‹ Les vieilles églises de la GirondeChapitre 156 sur 185 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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l'encadrement des fenêtres

Itrulails photogr.

FlG. 3a6. — CLOCHER DE MOMKRIER.

feuillages à Saint-Palais, à Berson (fig. 343); elle se réduit le plus ordinairement à une moulure en larmier, sur la gorge de laquelle on a parfois piqué des rosaces ou des pointesde-diamant : Saint-Laurent (Médoc), Saint-Michel Lapujade.

L'encadrement extérieur des fenêtres. — Les fenêtres de nos églises peuvent s'ouvrir tout uniment à l'extérieur, sans encadrement d'aucune sorte. C'est courant pour les nefs, — les fenêtres de Bouliac (fig. dans la mesure où elles sont anciennes, font exception; — cette simplicité est moins fréquente aux chevets : fenêtres du chevet de Magrigne, fenêtres hasses du chevet de Lalande-de-Pomerol, fenêtres du chevet de Saint-Ferme, de Saint- Quentin-de-Baron (fig. 220), de Lucmau (fig. 25o bis), de Mouillac (fig. 219), de

l'absidiole de Saint-Christoly (fig. 219''"), fenêtres de l'abside du château de Bisqueytan, étroites

et nues à la façon des archères. Je ne retiens pas comme un encadrement décoratif le retrait que présente au dehors le débouché d'un certain nombre de fenêtres : clocher de Tresses (fig. 261), abside de Saint-Aubin-en-Jallès (fig. 232), etc.

Dans l'étage supérieur du clocher de Cars (fig. 325), l'encadrement entoure d'une moulure uniforme toute la baie, appui excepté; il en est de même des files de billettes à l'extérieur des fenêtres absidales de Brannens, Mazerac et Saint- Loubergt. Cette idée a eu un médiocre succès 1 : la règle, dans les fausses baies (fig. 326) et dans les baies, est que l'encadrement se divise en deux parties, l'une pour les pieds-droits, l'autre pour l'arc. Dans un certain nombre de fenêtres archaïques (fig. 239), comme celle qui est percée à travers un contrefort de la nef de Nérigean (fi :. 220'" ), une torsade ou une moulure est taillée à relief très bas sur le linteau échancré qui couvre l'ouverture en dehors; moulure et torsade font figure d'archivolte d'extrados.

Aussi bien l'archivolte d'extrados est le motif habituel pour la décoration extérieure de nos fenêtres romanes. Quelquefois, la tête des claveaux est, par surcroît, sculptée (fenêtre sur le flanc

1. Voir cependant le dessin d'une fenêtre de Frontenac, dans les Variétés girondines, t. I, p. /I87.

Brutails photogr.

FlG. 327. — ABSIDE DE S.UNT-GERVA.IS.

LA DÉCORATION : LES APPLICATIONS

Sud à Pompignac, fenêtre sur le flanc Nord à Blasimon (fig. 09), fenêtres du chevet à Saint-Vivien (Médoc) (fig. i45), à Pujols (fig. 109), à Saint- Gervais (fig. 327), grande fenêtre de la façade à Blasimon), ou moulurée (chevet de Bouliac (fig. 4i), d'Artigues (fig. 1 75615'), de

Villenave-dOrnon (fig. i55), de Soulac (fig. 828) ; c'est un raffinement exceptionnel.

Ailleurs, des fenêtres (chevet de Loupiac (fig. 77), de Saint-Étienne-de-Lisse, de Saint-Georges de-Montagne, clocher de Vertheuil (fig.

1 53), aussi bien que de fausses fenêtres (arcatures hautes de Bégadan et de Saint-Vivien (fig. 1 45), ont des colonnes, avec ou sans tailloir, mais pas d'archivolte d'extrados. Cela n'est pas trop choquant lorsque la baie ou la fausse baie est abritée par la corniche; quand elle est percée à mihauteur, on peut dire qu'à la fenêtre sans larmier il manque vraiment quelque chose. Ces claveaux nus, rationnels à l'intérieur, ne le sont pas à l'extérieur.

Plus souvent que les

archivoltes tournées à l'extrados des portes, les archivoltes des fenêtres ont la section de simples bandeaux chanfreinés : c'est une conséquence de cette loi qui fait accumuler dans la porte les richesses de la décoration. Toutefois, les archivoltes d'extrados des fenêtres peuvent aussi être agrémentées de dessins courants, entrelacs (fig. 328), pointes-de-diamant, dents-de-scie, bâtons brisés, billettes, et, surtout durant la période gothique, moulurées.

Ces archivoltes d'extrados peuvent ne reposer sur aucun support spécial (clocher et chevet de Tourtirac, chevet de Mombrier, nef de Tauriac), ou bien prendre naissance derrière des colonnes engagées, qui passent près de là; presque toujours elles s'appuient sur une moulure horizontale : bout de moulure formant, au pied de l'archivolte, retour d'équerre vers l'extérieur (clocher gothique de Villeneuve près de Blaye (fig. a/j5), plus souvent bout de moulure en retour d'équerre vers le centre de la baie, formant le tailloir des colonnettes et l'imposte des pieds-droits (chevets de Saint Macaire, de Saint-Sauveur-de-Médoc, de Soulac (fig. 328), de Martillac, de Romagne (fig. 329), clocher de Saint-Georges (fig. i3g). Cette moulure peut s'arrêter aux colonnes ou piliers voisins (façade de Blasimon, chevets de Camarsac (fig. 333), Lesliac, Espessas (fig. 332), Saint-Magne-de-Castillon (fig. 33o), Montagne (fig. 86), Villenaved'Ornon (fig. i.">5), ou les contourner en formant bague (chevets de Bellefond (fig. 34), Saint-Denis-de-Piles (fig. 128), Saint-Vivien (fig. i45), Langoiran, Civrac (Médoc), absidioles

Briilails photogr.

Fie. 3a8. — fenêtre v l'abside de soulac.

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