GIRARD, LA MARQUISE
LA MARQLISE.
Achevé?,, je vous prie.
GIRARD , trouble.
Ce malheureux qui est venu m'inlerromprc. . . j«i ne sais
plus du tout . . .
LA 3IARQUISE.
Vous en étiez à l'exemple d'un homme célèbre. . .
GIRARD, hésitant.
Ah !.. oui... cet homme célèbre, dont les succès. .. ( à part. ) Elle va se mettre dans une colère I...
LA MARQUISE
Eh bien ?
GIRARD
Oui. . . dont les succès me donnèrent l'idée.. .-la malheureuse idée. . . de. . . (se lei>ant tout- à- coup!) C'est impossible ! jamais je ne pourrai vous faire un pareil aveu.
LA MARQUISE , SB /cf^ant aussi.
Comment ?
GIRARD , passant à gauche.
J'ai trop présumé de mes forces... ce serait perdre votre estime... celle de tout ce qui m'entoure.
LA MARQUISE , effrafcc.
Ah I mon Dieu ! c'est donc quelque chose d'épouvantable?
GIRARD
D'horrible !
LA MARQUISE
Des écarts de jeunesse ?
GIRARD
Mieux que ça,
LA MARQUISE
Quelques faux pas .''
GIRARD
Dans le nombre, c'est possible... mais ça ne serait rien.
LA MARQUISE
0 ciel I expliquez- vous , monsieur... je le veux , je l'exige.
GIRARD , hors de lui.
Non, madame, ne m'interrogez pas... Qu'il vous sufflse de savoir que je suis un infortuné... un malheureux paria.
LA MARQUISE
Un paria I
GIRARD
Ou peu s'en faut, (à part.) 0 fatal Vcslrisl... où les jambefe m'ont-ellcs entraîné !