CLARISSE, DELPHINE , AUBRY . VICTOR
Ail! mou Dieu! quel malheur!
Mon e'poux , oui, c'est, lui-mime.
C'est! ' femme, oui, c'est elle-même. j sa '
De crainte cl de frayeur
Comme je sens battre mon cœur .'
Pour} quel embarras , (Us redescendent.)
\ nous » , ' ^
Comment fuir ce pe'ril exirémo ?
Je n'en sais rien , lie'las!
Et n'ose plus faire un seul pas.
Non , non , je n'ose plus faire un seul p«s.
VICTOR d Aubry.
Quoi me tromper ainsi J CLARISSE d Delphine, Ah I Delphine! quelle aventure!
DELPHINE bas.
Mais j ignorais aussi Que nous recevions ton mari, ".2-''-'.
VICTOR d Aubry.
A mes regards surpris Tendre un piège !
AUBRY troublé.
Je n'ai , je jure, Rien tendu , mes amis j (iv pari). Kt c'est moi qui me trouve pris.
TODS.
Ah! mon Dieu ! ({uel malheur! etc. , etc.
DELPHINE bas d son mari.
Il faut les concilier. . c'est le seul moyen de sauver votre réputation . . •
ACBRT bas.
C'est que j'ai si peu l'habitude des conciliation*, t^
DELPHINE bas, N'importe. . . essayez. . ■ ,,J^
4fi LA FRMMK
nof iEnEii, Monsieur, v^^.Uf.êlçs dpnc ''avpuf j^^ciix parties ? / ■^ ' '
At'BRY passant entré sa femme et Clarisse, iti; Eh bien! oui, Monsieur; mais pour les rapprocher! car je ne suis pas un avoué cotnme up p^re.... je n'aime pas le bruit, le scandale?. . et avant de plaider j'épuise tous les moyens d'arranger ui^e affaire. . . c'est ici le premier acte de la procédure. . , « Les époux doi- » vent comparaître en personne. . . article 871. DELPHINE bas.
AVBfCï du côté de sa femme.
Est-ce l'article 877 ?. . . c'est juste. . {haut ) 877. . . ( aux époux) il fallait vous voir. . . vous parler. . . et j'ai pensé que dans un bal , cela serait beavicoup mieux que devant Monsieur le président , et si je parviens à vous réunir. . .
VICTOR s' éloignant du côté droit.
Nous réunir!. .
^■^^'^ CLARISSE s'éloignant du côté opposé.
}i Jamais ! . . .
APBRT.
'.';•.. Allons , allons , mes bons amis, un peu de calme !. .
de quoi s'agil-il , après tout?., de ces querelles comme on en voit tant!. . de ces torls que l'imagination s'exagère et qu'il semble (|u'on ne pardonnera jamais... (d sa femme) aidez-moi donc , chère amie, {à Clariise) Eh! mon Dieu!. . en ménage, il faut tout pardonner, il faut que chacun y apporte de l'indulgence, de la n'signation , et c'e.st surtout à l'hymen qu'on peut appliquer ces deux jnots si célèbres : union et oubli. pELpHi>E près de Victor.
Oui, Monsieur., union et oubli] ce doit être notre devise à tous.
(Ils parlent bas ensemble. ) AUBRY avec eniliousia.sme.
Y a-t-il rien de comparable à l'aspect de d^ux épp^x
parfaitement d'accord... legaidez-nous , ma femme t iDoi . . jamais le plus léger nuage!. . ( dpart, en les e gardant d,e loin) il me se!mble qu'îl lui parle bien
bas
rLABISSS.
Non , Monsieur. . . il est des procèdes qu'on ne peut pardonner. . .
AiJBRY Â Clarisse. Mais il n'a pas cessé de vous être fidèle. . .
CLARISSE
Lui ! . . .
ACSaY.
Oui, Madame. . . et même en ce moment, il n'a des
yeux que pour vous. . . (dfiart) Ah ! mou Dieu!. . . comme il regarde ma femme!. . .
DELPHINE bas d Victor.
Mou amitié sera .yp^jfe,i;écQmp<ïi)se. . .
VICTOR
Est-ce là ce que vous m'aviez promis?
AUBRY dpart.
Ileinl qu'est-ce qu'elle lui avait donc promis?.. (Aaa<) contemplez ce tableau . . . d'une confiance mutuelle. . • et spontanée image de la confifince qui doit. . .(rf part) il lui parle toujours. . . (haut) image. . . de la concorde qui di)it. . . {dpart) il lui parle toujours ! . .{se reprenant) Ah ! je ne sais plus ce que je dis! . . . DELPHINE bas.
Je vous eu prie, Victor. . .
AUBRY dpart.
Victor!... qu'est-ce que c'est que ça ?. .
DELPHINE bat.
Je le veux . .
AUBRY d part.
Je le veux. . . {s' approchant) oh! pour le coup , c'est trop fort , Madame ! . .
DELPHINE
Comment?., quoi?., qu'avez-vous?
38 LA VEUME
AOBBT.
Rien; mais c'est que. . , il me semble que je n'ai pas compris. . .
DELPHINE
Cela vous arrive quelquefois ; mais je parle à Monsieur, ainsi, vous n'avez pas besoin. . .
AUBBY.
Oui; mais alors, je comprends trop; j'ai cru entendre. . .
DELPHINE
Tout ce qui me passe par la tête. Je tâche de le calmer, . je lui dis ce que vous dites à sa femme.
ArBBY .
Pas tout-à-fait .. vous parliez de récompense, moi, je lui aurais tout bonnement présenté la note des frais. CLARISSE se rapprochant.
Qu'est-ce donc?
AUBRY
Ne faites pas attention. . . une affaire de ménage. . .
VICTOR se rapprochant aussi.
Mais il me semble. . .
ATJBRY.
Pardon , Monsieur ! je n'ai pas besoin d'avoué , je m'expliquerai bien tout seul., fd sa femme) et ]' exige que Madame. . .
DELPHINE
Taisez-vous donc ! devant deux étrangers ! . . .
ACBRY.
Ça m'est égal.
DELPHINE
Vous allez vous rendre ridicule. . .
AUBRY
C'est possible; mais vous aviez avec lui un ton familier. .
DELPHINE
Vous perdez la tête.
DE l'avocé. 39^
AUBUY s'échauffant.
An contraire !.. je veux la conserver intacte.
DELPHINE offensée.
Qu'osez-vous dire ! . .
Air : y4h\ (juel scandale \ (Saint-Denis).
(Quelle insolence! ..
De celle ofFense J'aurai vengeance !
VICTOR et CLAAISSE.
Y pensez-vous ?
. AtBRY.
Redoutez tout de mon courroux.
VICTOR et CLARISSE.
Calmez , calmez volri> courroux .' . .
DELPHINE d Aubry Quel caractère !.. Q
AtJBRY vivement. Tête le'gcre !
DELPHINE
Jaloux , colère !
AOBRV.
Toujours souffrir ! . .
• DELPHINE éclatant.
'" Kon , non, je n'y puis plus tenir!. .
Et je sens qu'il faut en finir! . .
AUBRY choqué.
Quoi ! pour vous plaire l'aut-il , ma chère, Nous se'parer?. .
DELPHINE involontairement.
Ah ! quel bonheur !
ATJBRY furieux.
Qu'osez-vous dire ?
DELPHINE de même.
Je le désire !
AUBRY de même. ^
yy puis souscrire.
AO I. AFBMMB
ÉTS SEMBLÉ.
TOUS DEUX
I )c tout niob cœur !