‹ Les vieux péchés; comédie-vaudeville en un acteChapitre 153 sur 403 · CLARISSE, DELPHINE , AUBRY . VICTOR · texte numérisé non relu

CLARISSE, DELPHINE , AUBRY . VICTOR

Ail! mou Dieu! quel malheur!

Mon e'poux , oui, c'est, lui-mime.

C'est! ' femme, oui, c'est elle-même. j sa '

De crainte cl de frayeur

Comme je sens battre mon cœur .'

Pour} quel embarras , (Us redescendent.)

\ nous » , ' ^

Comment fuir ce pe'ril exirémo ?

Je n'en sais rien , lie'las!

Et n'ose plus faire un seul pas.

Non , non , je n'ose plus faire un seul p«s.

VICTOR d Aubry.

Quoi me tromper ainsi J CLARISSE d Delphine, Ah I Delphine! quelle aventure!

DELPHINE bas.

Mais j ignorais aussi Que nous recevions ton mari, ".2-''-'.

VICTOR d Aubry.

A mes regards surpris Tendre un piège !

AUBRY troublé.

Je n'ai , je jure, Rien tendu , mes amis j (iv pari). Kt c'est moi qui me trouve pris.

TODS.

Ah! mon Dieu ! ({uel malheur! etc. , etc.

DELPHINE bas d son mari.

Il faut les concilier. . c'est le seul moyen de sauver votre réputation . . •

ACBRT bas.

C'est que j'ai si peu l'habitude des conciliation*, t^

DELPHINE bas, N'importe. . . essayez. . ■ ,,J^

4fi LA FRMMK

nof iEnEii, Monsieur, v^^.Uf.êlçs dpnc ''avpuf j^^ciix parties ? / ■^ ' '

At'BRY passant entré sa femme et Clarisse, iti; Eh bien! oui, Monsieur; mais pour les rapprocher! car je ne suis pas un avoué cotnme up p^re.... je n'aime pas le bruit, le scandale?. . et avant de plaider j'épuise tous les moyens d'arranger ui^e affaire. . . c'est ici le premier acte de la procédure. . , « Les époux doi- » vent comparaître en personne. . . article 871. DELPHINE bas.

AVBfCï du côté de sa femme.

Est-ce l'article 877 ?. . . c'est juste. . {haut ) 877. . . ( aux époux) il fallait vous voir. . . vous parler. . . et j'ai pensé que dans un bal , cela serait beavicoup mieux que devant Monsieur le président , et si je parviens à vous réunir. . .

VICTOR s' éloignant du côté droit.

Nous réunir!. .

^■^^'^ CLARISSE s'éloignant du côté opposé.

}i Jamais ! . . .

APBRT.

'.';•.. Allons , allons , mes bons amis, un peu de calme !. .

de quoi s'agil-il , après tout?., de ces querelles comme on en voit tant!. . de ces torls que l'imagination s'exagère et qu'il semble (|u'on ne pardonnera jamais... (d sa femme) aidez-moi donc , chère amie, {à Clariise) Eh! mon Dieu!. . en ménage, il faut tout pardonner, il faut que chacun y apporte de l'indulgence, de la n'signation , et c'e.st surtout à l'hymen qu'on peut appliquer ces deux jnots si célèbres : union et oubli. pELpHi>E près de Victor.

Oui, Monsieur., union et oubli] ce doit être notre devise à tous.

(Ils parlent bas ensemble. ) AUBRY avec eniliousia.sme.

Y a-t-il rien de comparable à l'aspect de d^ux épp^x

parfaitement d'accord... legaidez-nous , ma femme t iDoi . . jamais le plus léger nuage!. . ( dpart, en les e gardant d,e loin) il me se!mble qu'îl lui parle bien

bas

rLABISSS.

Non , Monsieur. . . il est des procèdes qu'on ne peut pardonner. . .

AiJBRY Â Clarisse. Mais il n'a pas cessé de vous être fidèle. . .

