‹ Les vieilles églises de la GirondeChapitre 113 sur 185 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

La construction : les percements

La place et le nombre des porles: portes secondaires. — La forme des portes: encadrement et avant-corps. — Les voussures: voussures biaises, voussures polylobées; le tympan; les pieds-droits. — Les vantaux.

Les mutilations des fenêtres. — La répartition et la place des fenêtres. — La section horizontale des fenêtres : ouverture; ébrasement. — L'élévation des fenêtres: remplage ; encadrement; proportions; couverture des baies : linteau droit, linteau sur corbeaux, linteau échancré; forme des arcs. — Les appuis et les feuillures des fenêtres. — La clôture des fenêtres : en vitre, en pierre, en bois, en fer. — Les oculi : oculi à redenls; ouverture en demi-cercle.

La place et le nombre des portes. — La place normale de la porte est dans la façade opposée à l'abside; mais cette façade est assez fréquemment munie d'un contrefort central1; elle est battue par les vents marins, contre lesquels il importait de garantir et l'intérieur de

l'édifice et les boiseries de la porte2. La porte est donc souvent percée sur l'un des flancs, près du fond, près de l'Ouest. Il suffît de jeter les yeux sur les plans publiés dans le présent livre pour constater qu'il n'y a pas de règle fixe pour l'emplacement de la porte.

A Soulac et Àvensan, on a transféré à l'Ouest l'entrée principale, qui était du côté Sud à Soulac, du côté Nord à Avensan3. Parmi les églises des Ordres militaires, Montarouch et Blézignac (fig. 229) ont leur porte au Nord, Magrigne (fig. 79) et Lalande à l'Ouest, Villemartin (fig. 162) au Midi. On peut dire cependant que les porles sont plus rarement au Nord : nos riches et belles portes romanes n'ont pas cette exposition.

De même que remplacement des portes, leur nombre est très variable. Dans les églises à bas-côtés, il était naturel de mettre une porte dans la nef et une dans chacun des collatéraux: c'est ce qu'on a fait à Barsac (fig. 21). Mais Barsac est un édifice moderne; dans les grandes églises anciennes, Guitres, Soulac, La Sauve, Sainte-Croix de Bordeaux, il y a sur cette face une porte unique; Vertheuil (fig. 149) n'a même aucune porte à l'Ouest.

Les nécessités ou les convenances ont déterminé le percement de portes secondaires; on a fait après coup une porte pour desservir le bas-côté Nord de Sainte-Croix (fig. 8), qui était affecté au service paroissial. Guîtres avait une porte monumentale dans le transept Nord et une seconde sur le flanc septentrional de la nef; on en fit une troisième de ce même côté, une

Fig. 22g.

Brutatls delin.

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