‹ Les vierges follesChapitre 10 sur 14 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Leîecteur trouvera peut-être insuffisants les moyens proposés pour combattre la prostitution. C'est aussi notre avis. Tons les fléaux tiennent dans la société à un ensemble de causes qui se rattachent les unes aux autres par des liens indissolubles. Les attaquer isolément, c'est se condamner d'avance à une défaite.

Il faut donc reprendre la question de plus haut.

Nous ne devons point légèrement parler de l'état social dans lequel nous vivons, puisque cet ordre de choses a été, en grande partie, fondé par la Révolution française. Qui de nous serait insensible à la Uberté pohtique et à l'égalité des hommes devant la loi? Qui pourrait méconnaître que la famille et la propriété n'aient été sérieusement constituées par les législateurs du xvni« siècle? Comment donc se fait-il qu'il y ait encore des pauvres et des prostituées? C'est que la richesse et la pauvreté, la vertu et le vice tiennent à des conditions sociales que les assemblées politi-

ques les plus sages, comme la Constituante, peuvent très-légèrement modiiier ; que les assemblées les plus terribles, comme la Convention, ne peuvent absolument pas détruire.

A part quelques exceptions, la cause de la prostitution est la misère. Nous avons, pour confirmer notre manière de voir, le témoignage de tous les moralistes, de tous les économistes et des fonctionnaires eux-mêmes du gouvernement.

Quels sont maintenant les moyens de supprimer la misère ?

Il en est qui se présentent naturellement à l'esprit des masses souffrantes, mais qui ne sont pour cela ni meilleurs ni plus applicables, et que nous devons écarter une fois pour toutes. Nous ne demanderons point, par exemple, que l'Etat fasse une pension aux pauvres, ouvrières sur la cassette des riches. D'abord tous les trésors du pays n'y suffiraient point, et ensuite ce serait une injustice.

La fortune publique consiste surtout ' en crédit, en valeurs inqjalpables, insaisissables. Elle s'évanouirait sous la main qui voudrait la coniisquer. Ce serait d'ailleurs calomnier les classes ouvrières que de leur prêter des intentions qu'elles n'ont pas. Elles savent très-bien, en général, que la richesse de la France n'est point à partager : elle est à créer.

Proclamons-le bien haut, pour rassurer les timides et pour décourager, s'il y a lieu, quelques opinions irréfléchies : on ne détruit pas la société. Cet en-

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semble de conquêtes séculaires, de iravaux antérieurs et accumulés, de principes ayant acquis dans les esprits l'autorité de la certitude , de faits positifs , confirmés par la raison ; ce faisceau d'inventions utiles, ces découvertes des sciences, ces chefsd'œuvre des beaux-arts, cette série de merveilles réalisées par l'industrie, le commerce et la navigation , tout cela défie les surprises de la force , les vaines attaques des utopistes. Détruire la société! autant vaudrait que quelqu'un rêvât d'éteindre les soleils qui roulent au-dessus de nos têtes ; autant vaudrait qu'on tentât un beau jour de dessécher les mers.

Et pourtant il y a parmi nous des pauvres et des prostituées !

A la misère, source de toutes les dégradations, il n'y a qu'un remède, un seul, le travail.

Oui, il n'y a qu'un remède, parce qu'il n'y a qu'un moyen d'accroître la fortune publique.

Toutefois, pour que ce moyen produisît tout ce qu'on est en droit de lui demander, pour que le travail mît réellement l'ouvrière a l'aJjri du besoin, il faudrait qu'il fût stable, et il est incertain; il faudrait qu'il fût fructueux, et le salaire qu'il fournit est insufiisant; il faudrait qu'il fût libre, et une foule d'intermédiaires prélèvent trop souvent sur lui la part du lion.

A (|ui s'en prendre d'un i)arcil état de choses? Estce au gouvernement?

Le gouvernement peut quel([ue chose pour les inté-

rets matériels de la classe la plus nombreuse : il ne peut pas tout. Il lui est permis d'établir des lois pour limiter les heures du travail, de déterminer les conditions d'âge selon lesquelles les enfants des deux sexes entreront dans les fabriques et les ateliers, de répandre sur tous, hommes et femmes, l'instruction primaire, de fonder des institutions de crédit, d'épargne et de secours, d'alléger les charges et les impôts de consommation qui pèsent sur le pauvre ainsi que sur le riche; au delà commence le doute sur ses attributions. Ce qu'il ne peut certainement pas faire, c'est mettre la main sur la fortune pubhque, accaparer les industries et les usines, dépouiller les uns pour enrichir les autres. Tout cela lui est interdit par la force même des choses et par la raison : il se briserait contre l'inébranlable résistance de la société dont il essayerait de violer les droits.

