LE CLOCHER
fut rétabli en i6o3>, à Guîtres (avant la construction du clocher actuel), à Saint-Denis-de-Piles (fig. 128), Aillas, Montagne (fig. 86), enfin dans les deux églises de Saint-Étienne-de Lisse (fig. 169) et de Moulis, où on a dû modifier les parties portantes pour ajouter le clocher; le faux transept à Saint-Michel-de La-Rivière, Aux Salles, à Saint-Médard-de-Guizières, à Sainte- Radegonde, à Doulezon, à Ruch, à Tourtirac, à Sainte-Colombe (fig. 126), à Saint-Martin-de- Mazerat (fig. 2o5), à Lafosse (fig. i83), à Saint- Vincent-de-Pertignas. Le clocher est planté au Nord-Ouest à Razas, où la partie inférieure de la tour est romane, à Saint-Ciers-de-Canesse, à Sainte-Foy avant les restaurations-', à Targon, à Soulac, à Gironde et Casseuil, où il déborde l'alignement de la façade ; au Sud-Ouest à Langoiran, où il datait de i6o4, à Grézillac, à Puynormand; à l'Ouest, à Nérigean, à Lanton, à Saint-Hippolyte, à Vérac, à Rions et Lugon, où il est moderne, à Mourens (fig. 243), à Gours, où il a été démoli en 18283, à Yvrac, où le clocber roman a depuis longtemps disparu, à Hostens et Saint-Androny (fig. 2/1.7), où on l'a niaisement détruit il y a quelques années, à Sainte-Croix-du- Mont, à Reychac, Cameyrac, Artigues, Camarsac, Saint-Genès-de Fours, Saint-Martin-de la Caussade, Rarsac, Parsac (fig. 92), etc. Il forme porche sur la façade à Pompignac, Saint-Michel-de-Rieufret (fig. 210), Rayon (fig. 20), Avensan, où on l'a
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remplacé vers i85o, Saint- Rrice, où il est du FlG l836,s CASXELYIEIL
xvi" siècle, Saint-Aignan, où il date seulement
de iôSy'1, Créon, etc. Je crois donc qu'aucune règle n'a présidé au choix de l'emplacement du clocher : Rauiein doit se tromper quand il dit que la position du clocher entre la nef et le sanctuaire dénote une origine monastique5.
Les clochers qui viennent d'être énumérés sont des tours, dont la forme en plan est diverse: Saint-Antoine d'Artiguelongue et Saint-Seurin-de-Cursac ont des clochers pentagonaux; La Sauve (fig. 71) et Saint-Macaire, des clochers octogonaux gothiques. Le plus souvent, les clochers sont carrés ou légèrement rectangulaires; un certain nombre sont franchement oblongs : à Cameyrac (fig. 261'"*), à Saint-Sulpice, à Saint-Androny. Certains même ont très peu de profondeur, comme le clocher démoli de Sallebeuf, que l'on avait juché sur Tare triomphal à la façon d'un clocher-pignon'1, comme celui de Camarsac, ou encore comme les clochers de Reychac et de Saint-Genès-de-Fours, lesquels sont portés au rez-de-chaussée par un ou plusieurs arcs jetés au fond de la nef.
Quant aux clochers-pignons, ils sont tantôt sur l'arc triomphal et tantôt sur la façade. Leur présence sur ce dernier point a entraîné, ainsi que nous l'avons constaté, une surépaisseur des murs ou la construction de contreforts massifs, notamment en Razadais : Lucmau, Saint-Germain-d'Auros (fig. 181), Marimbaut (fig. 2^8), Masseilles (fig. 249), Castelvieil (fig. i834ls)
1. Compte-rendu des Monuments historiques, i852, p. 25. — 2. E suppl. 5236. — o. E suppl. 553g. — 4. Guinodie, Histoire de Libourne, 2" éd., t. III, p. 224. — 5. Variétés bordeloises, t. I, p. 192; nouv. éd., t. I, p. i3o. — G. Drouyn, Société archéologique, t. III. p. 20.
