Voir : Journal^ 2 octobre
au bord de la mer el que Maurice connaissait déjà pour \ avoir vécu quelques instants au mois d'août.
11 demeura près de deuu mois chez bob ami, el les heures passées dans cette maison douce el familiale comptèrent peut-être parmi tes plus heureuses de sa vie. Il parcourait avec un enchantement recueilli ces grèves de Bretagne e1 leur demandait de l'inspirer comme elles avaient inspiré déjà 1*' génie naissantde Chateaubriand.
Une amitié respectueuse, presque tendre, l'unissait ;i Mme de la Morvonnais, et la joie d'une vie journalière écoulée auprès de cette jeune femme de cœur, d'intelligence et de charme bien rares lit pâlir définitivement pour lui le souvenir déjà lointain de (••■ttii Louise, qui la première avait troublé son cœur. Ses jours, comme il l'écrit, restaient animés intérieurement.
Il dut songer au départ; le 24 janvier il s'en allait à Gaen, errait à travers la ville, et le 1 février il arrivait à Paris. « J'entre dans le monde avec une secrète terreur, disait-il, la veille de son départ '. »
Pendant les dix-huit mois que Maurice deGuérin avait passés en Bretagne, il avait vécu d'une existence toute de travail, de silence, de recueillement et d'amitié ; mais cette vie poétique et chré-j