Nous ne sommes pas de ceux qui séparent les questions politiques des questions sociales : nous les croyons indissolublement hées les unes aux autres. Tout progrès dans la forme du gouvernement amène avec le temps pour le pays un accroissement de bienêtre. Toute institution utile votée par une Assemblée délibérante retentit sur l'ensemble des relations entre le capital et le travail. Il faut seulement bien détinir les rôles et savoir au juste ce qu'une nation peut attendre de ceux qui la dirigent.

L'État, selon nous, ne doit le bien-être à personne ; il doit à tous les moyens de le conquérir. Ces moyens

sont la liberté de la presse, la liberté de discussion, la liberté de réunion et d'association, en un mot toutes les libertés vitales.

S'il y en a vraiment qui rêvent d'anéantir le privilège de la fortune par des voies de spoliation et de contrainte, ils ne tarderont pas à reconnaître leur erreur. De telles doctrines seront repoussées par le bon sens public, d'abord comme nuisibles aux intérêts de la classe la plus nombreuse, et ensuite comme impossibles à réaliser. Quant à ceux qui voudraient déplacer le monopole du travail, de manière à le transporter de quelques-uns à la société , comme le demandent les communistes, ils ne feraient que substituer à ce qui existe une tyrannie mille fois plus dure et plus intolérable.

Le vœu de la civilisation est au contraire que chacun soit le maître et le propriétaire de ses œuvres.

Ouvriers et ouvrières, cette parole est dure, c*est celle d'un ami : ne comptez que sur vous-mêmes, sur la science, le temps et la liberté pour améliorer votre sort.

Est-ce à dire qu'il faille négliger les questions sociales ? Tel n'est certes pas notre avis. Seulement, il faut les prendre par le côté raisonnable et pratique.

Longtemps , les écrivains politiques se sont trèspeu préoccupés des intérêts matériels , mais aujourd'hui ce silence s'est trouvé vaincu par la force des choses : il a fallu parler de la misère et du travail ; les journaux mêmes qui affectaient pour les souffrances

de la classe laborieuse un mépris orgueilleux, ont été obligés de descendre dans l'arène d'une discussion où toute la presse les entraînait fatalement. On a beaucoup parlé dans ces derniers temps des ouvriers, mais, par oubli sans doute, on a fort peu parlé jusqu'ici des ouvrières. Si bizarre que soit cette omission, on la comprendra aisément. Rien de très-surprenant au fond à ce que nos publicistes, tout en réclamant à si baute voix les droits de l'homme, aient presque toujours négligé les droits de la femme. Il devait en être ainsi. Gomme les changements ont presque tous procédé chez nous par la force, il nous semble naturel que le sexe le plus faible et le plus digne d'intérêt soit le dernier en faveur duquel on ait réclamé.

D'un autre côté, les gouvernements qui se sont succédé en France depuis près d'un demi-siècle OHt écarté de leur mieux des discussions qu'ils croyaient dangereuses. On en est pourtant à se demander si ce n'est pas eux qui sont en partie responsables du caractère de gravité qu'ont revêtu chez nous les questions sociales. On ne détruit pas des griefs en refusant de les examiner. Les réclamations, quand elles sont justes, ne peuvent être éteintes que par une réforme des abus. Cette réforme est calme ou violente : calme si les hommes d'État comprennent les besoins de leur temps ; violente s'ils néghgent de les étudier et de prêter leur concours aux améliorations pacifiques (IJ.

(Il Depuiï^ que (•(■lie plirase a été écrile, la France a l'ail deux révolutions.

Accroître les profits du travailleur, soit à l'aide de l'association ou par tout autre moyen, tel est le grand problème de la science moderne. Ce problème est délicat et compliqué ; car il y a des droits acquis à respecter, des intérêts différents à concilier dans un sentiment de justice, mille difficultés à vaincre. Beaucoup de systèmes se sont produits dans ces derniers temps ; mais la meilleure preuve que ces divers systèmes n'étaient point entièrement conformes à la vérité, c'est qu'aucun d'eux n'a obtenu l'assentiment de la classe ouvrière. Il ne faut ni s'en étonner, ni s'en affliger : l'astrologie et l'alchimie étaient des rêves creux, des conjectures d'esprits chimériques ; elles n'en ont pas moins contribué à fonder deux sciences exactes, l'astronomie et la chimie.

La science sociale n'arrivera de même à se constituer qu'en mettant le pied sur un terrain positif, en s'appuyant sur les faits, sur la méthode expérimentale, sur la raison et la pratique. Toute notre ambition a été de lui apporter dans ce livre des éléments par le récit des souffrances et des dégradations de la femme dans tous les pays civilisés. N'associons pas l'État à nos recherches, à nos études, à nos espérances ; ce n'est pas son rôle d'intervenir entre des intérêts qu'il doit tous également protéger ; demandons-lui seulement de ne point mettre un obstacle aux justes revendications du travail.

