‹ Les vieilles églises de la GirondeChapitre 23 sur 185 · LE DE L'ABSIDE · texte numérisé non relu

LE DE L'ABSIDE

1. L. Lamollic, Compte-rendu des Monuments historiques, 1S/18, p. 12, brève monographie accompagnée d'un plan cl d'une élévation extérieure Nord.

MONOGRAPHIES

Cette nef n'avait guère que 6m25 de largeur dans œuvre; les murs mesuraient im20 d'épaisseur et les contreforts atteignaient 2 mètres de longueur sur o" 90 de saillie; assurément, l'architecte avait prévu des voûtes. Le niveau des fenêtres, placées beaucoup plus haut que les chapiteaux

des piliers, permettait d'écarter l'hypothèse de la voûte en berceau. La croisée d'ogives ne s'accordait pas avec le style roman de l'église. Observant que la plantation des piles détermine des travées à peu près carrées, F. de Yerneilh concluait que la nef de Bayon avait été voûtée d'une série de coupoles, et il écrivit au cardinal Donnet pour que l'on comprît dans ce sens la restauration projetée.

Charles Durand objecta que les murs de la nef ne portaient pas trace d'arrachements des voûtes; les contreforts et les fenêtres étaient le résultat d'une réfection; les murs du chœur se déversaient d'environ o"'i5 et les murs de la nef s'écartaient aussi vers le haut; en un mot, Durand estimait que la voûte primitive était un berceau sur doubleaux, portant directement la toiture; plus tard, on aurait maçonné les contreforts, qui ne participent pas au dévers des murs, on aurait pratiqué les fenêtres et jeté sur la nef une voûte d'ogives, dont un pied-droit était intact, en 1862, dans un des angles Ouest de la nef; plus tard encore, on aurait retaillé ces piliers et enfin substitué aux voûtes un simple lambris1.

Depuis que le rapport de Durand a été rédigé, l'édifice a été si profondément modifié qu'il est difficile de contrôler toutes les assertions pour et contre. 11 paraît certain, du moins, que ni les fenêtres subsistantes ni la plupart des contreforts

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Via. ai). - vie i>i clo fi. n'ont ete faits après coup: contreforts et fenêtres ont ete

ïnontés en même temps que le mur. J'ai dû renoncer à me faire une opinion raisonnéc sur le problème que F. de Verneilh avait soulevé.

Quoi que l'on pense des transformations subies par le monument, il faut admirer l'ordonnance de l'abside et du clocher.

Bazas. — Cathédrale. Vocable : saint Jeaa-Baptisle.

En 1200, Arnaud de Tontolon, sénéchal d'Agenais, posa la première pierre de la cathédrale; Seguin, archidiacre, était operarius2, c'est à-dire chargé de la gestion financière de l'entreprise. — Le 9 septembre 12^3, le roi d'Angleterre accorda une subvention de 3o marcs à la fabrique3. — En 1253, il prescrivit que l'on remit à l'œuvre de l'église les matériaux de démolition provenant de maisons qu'il ordonnait d'abattre'1. — En 126:2, Amanieu d'Albrct, en Guillaume Arnaud de Ladils, léguèrent à la fabrique, l'un

.")oo sous et l'autre 100 sous1. En 1296, Jean Du Mirail, préchantre de la cathédrale, laissa, de même, à la fabrique le cinquième de la dîme de Langon'1.

Quelques années plus tard, Clément V concéda une indulgence, afin de provoquer les

1. Il faut nolcr qu'il y eut à Bayou des travaux de restauration vers iG(io (K suppl. 2455). — 2. Clironicon Vasatense, dans les Archives historiques de la Gironde, t. XV. — 3. Holes gascons, t. I, n° 1913. — h- fioles gascons, t. I, n' 2O75. — s. Archives historiques, t. III, p. i33, et t. VII, |>. 385. — 6. Clironicon Yasatense.

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