CLARISSE

Lui ! . . .

ACSaY.

Oui, Madame. . . et même en ce moment, il n'a des

yeux que pour vous. . . (dfiart) Ah ! mou Dieu!. . . comme il regarde ma femme!. . .

DELPHINE bas d Victor.

Mou amitié sera .yp^jfe,i;écQmp<ïi)se. . .

VICTOR

Est-ce là ce que vous m'aviez promis?

AUBRY dpart.

Ileinl qu'est-ce qu'elle lui avait donc promis?.. (Aaa<) contemplez ce tableau . . . d'une confiance mutuelle. . • et spontanée image de la confifince qui doit. . .(rf part) il lui parle toujours. . . (haut) image. . . de la concorde qui di)it. . . {dpart) il lui parle toujours ! . .{se reprenant) Ah ! je ne sais plus ce que je dis! . . . DELPHINE bas.

Je vous eu prie, Victor. . .

AUBRY dpart.

Victor!... qu'est-ce que c'est que ça ?. .

DELPHINE bat.

Je le veux . .

AUBRY d part.

Je le veux. . . {s' approchant) oh! pour le coup , c'est trop fort , Madame ! . .

DELPHINE

Comment?., quoi?., qu'avez-vous?

38 LA VEUME

AOBBT.

Rien; mais c'est que. . , il me semble que je n'ai pas compris. . .

DELPHINE

Cela vous arrive quelquefois ; mais je parle à Monsieur, ainsi, vous n'avez pas besoin. . .

AUBBY.

Oui; mais alors, je comprends trop; j'ai cru entendre. . .

DELPHINE

Tout ce qui me passe par la tête. Je tâche de le calmer, . je lui dis ce que vous dites à sa femme.

ArBBY .

Pas tout-à-fait .. vous parliez de récompense, moi, je lui aurais tout bonnement présenté la note des frais. CLARISSE se rapprochant.

Qu'est-ce donc?

AUBRY

Ne faites pas attention. . . une affaire de ménage. . .

VICTOR se rapprochant aussi.

Mais il me semble. . .

ATJBRY.

Pardon , Monsieur ! je n'ai pas besoin d'avoué , je m'expliquerai bien tout seul., fd sa femme) et ]' exige que Madame. . .

DELPHINE

Taisez-vous donc ! devant deux étrangers ! . . .

ACBRY.

Ça m'est égal.

DELPHINE

Vous allez vous rendre ridicule. . .

AUBRY

C'est possible; mais vous aviez avec lui un ton familier. .

DELPHINE

Vous perdez la tête.

DE l'avocé. 39^

AUBUY s'échauffant.

An contraire !.. je veux la conserver intacte.

DELPHINE offensée.

Qu'osez-vous dire ! . .

Air : y4h\ (juel scandale \ (Saint-Denis).

(Quelle insolence! ..

De celle ofFense J'aurai vengeance !

VICTOR et CLAAISSE.

Y pensez-vous ?

. AtBRY.

Redoutez tout de mon courroux.

VICTOR et CLARISSE.

Calmez , calmez volri> courroux .' . .

DELPHINE d Aubry Quel caractère !.. Q

AtJBRY vivement. Tête le'gcre !

DELPHINE

Jaloux , colère !

AOBRV.

Toujours souffrir ! . .

• DELPHINE éclatant.

'" Kon , non, je n'y puis plus tenir!. .

Et je sens qu'il faut en finir! . .

AUBRY choqué.

Quoi ! pour vous plaire l'aut-il , ma chère, Nous se'parer?. .

DELPHINE involontairement.

Ah ! quel bonheur !

ATJBRY furieux.

Qu'osez-vous dire ?

DELPHINE de même.

Je le désire !

AUBRY de même. ^

yy puis souscrire.

AO I. AFBMMB

ÉTS SEMBLÉ.

TOUS DEUX

I )c tout niob cœur !

Page 1