Je trouve qu'on ferait bien de suivre vis-à-vis des

phénomènes sociaux la même marche que suit une science nouvelle, la météorologie, vis-à-vis des phénomènes de la nature. La loi des pluies, des vents, des orages n'est point encore trouvée : cela n'empêche point les différents observatoires de l'Europe de recueillir une masse de faits, d'expériences et d'enregistrer le témoignage journalier des instruments, dans l'espoir que la cause sortira un jour de la comparaison des effets.

Supposons le travail mieux rétribué grâce à des combinaisons nouvelles, mieux organisé, appartenant davantage à celui ou à celle qui produit, serait-ce tout? Non vraiment. Il faudrait y ajouter, surtout chez la femme, ces habitudes d'économie, d'épargne et de prévoyance qui ne peuvent être que le fruit de l'éducation. L'ignorance et la misère sont, qui le croirait? deux sœurs prodigues. Moins une jeune fille est élevée dans les soins du ménage et les bons principes de la famille, plus elle dissipe souvent en folles dépenses le peu qu'elle a gagné. Il faut être capable d'acquérir pour savoir conserver.

Souvenons-nous toutefois que les progrès sociaux tendant à assurer l'affranchissement définitif d'une classe d'hommes ou de femmes ne sont point l'œuvre d'une seule vie, toujours éphémère et bornée, mais bien le travail incessant, mutuel, successif, de deux et souvent de trois générations unies dans le même but, y tendant sans relâche, et finissant par le réaliser à grand'peine dans l'avenir. Tout individu qui, im-

patient de jouir, dévore les fruits de son travail à mesure qu'il les voit naître, ressemble à celui qui faucherait sa moisson en herbe ou qui dépouillerait ses arbres avant la maturité. Le travail est une semence de liberté qui a besoin de temps et de soins assidus pour venir à terme. C'est par cette patience que le tiers-état a conquis ses droits dans le gouvernement; c'est encore par elle que le prolétaire, mâle et femelle, arrivera un jour à s'affranchir de la féodalité du besoin. Sans doute cette loi de sacrifice et de dévouement répugne à certaines natures avides, imprévoyantes, égoïstes, qui n'ont d'appétit qu'aux jouissances immédiates ; mais ce n'en est pas moins la loi nécessaire de tout progrès et de toute délivrance. Notre devoir est de nous y soumettre avec amour; la société n'est en effet qu'une communion perpétuelle et toujours renouvelée des êtres existants avec ceux qui existeront un jour, de manière à leur préparer par le travail déjà accompli les éléments d'un travail plus grand et en conséquence d'une conquête plus parfaite. Cette succession d'efforts personnels est nécessaire pour améliorer la condition du plus grand nombre. La misère et la prostitution tiennent à des combinaisons de faits que l'ordre politique ne peut directement atteindre. Il y faut le concours de tous; il y faut surtout le développement de l'esprit par l'instruction. Le progrès industriel n'y peut rien. Vous auriez beau tordre et tourmenter la matière, vous n'en extrairez jamais une parcelle de droit.

Aucune société ne peut vivre sans un ensemble de lois morales fixant les limites du mien et du tien, du bien et du mal, du juste et de l'injuste. Ce serait une grossière erreur de croire qu'on puisse changer ces lois; elles échappent aux arguments de tous les sophistes, à la volonté de tous les législateurs, à toutes les perturbations sociales, parce qu'elles résident dans la conscience humaine. Il n'est au pouvoir de personne de faire que la vertu soit un mot, que la prostitution soit honorée, que le mal soit le bien, que la nuit soit le jour.

Vous réussirez peut-être à délivrer un peuple de la servitude politique; vous ne délivrerez jamais l'homme ni la femme de la responsabiUté de ses actes. Ce ne serait d'ailleurs point une délivrance : ce serait la négation de son libre arbitre et de sa dignité.

En fondant le mariage civil, la Révolution française a voulu mettre la mère de famille sous la protection immédiate de la société.

Il n'y a au monde que ces deux choses capables de gouverner les êtres intelligents, la force ou le droit. Or, le mariage constitue pour la femme un droit fondé sur le devoir, ce qui la sauve de l'empire brutal de la force et de l'esclavage de la débauche ; son affranchissement consiste dans l'inviolabihté du domicile, dans les garanties données à la famille, dans la dignité de mère.

Chez les Latins le même mot, Uhci\ signifiait à la fois, livre, enfant et libre. La liberté pour l'homme,

c'est le livre ; la liberté pour la femme, c'est l'enfant.

