MADAME NIBOYET
Mercredi, 29 juillet 1868,
ous avons eu, cette semaine, des choses qui rappellent la délicieuse
époque où M™« Niboyet fondait le Club
des femmes.
M™» Niboyet, cette Jézabel de la Démocratie féminine, qu'on pourrait main-
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tenant jeter, sans danger, par les fenêtres, et dont les chiens qui mangèrent la Jézabel de Judée, beurrée de rouge et de blanc, et qui s'en léchèrent les babines, ne voudraient probablement pas !
Quand on aime le sang des ridicules, on l'aime mieux jeune que vieux; il n'y a rien de tel que des ridicules frais.
Et voilà pourquoi les chiens de Jézabel laisseraient Taïeule pour les filles, ces connaisseurs I
Qu'est-ce, en effet, que M"'® Niboyet maintenant? — la mère Niboyet, comme elles l'appellent, ces filles insolentes, mais
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qui du moins n'imitent pas les fils de Noé (iheureusement ! ) dans leur insolence. Qu'est-ce que cette antique burgrave du Club des femmes j qui a mérité les Invalides civils de son parti en jupes (les Invalides sont toujours incivils), en comparaison de ces filles de la Sparte intellectuelle qui s'élève, et qui veulent, au bord des Euroias, c'est-à-dire partout, lutter non pas seulement entre elles, mais contre nous, les garçons !
Qu'est-ce que M°^® Niboyet en comparaison de ce triumfeminat de lutteuses : madame Bosquet, — qui, je crois, n'est que mademoiselle Bosquet , mais qui aspire à devenir monsieur Bosquet , — M"« André Léo et M^^^ Olympe Audouard ?... •
Permettez-moi des miniatures , en attendant qu'on les peigne en pied et qu'on les sculpte.