VUE ] NTÉRIE1 RE DE
Brutails pholoRr.
iAINTE-CROIX.
Fl<;. 8. — SAINTE-CROIX AVANT LES RESTAURATIONS
Réduction d'une eau-forte de L. Drouyn.
(Extrait du fiuiih illustré à Bordeaux.)
en relief, dessinant de petits losanges dans l'intérieur desquels est semé un bouton. Des corbelets sont disposés horizontalement près du cerveau de la voûte; s'ils étaient plus vigoureux, on pourrait croire qu'il y a eu là d'abord un plancher.
A l'extérieur, la construction ne donne guère lieu à des observations attachantes. Les corniches des trois absides portent sur des modillons et, de plus, dans l'abside principale, sur des colonnes engagées. Les fenêtres de l'absidiole Nord avaient été allongées vers le haut, à l'époque gothique; on les a ramenées dernièrement à leur forme primitive. Tous les murs ont été surélevés. A l'exception du chevet, ils sont d'appareil assez pauvre; les contreforts et les encadrements sont plus soignés.
La décoration de Sainte-Croix a été mainte fois analysée. A l'intérieur, il faut citer les chapiteaux des deux périodes romane et gothique, dont la juxtaposition est si curieuse; les Apôtres en bas-relief placés, lors des remaniements du xme siècle, au-dessus des grandes arcades1; enfin, des restes de carrelage, qu'un
vicaire archéologue, M. Lamartinie, a rassemblés au pied d'un tombeau du xive siècle.
La façade, nous l'avons vu, est, en très grande partie, l'œuvre de Durand et d'Abadie, lequel n'a pas plus respecté l'iconographie que les styles. M. Gabriel Fleury a signalé naguère * deux erreurs iconographiques dans
i. \ oir le dessin de deux d'entre ces Apôtres, dans le Bulletin Monumental, t. XJXI, p. OoO. — 2. Gabriel Fleury, Portails images au Mi' siècle, leur iconographie et leur symbolisme, pp. tig et 1 2 .