‹ Les vieilles églises de la GirondeChapitre 12 sur 185 · SAINTE-CROIX DE BORDEAUX · texte numérisé non relu

SAINTE-CROIX DE BORDEAUX

cette restauration : d'abord, le cavalier de la façade ne représente plus Constantin ; ensuite, les animaux symboliques des Evangélistes sont rangés suivant un ordre inusité :

«Dan s les portails anciens. . .jamais l'ange n'est placé au-dessus du bœuf ni l'aigle au-dessus du lion. » La disposition générale était empruntée à la Saintonge :

porte et fausses portes, arcatures supérieures, ca va lier. L. Drouyn professait que la façade comprenait dès l'origine

le cavalier; il semble bien que cette effigie remplaça l'extrémité Nord des deux arcatures superposées. On a trouvé, si je ne me trompe, pendant les restaurations, des preuves matérielles de ce remaniement.

Dans l'ornementation des fausses portes il entre deux morceaux qui sont célèbres' : ils représentent apparemment la Luxure, sous la forme d'une femme dont, les seins sont mordus par des reptiles, et l'Avarice.

L'encadrement de la porte principale est orné d'un enchevêtrement étrange d'oiseaux et de quadrupèdes, copié sur quelque ivoire de provenance orientale; cette sculpture produit un remarquable effet ornemental. D'autre part, le calendrier, la file d'hommes tirant sur une corde, la série des vieillards de l'Apocalypse, ces divers motifs puisés à une source d'inspiration moins lointaine et plus accessible, les arcs multipliés, la corniche de l'avant-corps fournissent les éléments d'un décor somptueux. Cette partie de la façade est un excellent morceau, digne de sa réputation. Tel est l'avis d'un des architectes qui apportent à l'étude du Moyen-Age le plus de science

et de talent: « Le portail a la belle ordonnance d'une composition Brutaiis photogr.

antique agrémentée de sculptures d'une souplesse et d'une variété Fie. 10. — fragment

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