Lettre à M. F. du Breil de Marzan, 9 août 1S
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Mais Le momie lil peur à ce jeune ascète : au lendemain de ces adieux dont sou .une a\ ai I Souffert, il se rendil quelques temps à Ploermel, chez les Frères «le l'Instruction Chrétienne, el dans cette solitude, il se mit à aimer plus que jamais les souvenirs de sa vie passée à la Chênaie : il ne s'avoua plus que la aussi il avait souffert, il se
souvint seulement dr> amis rencontrés, du calme apparent dont il avait joui : il devint le jouet docile de ce mirage qui souvent ici-bas nous l'ail
revoir le passé avec des yeux complaisants et nous
laisse croire que tout lui heureux et cher des jours d'autrefois : il ne cherchait pas, dans ses mélancolies rêveuses, un moyen d'éluder ses pensée 9, mais bien au contraire de les idéaliser. Il ne fuit
pas le souvenir de >es regrets, de ses aspirations, de ses déceptions : il y revient, au contraire, avec nue tendresse persistante : il aime tous ses souvenirs qui le hantent le soir, par milliers el réapparaissent « comme les oiseaux qui à la même heure accourent enfouie au rendez-vous qu'ils se sont donnés sur un grand peuplier où ils ramagent confusément jusqu'à ce que la unit les endorme1 ».
En décembre 1833, les amicales instances de M. 11. de la Morvonnais. un des hôtes du cénacle, l'attirèrent au Val de l'Àf guenon, ravissant séjour