LE PLAN DES ÉGLISES
(un contrefort de i"'^5 x i"'Ô2). Le cas du clocher-pignon de Rimons (fig. 162'" s) mérite d'être signalé : il était au-dessus de l'arc triomphal, à l'Ouest du chœur; quand on retourna l'église, Tare triomphal fut à 1 Est du chœur et sur ce nouvel arc triomphal on éleva un nouveau clocher-pignon : les deux clochers existent encore.
Lv sacristie et les fonts. — Les vieilles églises n'avaient pas de sacristie1 et certaines, comme Saint Germain-de Campet (fig. 160) ou Doulezon (fig. 62), n'en ont pas encore. L'église de Francs, bâtie avec luxe au début du x\ 11e siècle, ne fut dotée d'une sacristie que sous le
au fonds de la sacristie ancienne»'1. Divers documents associent les deux opérations: faire une sacristie et reculer l'autel5. Lorsque la sacristie est derrière l'autel, celui-ci peut être adossé à une cloison, plus ou moins élevée: Magrigne, Sainte-Présentine, Bossugan11.
Quelques sacristies sont datées: Fours, 1772; Bauzan, 1700; Foncaude, 17/48: Castillon, 17^2; Courpiac, 1722; Saint Quentin-de-Baron (détruite depuis peu), 1666. Cellede Saint-Vincentde Pertignas fut transportée du Nord à l'Est en 17287 et la belle sacristie de Monbadon accuse à peu près la même époque.
La sacristie de Vertheuil était au Nord, au dessous des archives*. Montagne (fig. 84) a un réduit pratiqué dans la paroi Nord du chœur. Le trésor d'Lzcste est au premier étage du clocher. Il faut arriver jusqu'au xvme siècle pour trouver, à Barsac (fig. 21), les annexes d'une église rurale largement installées, avec sacristie, salle de conseil, chapelle pour les fonts, etc. Encore cette dernière chapelle a t elle été, à Barsac, faite après coup. A Daignac, la fabrique traita pour la construction de la chapelle des fonts en i7oq<J et à Saint-Genès de-Queuil on travaillait à cette annexe en 1772 io.
Les porches et les avant-nefs. — Les avant-nefs sont presque inconnues dans la Gironde: toutefois, le rez-de-chaussée du clocher s'ouvre à l'Ouest de la nef dans l'église collégiale de
1. Pigancau, Société archéologii/ne, t. III, p. 6a. Cfr. Caumont, liulletin monumental, t. VIII, p. 46a. — 2. Concession d'indulgence publiée par Dcnillc, La Désolation des églises en France, l. I, p. 20-. On a pensé qu'une sacristie de Saint-Loubès pouvait remonter au \ui* siècle (Compte-rendu de la Commission des Monuments liistori</ues, 18 Vi, p- 0); le renseignement doit être inexact : voir ce (pie M. de Cornet dit, dans sa Monographie de Sainl-Loub'es, p. 20, de la sacristie réservée au fond de l'abside et, après la page 18 du même volume, la vue de l'église par Drouyn. — 3. G 3iio. — 4. E suppl. 3yo5. — 5. Parsac, 1687. Ordonnance archiépiscopale (O O'io); la sacristie n'était pas encore élevée en 1701 (Ibidem). Targon, iG38-i(>4i (E suppl. 35y<)). — G. M. de Castelnau a noté cette disposition à Saint-Martin-de-Mazorat, où elle subsiste, et à Doulezon, où la cloison a été renversée (Notes, t. Il, p. 137 et p. 339). — 7. E suppl. 565g. — 8. Procès-verbal de visite (Série II, non coté). — g. G 3io3. — 10. G 3io8.
Fig. i83'"'. — goi Ai.\nn.
second Empire. L'une des sacristies le plus anciennement signalées dans nos pays es t celle que les Carmes de Langon édifièrent peu avant i44o2. Le fond de l'abside, derrière le maître autel, servait fréquemment de sacristie : en 1773, on avança l'autel de Semens, « ménageant par ce moyen une sacristie au dérière, dont cette église manquoit » 3, et inversement on construisit une sacristie à Saint-Trélody, en 1772, « dans le projet de pousser l'autel