CLOCHER DE SAINT-ANDRONY
1. Voir une élévation Est du chevet et du clocher de Gaillan clans le Compte-rendu des Monumenis historiques, 18/17, après la p. 10. — 2. E suppl. 5236. — 3, t\, 5, 6. Variétés bordelaises, t. II, p. 128; t. V, pp. i4o-i4i ; t. III, p. 60; t. III, p. 269. Nouv. éd., t. I, p. 3o3; t. III, p. 79; t. Il, p. Z19; t. II, p. i73.
LA CONSTRUCTION : CLOCHERS, CRYPTES ET DIVERS
Les clochers-arcades : leur place et leur silhouette. — Plus encore que les clochers en forme de tour, les clochers réduits à un simple mur percé de baies ont eu besoin de réparations
et de réfection: le millésime 1 648 est gravé sur celui de Berthès; celui de Camiran fut frappé par la foudre en 1674 r, et Viollet-le-Duc a commis au moins une grave imprudence en publiant comme ancien le sommet du clocher de Lalande-de-Pomerol 2.
De ce qui a été ci-dessus exposé touchant l'emplacement des clochers, je retiendrai que le clocherarcade est habituellement sur le mur de façade ou au dessus de l'arc jeté à l'entrée du chœur.
La silhouette générale du clocher-arcade n'est pas toujours la même: le pignon peut être aussi large que la base du clocher : Blasimon, Lucmau, etc.; ou bien, à un certain niveau, le mur se rétrécit de chaque côté, soil par un ressaut horizontal, soit plutôt en glacis (fig. 2^8): c'est la forme la plus fréquente. Les contreforts montent contre la partie inférieure ou, au contraire, comme à Masseilles (fig. 2^9), à Frontenac et Àrbis, ils sortent du talus d'un avant-corps dans lequel la porte est ouverte.
Quelquesuns de ces clochers sont terminés carrément, sans pignon : à Soulignac, Cauvignac, Saint-Côme. Le clocher-arcade de Pessac-de-Gensac (fig. 25o) porte trois clochetons curieux, terminés en pseudo-coupole, comme certains pinacles de l'Angoumois.
Les clochers-arcades : les baies, les balcons et auvents, les escaliers. — Les baies, en nombre variable, servent à suspendre les cloches. L'arc en est souvent très surélevé, afin que la cloche puisse tourner sur ses tourillons, lesquels sont engagés dans une encoche de la moulure d'imposte.
Quelquefois, surtout en Bazadais, l'étage des toits est desservi par un balcon posé partie sur un retrait du mur, partie sur des corbeaux ou sur une moulure saillante: Au Tourne, à Montussan, à Préchac, à Lucmau, à Noaillan, etc. Les cloches sont souvent abritées par un auvent de charpente, sur une face ou sur les deux : à Insos, par exemple, ou à Lucmau (fig. 25o'is). Mais précisément, à Insos, les auvents dissimulent une assez riche décoration du
xive siècle (fig. 25 1), ce qui tend à prouver [que jl'usage de ces abris n'est pas
1. E suppl. 35 1 C . — 2. Dictionnaire d'arcliitecltire, t. III, p. '|o3. Le dessin est, d'ailleurs, fantaisiste.
BrutailB pliologr Fig. 248. — clocher de marimbaut.
>.llÇ). — CLOCHER DE M
Brulails pliotogr.
VSSEILLES.
très ancien.