‹ Les vieux conteurs FrançaisChapitre 106 sur 118 · GARÇONS · texte numérisé non relu

GARÇONS

Sus, époux desséché au rais d'une beaulé, Vengez-vous de l'Amour et de sa cruauté; Triomphez, Liienheurcux, jouissez de votre aise. Et éteignez l'ardeur de l'amoureuse braise. Je vois un camp ouvert, où mille Cupidons, Pour trophée, ont pendu leur arc et leurs brandons, S'efforçant de livrer, dans celte molle couche, Pour leur dernière main une chaude escarmouche. Alarme ! à l'arme ! à l'arme ! on assaut, on défend. Et, sous ce vif combat, tout se rompt, tout se fend. Le loyer' étendu, de frayeur, se retire. Et le châlit gémit sous un si doux martyre. Alarme ! à l'arme ! j'oi les rideaux tressaillir, Et semble que dessous tout se doive faillir. Sans qu'on voie pour qui victoire est amenée : O Hymen ! doux Hymen ! Hymen ! ô Hyménée !

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