I. GaîlUume Budë, Institution du Prince
suivi de sa bande parée de ses couleurs, & là, jouter aux armes courtoises d'une merveilleuse façon ! Puis, le tournoi fini, faire bondir son cheval aux sons de la retraite ^ Pour Budé qui, dès son jeune âge, & malgré ses goûts studieux, porta toujours aux chevaux une vive affection, il ne pouvait se lasser d'admirer comme ce beau cavalier se tenait fermement, si bien qu'on eût dit que ses cuisses étaient collées à la selle \ Que de fois, au milieu de la bande désarmée, à cheval, à Tentour des toiles par -dessus lesquelles on pouvait regarder sans danger, le bon seigneur d'Yères & de Villeneuve-Saint-George put-il voir le roi attendre le sanglier & le tuer de son épée *! Que de fois le vit-il, passant comme la foudre, poursuivre le beau cerf, dans une course folle, à travers forêts, taillis, précipices & buissons, mettant seulement le bras au-devant du visage & des yeux pour se garder des branches ^ ! Sa stature était imposante, véritablement héroïque