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LES CORNICHES

l'avant-corps de la porte principale à Sainte-Croix de Bordeaux et dans une église qui dépend de Sainte-Croix, à Cambes (fig. 33g). Enfin, dans l'absidiole de Mombrier (fig. 326), au chœur de Laruscade, à la façade d'Espessas, la tablette repose, non plus sur un cavet lisse, mais sur une file de corbeaux tangents, semblables ou non.

Les corniches gothiques. — Des constructeurs gothiques ont établi en haut de certains murs, à la collégiale de Saint-Émilion (fig. i3i) et à La Réole (fig. 66), une file de petits arcs feints qui supportent l'avancée de la corniche : c'est un compromis entre la corniche romane sur arcs et la corniche gothique, tandis que dans les corniches gothiques de Berson et de l'absidiole Sud de La Réole l'idée est, au chéneau près, celle qui a été généralement adoptée par les maîtres d'œuvre depuis le xmc siècle: un cavet garni de feuillages et surmonté de moulures. On peut suivre l'évolution du type roman au type gothique sur la nef de la cathédrale de Bordeaux : la partie Ouest est de conception romane, la partie Est est gothique et bien franchement gothique.

Les particularités de quelques cohniches. — Je reviens aux corniches romanes pour signaler quelques particularités: à Cornemps (fig. 5 1) et au clocher de Saint-Georges (fig. 139), des trous ronds sont forés dans les métopes entre les modillons, comme sur certains points à Saint-Front de Périgueux1; à Yirsac (fig. 216), ces petits trous étaient carrés et exactement au-dessus de la corniche. Lorsque la corniche porte un toit, les trous peuvent avoir pour but d'aérer le comble et aussi d'évacuer les eaux d'infiltration. Des saignées verticales entament, à Parsac (fig. 92), la corniche et des corbeaux, sans que j'en puisse dire la raison. Enfin, assez souvent, lorsque le mur goutterot s'élève au-dessus de la corniche, il s'amincit à ce niveau; le pignon, au contraire, s'élargit parfois de la saillie des corbeaux.

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