DE I. A V U U K. -K
(\ l'eut inuuer à tout.
^ (]hi pour des cliens, des .souscripti:nrRV~:>jr; jjfn^îy ,]m|
i' pDiir les vaincus, pour lus vaiuqucurs, r -
*,'.i,i Pour les impôts ,
Four les (Iraiix , i'Aicz nous on danscl. . .
Princes , hois , Bourgeois , ■Si pour un clit)i\: , On veut des voix , • )ii (les cinplois , Un bien des lois , (Ju l)icu des croix , 'l'oujours on danse .' . . .
(Jui , le bal tu 1 rance
Est partout • •
IJir moyen de bon go&l . . .
La danse tn France Peut meiici' à tout.
El jivèim- j)onr faire un députe. . . on danse. Oii on dîne.
AUBRV.
C'est la vieille méthode, c'est usé ; et quand il faudra \endre ma charge , comment en anrai-je trois on <]uati'e cent mille francs?
DELPUINE.
En donnant un bal ? C'est comme cela qu'on présente son inventaire et le catalogue de ses cliens.
AUBRÏ.
: Justement , chère amie! Savex-vous bien que vojs entendez les aiïaires à merveille ; et si vous n'élie?: pas ma femme , ce qui m'tsi inliniment plus agréoble , )Q VOU.S niettrais à la tète de mon étude. . .
DELi'HiNE , souriant.
Elle n'en irait pas pins ui;il : Fille d'un avocat , Tiicce d'un juge , so^mm- A'un substitut , la chicane est pour moi une affaire di fanùllc ; j'ai appris à lire dans iiii Code civil, j'en sai!> par cœur tous les articles anisi bien que vous, ce qui n'est pas Wancoup iliro 1
AUBRY, se récriant.
Ah! ah!...
DELPHINE
Air : T'audeville de Turenne.
On me consulte, et même en votre absence Je vous remplace auprès de vos cliens ; Avec l'un d'eux j'eus une conférence Hier encor. . .
AUBRY
Oli ! oli! je le défends!
Vous m'enlèveriez mes cliens !
(Jaravec vous j'en puis répondre En conférence ils voudraient demeurer , Elles gaillards mêla feraient durer
Presqu'autant que celle de Londre.
DI-LPHINE. ■■:: ;
Comment, monsieur!. . . encore de la jalousie. . .
AUBRY. g
G est une plaisanterie, chère amie au palais ,
nous n'avons pas le temps d'être jaloux ! les matinées sont si courtes et les avocats sont si longs!. . • D'ailleurs, je sais parfaitement que je suis ta première, ta ^eule inclination ; et. . .
ni: ii-E.t.vn\^v. y l'interrompant.
C'est bien! c'est bien!... il n'est pas question de cela! Et vos courses .. . n'avez-vous rien oublié ? AUBRv , consultant son carnet.
Rien... que de dîner L... Ils étaient si pressés,rie tout ranger. . . .
DELPHINE , haussant les épaules.
11 s'agit bien de pareilles niaiseries !. . . vous dînerez demain.
AttERY.
Du tout, j'en appelle 1 quand je n'ai pas dîné, j'éprouve un vide d.TPS les idées. . .
DELPHINE
Et ma robe, monsieur?. . . ma robe , que madenipiselle Gérard n'a pas encore envoyée.. .
ACBR-i .
Je vais commencer par là . •; ■ '
hï. i.'avoui';. 7
DELPHINE
£t lés glaces I . . .
AUBRY
J'y passerai, ainsi que chez l'homme aux hanquelte?..,
DELPHINE , impatientée.
Elles ne sont pas arrivées?
AUBRY
Mon dieu non. . . il les avait louc'es pour un sermon de société au faubourg Saint-Germain! on s'y sera endormi, et il n'aura pas pu les reprendre.