon à interception hydraulique persistante c’est-à-dire d’un siphon français.
Nous pourrions, à propos du tuyau de décharge des 1 éviers et des plombs, répéter tout ce que nous avons dit à propos du tuyau de décharge des waterclosets. A part le diamètre des tuyaux qui peut se réduire ici à cinq et six centimètres, tout ce que nous avons dit à propos de la nature, de la pose, de l’installation, de la situation de la colonne de chute des vidanges, s’applique au tuyau de décharge des eaux ménagères.
Pour l’écoulement des eaux grasses et des eaux usées nous nous en tenons encore, en France, aux tuyaux en fer blanc , en fonte ou en plomb (i) ; dans d’autres pays on leur a substitué des tuyaux en poterie à petite section qui ont d'incontestables avantages. Il va de soi, que ces tuyaux doivent toujours être à la portée de la vue afin de pouvoir les surveiller, qu’il ne doivent jamais être enfouis dans le sol ou dans la ma-
(i) Seule, la partie inférieure des tuyaux de décharge de noseaux ménagères est en tonte dans toutes nos maisons. ,
çonnerie, ni passer trop près des fenêtres, que les ^scellements et les joints doivent être soigneusement exécutés puisqu’on a cité, en Angleterre notamment, des accidents d’intoxication mortels dus à des travaux de plomberie mal exécutés (i) : un fait récent de ce genre vient même de donner lieu à une action civile •contre le propriétaire d’une maison insuffisamment assainie ( 2 ).
Quant à la prolongation du tuyau de décharge des eaux ménagères au-dessus de la toiture de l’habitation, elle s’impose également et pour les mêmes raisons que la prolongation du tuyau de décharge des water-closets (3).
Doit-on, comme on le fait dans beaucoup d’immeu-
( ; i) Les dangers des travaux de plomberie mal exécutés par M. Eassie in the sanüary Record du iS novembre 1879, P- 182.
(2) Maladies infectieuses ; responsabilité du propriétaire de la maison, in Annales d’hygiène publique et de médecine légale, n° 5 , novembre 1888, p. 480.
William Nimms propriétaire a été condamné à payer à Taylor 2. 5 oo francs à titre de dommages-intérêts pour avoir «. indirectement causé la mort de la fille de ce dernier à la suite d’émanations dues à un drainage défectueux de la maison occupée par le plaignant ».
( 3 ) On montrait à l’exposition d’hygiène de la caserne Lobau des tuyaux de chute et d’aération en fonte, oxydés, perforés, fêlés, sans aucun effet utile par conséquent, ce qui est tout à l’avantage des tuyaux en poterie vernissée.