Point d'indépendance véritable pour la femme hors du mariage, de la famille, du toit conjugal; s'en écarter, ce serait de sa part abandonner tous les progrès accomplis depuis l'origine du monde et recommencer l'esclavage. On frémirait pour le sort de la plus faible moitié du genre humain devant certaines doctrines dégradantes qui fermentent au fond de quelques cerveaux malsains, si l'on n'était rassuré par cette réflexion, qu'il n'est point au pouvoir des esprits chimériques de réaliser le néant. L'abohtion du mariage et de la famille serait pour la femme le commencement d'une ère rétrograde qui la ramènerait à une servitude abjecte et à une incalculable misère. Elle redeviendrait ce qu'elle fut avant la société, ce qu'est encore la femelle du sauvage au fond des solitudes inhabitables.

En dehors de la loi morale, il n'y a plus pour la femme qu'ilotisme et déshonneur : au lieu de supprimer un maître, elle le multiplie; au lieu de parvenir à la liberté par le brisement du Uen conjugal, elle s'enfonce, loin de tous devoirs et par conséquent de tous droits, dans le plus sombre et le plus profond de tous les esclavages. Lafemme, dans son propre intérêt, doit donc tout faire pour affermir l'union légitime des sexes, la famille et toutes ces sages institutions que les législateurs de la Révolution française croyaient avoir assises sur des bases inébranlables. Au lieu de nourrir dans sa tète des idées de guerre et de rébellion

qui ne peuvent manquer de lui être fatales, puisqu'elle a contre elle , clans cette lutte, la force physique des hommes, il faut, au contraire, qu'elle se relève par la culture de l'esprit et par la dignité de sa conduite. La vraie domination de la femme consiste dans sa beauté, dans sa toute-puissante faiblesse, dans son amour. L'influence qu'elle exerce est toute morale et existe d'autant mieux qu'elle a plus soin de la cacher : elle nous domine en paraissant obéir. C'est lorsqu'elle se fait la sœur de charité de nos maux, l'ange gardien de notre vie, que la femme nous gagne peu à peu et malgré nous à ses idées. Sa force est dans la pureté de son dévouement, dans l'éclat de ses vertus domestiques.

Nul esprit sensé ne blâmera les femmes de réclamer certains droits dont elles sont privées, de vouloir exercer dans la société une influence dont elles sont dignes, d'aborder les hautes études, d'ouvrir à leur profit des carrières envahies jusqu'à présent par les hommes, ni même de se prononcer avec les nations protestantes contre l'indissolubihté du lien conjugal: tout ce que nous leur demandons dans leur propre intérêt, c'est de ne point séparer les droits de la pratique des devoirs. On ne conquiert point l'opinion pubhque par des invectives ni des déclamations ; on la gagne par l'exemple du bien et le sentiment de la justice. La liberté ne s'impose point: elle se mérite.

Malgré quelques exceptions malheureuses, l'inté-

rieur est le rempart derrière lequel s'abrite la moitié la plus faible du genre humain. Une femme mariée de plus est en général une prostituée de moins.

Ce qui retient maintenant les jeunes gens et les jeunes filles de prendre un parti, comme on dit vulgairement, c'est leur peu de fortune, leur état précaire et mal défini, la peur du lendemain, la triste perspective d'avoir à nourrir de nombreux enfants. Un gain honnête, assuré, productif, quelques garanties d'avenir acquises à la famille, abaisseraient bien des obstacles et sauveraient plus d'une ouvrière des tentations auxquelles l'expose le célibat.

Rendre le mariage plus accessible qu'il ne l'est aujourd'hui serait introduire dans nos institutions un élément de stabilité, de paix et de tranquillité publique. L'homme qui trouve son intérieur ordonné à sa guise, qui est heureux dans ses affections et dans sa famille, se figure volontiers que l'État, cette autre grande maison, se comporte de même. Combien d'esprits inquiets, tumultueux, dont l'agitation tient presque uniquement à la sohtude du cœur, et que l'on aurait calmés en leur faisant épouser la société dans une femme !

Nous espérons qu'on ne se trompera point sur l'intention qui a dicté ce livre.

L'auteur tenait à démontrer par les faits qu'en dehors des lois morales il n'y a pour la femme ni liberté, ni bien-être, ni espoir raisonnable d'améliorer son sort. Il n'a point demandé à je ne sais

quelles théories nuageuses de palingénésie biblique, mais à de très simples doctrines d'économie sociale, les movens de perfectionner ce qui est; il n'a point prétendu transformer la femme en un homme, ce qui serait fâcheux pour elle, ni en une sorte d'être hermaphrodite, ce qui serait impossible ; il a voulu uniquement lui indiquer les progrès qu'il croit réalisables, et l'engager de toutes ses forces à les accomplir.

Toutes les conquêtes du droit ne s'obtiennent dans le monde que par travail continu de l'esprit; il ne faut point s'en affliger : c'est la loi de l'humanité. Associons-nous donc à la recherche du vrai, et n'oubhons pas que la femme doit avoir sa part dans cette œuvre.

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