ÉGLISE DE PEU.JARD
Si
laquelle on a donné plus de développement que n'en comportait l'édifice, est trop large pour la nef. La planche jointe à cette étude me dispense d'une description; il suffira d'appeler l'attention sur certains motifs: le tireur d'épine, qui est au-dessus et à droite de la porte et les deux lions, d;allure tout orientale, qui surmontent les fausses portes.
Cette composition d'architecture n'est pas absolument originale: d'autres façades ressemblent à celle-ci. Du moins, l'architecte de Petit-Palais a traité ce thème avec une ampleur, une variété et un éclat qui valent à son œuvre une renommée bien méritée. C'est la plus riche des façades romanes de la Gironde.
Elle ne comprend pas, comme Blasimon, un beau morceau de statuaire, sur lequel se concentre l'intérêt; la décoration est faite de mille détails dispersés un peu partout: des tores en amande couverts de dents de-loup, des postes, des arcs polylobés, des archivoltes sculptées, des chapiteaux de type multiple mais non historiés. L'archivolte d'extrados de la porte montre aux naissances deux petits personnages, puis une file de chiens, de lièvres et d'oiseaux pareils à ceux de Saint-Christophe des Bardes. En haut, sur les côtés du pignon, est une vigoureuse moulure, qui, partie des angles, s'avance horizontalement vers le centre, puis ressaute vers le ciel. Il y a là un souvenir de l'époque pré-romane, où, sur le fond des gables, des moulures analogues dessinaient de grandes figures géométriques.
Peujard, arrondissement de Bordeaux, canton de Saint-André-de-Cubzac. — Église paroissiale. Vocable: saint Martin.
Les comptes de la fabrique nous ont conservé le souvenir de réparations, apparemment légères, exécutées à la porte de l'église en 1623 En 1 835, on dut refaire deux piliers qui portaient le poids de la
voûte et du clocher. A i^£r~2>^^=>^=5"' ^ -i^=— — =- — - ■- - C~
une date beaucoup plus rapprochée, l'édifice et spécialement la façade ont été restaurés sous la direction de M. Léon Drouyn.
L'église est composée de parties distinctes:
dans la première travée Ouest, les murs latéraux sont percés de fenêtres haut placées, qui éclairent l'extrados de la voûte.
C'est le reste d'une église non voûtée, qui n'a peutêtre pas été parachevée.
Plus tard, on tourna un berceau brisé sur cette travée et on fit, suivant le même parti, la travée suivante. La troisième travée, sur laquelle est monté le clocher, est