‹ Les vieilles églises de la GirondeChapitre 29 sur 185 · PL.VX DU I. ISGUSIï DR · texte numérisé non relu

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i. Fonds de Malle, registres des visites de 17013 et 1772. — 2- Cf. L. Drouyo, Bulletin monumental, t. XVI, pp. 172-177.

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plus tard; mais le chevet et la partie qui, dans la façade, correspond à la nef centrale sont romans.

L'ensemble de l'édifice est orienté vers l'Est-Sud-Est; l'axe de l'abside et du chœur incline sensiblement vers le Nord. Il importe de noter à ce propos la déclaration faite,

vers 1868, par un architecte qui avait étudié un projet de restauration, à savoir que les diverses parties de l'église sont fondées sur le rocher; la déviation de l'axe ne proviendrait donc pas de ce que l'on a utilisé des fondations plus anciennes. Le chœur principal et celui de l'absidiole Sud, ainsi que le bras Sud du transept, sont voûtés en berceau plein-cintre. La croisée du transept est couverte d'une voûte d'ogives du xm" siècle, sans formerels, qui paraît avoir été retouchée au xix' . Les colonnes sur lesquelles retombent ces ogives sont romanes à l'Est, romanes et gothiques à l'Ouest. Jusque vers 1870, la nef et les bas-côtés étaient simplemenl lambrissés; on a remplacé le lambris par des voûtes de plâtre. L'abside est éclairée par trois fenêtres percées à travers les contreforts. L'absidiole a été, sinon refaite, du moins restaurée vers le \vr" siècle: sa

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Fie 46. - c ole sLB le kh.vs Koiu R.tssÉPT. corniche, profilée en larmier, accuse la fin

du gothique.

Le clocher a été exhaussé d'un étage; il a été naguère couvert par un curé espagnol, qui a voulu rappeler, dans les tuiles polychromes de la flèche, les toitures de la basilique du Pilar. Pour établir le clocher, au \u' siècle, on changea toute cette partie de l'édifice: la face Est du rez-de-chaussée porte les traces visibles de ces modifications,. à l'extérieur et à l'intérieur; à l'intérieur, le débouché de l'absidiole disparue se relie aussi mal que possible au dispositif de la coupole; à l'extérieur, on voit sous le crépissage l'arrachement de l'absidiole et surtout, vers l'angle Nord-Est de la tour, la reprise destinée à renforcer l'assiette de la voûte. L'ordonnance actuelle du premier étage, avec son arcature aveugle, ses baies encadrées de moulures sans chapiteau et ses colonnettes d*angle, ne manque ni d'originalité ni d'élégance. La coupole du rez-de chaussée, très irrégulière, avec des diagonales d'inégale longueur, offre deux particularités dignes d'attention: les arcs tournés sous les pendentifs s'élargissent en bas par un brusque ressaut et la naissance de la calotte est rehaussée d'un bandeau que couvre une ligne de postes. Dans la pile Nord Ouest de cette coupole est logé un escalier dont le départ est à un mètre environ au-dessus du sol.

L'église de Cars est étrange, complexe et d'autant plus dillicile à étudier que le badigeon cl le crépi cachent l'appareil. Aussi enlre-t-il une part d'hypothèse dans l'attribution que j'ai faite, sur le plan, des portions de l'édifice aux diverses dates. 11 faut, en outre, distinguer dans cet édifice la construction et la décoration : la construction est négligée ou même gro's 1ère; dans la décoration, certains chapiteaux sont jolis.

ÉGLISE DE CASTELVIEIL

Gastelvieil, arrondissement de La Réole, canton de Sauveterre. Notre-Dame.

Église paroissiale. Vocable

Fig. ffj. — pi. vx de l'église de castelvieil. Dessin rte L. Drouyn (Extrait des Variétés girondines, t. III, p. 193}.

L'église de Castelvieil, dont l'orientation incline un peu vers le Nord, est une église romane qui a été reprise des deux bouts: à l'Est, on a construit un chevet plat, dont l'axe dévie légèrement du côté Nord, avec un pan coupé intérieur, qui dissimule un escalier dans l'angle Nord-Est; à l'Ouest, on a élevé une façade surmontée d'un clocher pignon ; les quatre angles de l'édifice sont empâtés de vigoureux contreforts obliques; la façade Ouest est, de plus, assurée contre les poussées des ouragans par un autre contrefort d'environ i,n5o dans chaque sens; le flanc Nord a conservé ses contreforts romans. Sur le flanc Sud était une chapelle des derniers temps de la période gothique, qui a été renversée pendant le \ixe siècle.

La nef est large de 6m70 environ; la largeur du chevet est de 5m 60 ; entre les deux, l'arc triomphal ne mesure que /|m22. Le chevet est voûté en berceau; la nef est lambrissée et sa charpente, qui est ouvragée, devait être destinée à rester apparente. Les entrai ts étaient soulagés par des liens, appuyés sur des corbeaux, qui se voient vers le haut des murs.

C'est dans le mur méridional, vers l'Ouest, et dans un avant-corps de 8m 75 de long, qu'est percée la porte, jugée par Drouyn « le plus beau morceau de sculpture romane du département de la Gironde »i. L'appréciation est peut-être exacte, si l'on attribue Blasimon au gothique : le portail de Castelvieil est rude, un peu grossier; mais les moulures du soubassement, les colonnettes, la décoration des chapiteaux, des tailloirs et des arcs forment un ensemble très riche, et certaines parties sont d'une belle venue.

La porte est en plein-cintre et accostée de deux portes feintes. Dans la porte, la voussure interne et les pieds-droits correspondants sont cannelés. Les deux chapiteaux extrêmes des fausses baies sont modernes; le chapiteau qui est le plus rapproché de la baie, à l'Ouest, a été refait, au moins en partie, aussi bien qu'une portion des moulures de base et des tailloirs et quelques têtes des grands personnages. Parmi les autres chapiteaux, il faut signaler le premier à gauche, c'est-à-dire celui qui, en partant de l'Ouest, vient immédiatement après le chapiteau

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