Il giorno pianger che si muore
2. Le plan le plus rapproche du spectateur rappelle encore les habitudes de Léonard. Il faut signaler aussi, entre les premiers plans qui se détachent en vigueur et les lointains d'un ton plus doux, une sorte de lacune qu’on ne peut attribuer qu’à l'atténuation des transitions primitives.
templer, à la tombée du jour, cette grande étendue ! 11 y a là comme les horizons d’une vie nouvelle, horizons infinis où la terre n’est pas sans une ombre de tristesse, mais d’où les regrets sont exclus. C’est que le groupe divin s’est posé, comme une bénédiction, au milieu de cette campagne ravie, et que, sous le regard de la Madone, « la nature, dégradée par le péché, a été réintégrée dans la dignité de sa première institution *. » La terre, le ciel et l’onde semblent refléter l’image du Créateur. Mais cette image, l’esprit la cherche surtout dans les yeux de la Vierge. Aussi, en nous voyant presque indifférents aux splendeurs qui l’entourent, la Mère du Verbe nous pourrait dire, comme Béatrix à Dante : « Pourquoi mon visage te passionne-t-il tant, que tu ne te tournes pas vers le beau jardin qui fleurit sous les rayons du Christ* ?...»
Ce tableau 3 4 laisse une pénétrante impression de bonheur, de poésie, de calme, de fraîcheur et de recueillement. Baldinucci* nous apprend que, de son temps, il se trouvait encore à Florence chez les descendants de Taddeo Taddei, et que les héritiers du