‹ Les vieux péchés; comédie-vaudeville en un acteChapitre 10 sur 403 · GIRARD, LA MARQUISE · texte numérisé non relu

GIRARD, LA MARQUISE

LA MARQLISE.

Achevé?,, je vous prie.

GIRARD , trouble.

Ce malheureux qui est venu m'inlerromprc. . . j«i ne sais

plus du tout . . .

LA 3IARQUISE.

Vous en étiez à l'exemple d'un homme célèbre. . .

GIRARD, hésitant.

Ah !.. oui... cet homme célèbre, dont les succès. .. ( à part. ) Elle va se mettre dans une colère I...

LA MARQUISE

Eh bien ?

GIRARD

Oui. . . dont les succès me donnèrent l'idée.. .-la malheureuse idée. . . de. . . (se lei>ant tout- à- coup!) C'est impossible ! jamais je ne pourrai vous faire un pareil aveu.

LA MARQUISE , SB /cf^ant aussi.

Comment ?

GIRARD , passant à gauche.

J'ai trop présumé de mes forces... ce serait perdre votre estime... celle de tout ce qui m'entoure.

LA MARQUISE , effrafcc.

Ah I mon Dieu ! c'est donc quelque chose d'épouvantable?

GIRARD

D'horrible !

LA MARQUISE

Des écarts de jeunesse ?

GIRARD

Mieux que ça,

LA MARQUISE

Quelques faux pas .''

GIRARD

Dans le nombre, c'est possible... mais ça ne serait rien.

LA MARQUISE

0 ciel I expliquez- vous , monsieur... je le veux , je l'exige.

GIRARD , hors de lui.

Non, madame, ne m'interrogez pas... Qu'il vous sufflse de savoir que je suis un infortuné... un malheureux paria.

LA MARQUISE

Un paria I

GIRARD

Ou peu s'en faut, (à part.) 0 fatal Vcslrisl... où les jambefe m'ont-ellcs entraîné !

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