CHAPITRE II. — EAUX MÉNAGÈRES 20J
site, situé sous la chaussée au pied de la façade de la maison,. et destiné à s’opposer au reflux des gaz de l’égout dans les habitations.
Un siphon d’un bon modèle, séparant le drain de maison du drain de rue est le complément nécessaire de toute installation sanitaire. Un canal particulier dépourvu de siphon est bien plus dangereux qu’une fosse fixe et le mauvais fonctionnement du siphon de rue peut être une cause de maladie infecto-contagieuse pour tout habitant des villes drainées. C’est que la disposition en réseaux des égouts des grandes villes est « une des voies de distribution et de répartition de la fièvre typhoïde ». Ils distribuent les infiniment petits, les microbes, sur tous les points du territoire d’une ville ; « ils établissent comme une circulation générale de microbes » (i).
Quoi qu’il en soit des accusations portées contre le tout à l’égout, que nous n’avons d’ailleurs ni à défendre, ni à incriminer, il est certain que les eaux d’égout sont favorables au développement et à la culture des microbes, par leurs matières organiques en putréfaction, par l’eau qu’ils charrient et par leur température. Il est certain d’autre part que par les ouvertures ordinaires des cuvettes de nos water-closets (appareils à
(i) Poincaré, lococilato .
valve métallique, sièges à la turque, etc.) et de nos éviers (bondes siphoïdes, étc.) l’atmosphère intérieure de nos habitations est en .communication permanente ;avec le réseau d’égouts et que la chaleur de nos chambres et de nos cuisines pompe l’air de ces canaux dans -nos appartements.
La présence d’un siphon intercepteur au pied de la canalisation de la maison dans le but d’interrompre la communication de l’atmosphère des égouts « ces -conduits de solidarité pathologique », avec celle des habitations est donc de toute nécessité. S’il n’existait pas, le drain de maison, la colonne de chute, le tuyau de décharge des éviers, des lavabos, des baignoires, .des cabinets de toilette, serviraient de cheminées d’appel dans les appartements, aux gaz méphitiques de toute la série des égouts, surtout lorsque la pression atmosphérique viendrait à baisser. C’est à ce reflux et à cet appel que prétendent remédier certains modèles de siphons de pied adoptés dans différentes villes.
Le siphon rectangulaire avec plongée de quelques centimètres n’est pas un siphon : c’est une petite fosse .fixe ou pour mieux dire un bassin de décantation au- -quel les villes qui en exigent l’emploi, devraient bien renoncer.
Mêmes reproches pour le siphon dit en D qui est