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CHAPITRE XI

La décoration : les applications

Les charpentes : leur décoration; leur variété. — Les voûtes : doubleaux ; moulures horizontales dans les coupoles.

— Les ogives : leur profil et la décoration de leur intrados; profils singuliers; congés. — Les clefs d'ogives : multiplicité des clefs. — Les arcs: décoration de l'archivolte d'extrados à l'extérieur et à l'intérieur des édifices ; décoration de la tète des arcs; congés; arc triomphal.

Les pilastres seuls ; les pilastres combinés avec des colonnes ; pilastres décorés. — Les colonnettes : fûts ouvragés. — Les socles : leur forme générale et leur décoration. — Les bases : congés tenant lieu de base ; quelques exemples de bases; bases à griffes; bases à gorge ornementée. — Les chapiteaux : colonnes sans chapiteaux ; chapiteaux antiques et chapiteaux pré-romans — Rôle et forme rationnelle du chapiteau; chapiteaux de forme irrationnelle.

— Chapiteaux cubiques, godronnés et à facettes. — Chapiteaux gravés ou à décor plat. — Chapiteaux à volutes: formes de certaines volutes; dés cubiques en haut de la corbeille. — Chapiteaux à personnages : disposition irrationnelle et disposition rationnelle des personnages. — Chapiteaux à feuillages; masses sous les angles du tailloir; facture des feuillages; décor mixte, mi-végétal mi géométrique. — Répartition des ornements sur la corbeille. — Chapiteaux doubles; chapiteaux de colonnettes solidarisés avec le pilastre voisin; chapiteaux continus. — Les astragales : profil et décoration. — Les tailloirs : chapiteaux sans tailloir; tailloirs tenant à la

. corbeille; tailloirs sculptés : liste de motifs; manière de les traiter; tailloirs moulurés. — Chapiteaux gothiques.

Les portes ; les pieds-droits des portes. — Les portes à voussures nues. — Les portes à voussures moulurées. — Les portes à voussures sculptées : quelques exemples. — La répartition des sujets vivants dans les voussures. — Les tympans. — Les portes gothiques.

Les fenêtres : l'encadrement extérieur des fenêtres; encadrement uniforme pour toute la baie; archivolte d'extrados; tète décorée; colonnettes; profil et appuis des archivoltes d'extrados; moulures horizontales. — L'encadrement intérieur des fenêtres.

La décoration du plein des murs : les cordons de moulures; moulures de couronnement des arcatures; moulures sous les fenêtres et moulures continuant les tailloirs; autres moulures. — La corniche : la tablette. — La corniche : les corbeaux; leur forme; ornementation géométrique; sculptures. — La corniche : les métopes; leur décoration. — Les corniches sur corbeaux continus.

Les girouettes et les croix antéfixes.

Les façades : portes flanquées de fausses portes; portes flanquées d'arcs; portes surmontées d'arcatures; quelques variantes.

Les charpentes. — L'ornementation des charpentes romanes de la Gironde n'est pas toujours rationnelle. Le procédé le plus ordinaire consiste à abattre les angles des pièces; les chanfreins s'arrêtent, pour ne pas affaiblir le bois, aux endroits où se font les assemblages (fig. 285). Les congés par lesquels débutent ces chanfreins sont quelquefois un peu fantaisistes et quelquefois les chanfreins euxmêmes portent des poinles-de-diamant. Les bagues sont d'un usage très répandu, bien qu'elles aient cet inconvénient d'entraîner un déchet considérable. On en peut dire autant de la façon qui réserve aux têtes du tirant des surépaisseurs, comme à la chapelle Saint Urbain, ou qui taille, au contraire, le tirant en fuseau, comme à Galgon. Dans le même ordre d'idées, il y aurait lieu de critiquer certains poinçons dont la silhouette dessine une pyramide, à Loubens, Castelvieil, etc., ou qui sont creusés d'ornements profonds, à Haux ou à Saint Genis-du-Bois (fig. 286). Par contre, il convient de louer l'ingéniosité avec laquelle le charpentier de

Brutails delin.

FlG. 285. — CHARPENTE DE COIRPIAC.

LA DÉCORATION : LES APPLICATIONS

Saint-Sève (fig. 287) a décoré les entraits sans entamer la face supérieure, qui est à la fois la moins vue et celle dont il faut le plus soigneusement ménager la force.

Les fermes d'un même édifice ne sont pas nécessairement pareilles : quelques charpentes,

celle de Saint-Germain-de-Campet, celle de Saint-Genis, etc., offent le spectacle d'une ornementation très variée.

Les voûtes. — Quand on a fait abstraction de la peinture,la décoration des voûtes, surtout des voûtes romanes, se réduit au minimum. Les doubleaux tournés sous les berceaux ont quelquefois, à

Rauzan, par exemple, ou encore à Romagne, une moulure torique poussée sur leurs arêtes.

La moulure à la naissance des voûtes en berceau est de règle (fig. 33 1), nous en avons vu les raisons, qui sont d'ordre constructif ; mais la décoration de cette moulure est variable : dans le chevet de Saint-Martin-de Sescas, la moulure porte sur partie de sa longueur de petits personnages couchés horizontalement; dans le sanctuaire de Parsac, le cordon est divisé en triangles, sur l'aire desquels des stries sont gravées alternativement dans un sens et dans l'autre. A vrai dire, ces fantaisies sont l'exception : d'ordinaire, le cordon profilé sous la voûte

Brutails delin

Fig.

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