‹ Les vierges de RaphaëlChapitre 98 sur 226 · Passavant, 1. 1. p. 91, et t. Il, p · texte numérisé non relu

Passavant, 1. 1. p. 91, et t. Il, p

peints vers cette époque témoignent d’une manière identique et répudient toute parenté avec la Sainte Famille de la galerie de l’Ermitage. Mariette, il est vrai, dans les notices qui accompagnent le Cabinet Crozat, pense que ce tableau est contemporain de la Dispute du Saint-Sacrement ; mais cette hypothèse n’est pas plus soutenable que la précédente. A quelque époque de la vie de Raphaël qu’on veuille se reporter, on ne trouve rien qui puisse autoriser l’attribution donnée à ce tableau.

Ce n’est pas d’ailleurs la seule erreur de ce genre qu’ait commise Mariette, et, sans sortir du Cabinet Crozat, il est facile d’en relever d’autres tout aussi palpables. Je ne veux pas mettre en cause le S* Jean -Baptiste qu’on vient de replacer au musée du Louvre et qui, s’il laisse prise encore à la discussion, donne au moins des preuves de sa grande origine. Mais quand on songe que le nom de Raphaël a pu être mis, dans la galerie même de l’Ermitage, au bas de la Judith justement restituée à Moretto de Brescia; quand on voit que le nom de Raphaël était écrit également, sans aucune restriction, au bas d’une Sainte Famille 1 2 dans laquelle on ne reconnaît plus que l’esprit dégénéré de l’école ; quand on se rappelle qu’on n’a pas craint de donner la plus grande des attributions à un S1 Jean Évangéliste1 où il

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