‹ Les vieilles églises de la GirondeChapitre 60 sur 185 · I.V\ DE L ÉGLISE DE SAINTE- ■OMBE · texte numérisé non relu

I.V\ DE L ÉGLISE DE SAINTE- ■OMBE

i. M. de Lasteyrie en a cilé un exemple à Saint-Martin de Tours (L'Eglise Saint- Martin de Tours, Extrait des Mémoires de l'Académie des Inscriptions, t. XXXIV, p. fi5). — i. Compte-rendu de la Commission des Monuments historiques, i843, |>. 19; Guinodie, Histoire de Libourne, -i' éd., t. III. p. 99.

Ér,I,fSE DE SAINTE-COLOMBE

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tiens: en 1757, on entreprit de réparer les voûtes, le lambris, le clocher; en 1758, on travaillait au portail, où on remplaça trois fûts de colonnettes1. En 1766, on refit le clocher et en 1 843, le lambris. En 1869-1872, on jeta sur la nef une voûte légère en berceau, renforcée de deux arcs doubleaux ; on exhaussa les murs latéraux et on reposa 2,4m3o d'ancienne corniche; on remit en état le haut des contreforts et on badigeonna. Ce badigeon, qui empâtait les sculptures, était ignoble ; des peintures toutes récentes le font regretter.

L'orientation incline vers le Sud; l'axe du chevet dévie sensiblement du même coté. Plusieurs époques ont laissé des traces à Sainte-Colombe; mais il est malaisé de discerner ce qui revient à chacune d'elles: au roman j'attribuerais le flanc Nord, peut-être le chœur et l'abside, la façade Ouest; au gothique, les gros contreforts d'angle de cette façade, l'enveloppe extérieure de l'avant-chœur portant clocher, partie du (lanc Sud.

La nef a dû être, à l'origine, couverte d'une voûte: il en subsiste des arrachements contre le revers intérieur du mur Ouest, au-dessus de la voûte actuelle;

d'ailleurs, le déversement des murs et des pieds-droits de doubleaux ne laisse pas de doute sur ce point. S'il n'yavaitpas eu jadis un berceau, on s'expliquerait malaisément l'obliquité des supports. L'ordonnance intérieure des deux travées Ouest de la nef, avec leurs arcades longitudinales, rappelle quelques églises voisines, Gardegan, Tourtirac, Puisseguin.

L'avant-chœur a une voûte d'ogives bombée. Cette voûte a- t elle été substituée à une coupole? Peut-être.

Les ogives, de profil carré, dont les arêtes sont abattues, ne décèlent pas une date bien reculée.

La façade, quoique défigurée par l'addition des contreforts obliques, est jolie à voir et intéressante à étudier, avec ses variantes de chapiteau cubique et ses lignes de dessins courants:

postes, perles dans une gorge, pointes de diamant.

Ce sont d'autres sculptures qui, dans cet édifice, sollicitent surtout l'attention des archéologues: corbeaux de la corniche du chevet et, plus encore, chapiteaux de l'avant-chœur. Fait étrange, dans cette église construite sur les débris

Mruhuls photogr.

Fig. nfi. — vie prise m mhuwh est

1. Guinodie, op. cit., p. 100; C, Intendance, supplément. Sainte-Colombe figure sur un état de 1708, la charpente pour ig5 livres, la maçonnerie pour 3So (C 3769).

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MONOGRAPHIES

d'une villa, on ne trouve rien qui rappelle l'architecture antique, pas même de petit appareil; par contre, sur les corbeilles massives de chapiteaux très archaïques, des stries marquent des rudiments de décoration qui appartiennent, par leur style, sinon par leur date, à la période barbare.

Saint-Denis-de-Piles, arrondissement de Libourne, canton de Guitres. — Ùglise paroissiale.

La paroisse de Saint Denis fut peut-être fondée au ve siècle1. L'archevêque Arnaud donna l'église, en na-4, non pas, comme on l'a écrit, à Saint-Martin de Tours, mais à Marmoutiers 2.

— ™ Guinodie3 raconte que la voûte

du chevet, détruite en 1087, fut rebâtie en 17/10; mais il n'est pas vraisemblable qu'on ait attendu aussi longtemps pour une réparalion essentielle. Il semble plutôtque la voûte s'effondra peu à peu : nous savons qu'au début du xvne siècle une réparation était au moins projetée'1. Le clocber fut foudroyé en juin 17325.

Un devis, élaboré en i8/|3 par l'architecte J. Gautier, nous apprend que la voûte du chœur souffrait des pluies ; en outre, des colonnes engagées étaient coupées dans la nef et dans le transept, des colonnettes manquaient, les deux fenêtres de la nef étaient l'une et l'autre murées.

En 18/49, sous la direction du même architecte, divers travaux furent exécutés: remplacement de 8 mètres courants de corniche; remplacement de colonnettes, bases et chapiteaux compris, dans les fenêtres de l'abside et des absidioles; reprise en sous-reuvre des pieds-droits de deux fenêtres à l'abside, du pilier auquel la chaire était adossée, des bases de trois autres piliers, etc. Le devis prévoyait, de plus, le grattage des murs et des voûtes, «au moyen de ripes et de Z à dents ».

En 18G0, on prolongea la nef vers l'Ouest: ce cbangement, qui était peut-être nécessaire, eut pour effet d'enlever à l'église de Saint-Denis ce qui faisait sa principale originalité.

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<■']. — l'I AN TIF. F, ÉGLISE HE SAIMT-DENIS-DE-PILESt

Calqué sur un dessin de J. Gautier8.

t. Chanoine Callen, dans sa réédition de L'Église Saint- André, do Lopès, t. Il, p. u8, noie ?.. On hésite entre Saint-Donisde-Piles et un antre Saint-Denis, commune do Camiac, arrondissement do Libourne. — ■>. Archives historiques de la Gironde, t. XII, p. 3i8. — 3. Histoire de Libourne, a' éd., t. III, p. 350.— 4. E suppl. 5'|.r>5 . En «la voùlode la net est presque tombée et

ce qui reste menace ruine» (G Gio). En 1 739 (?), la voûte est neuve en partie » et le reste de la voûte n'est pas bien ancien » (G 648). — j. E suppl. r>'ifi5. — i). Quelques détails de ce calque sont à rectifier: des colonnes figurées pleines et adossées sont, en réalité, des colonnes engagées ; la brisure des berceaux n'est pas indiquée, etc.

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