SCÈNE XïX
Les mêmes , DELPHINE , eri toilette de bal , le bouquet d la main , Domestiques.
* DELPHINE aux (iomestiq ues qui portent des plateaux. Faites donc passer de» glaces ! • • ( Apercevant Clarisse avec son châle ) Eh ! bien , qu'est-ce que je vois ?. Clalisse , tu veux nous quitter , quand nous Commençons à peine ?
CLARISSE embarassée.
Oui. . . je ne me sens pas bien.
DELPHINE
Allons donc ! la danse te remettra . . Je vais rlire à mon mari de t'engager.
CLARISSE étonnée.
Air: Qu'il est flatteur d'aimer celle Après cette scène cruelle , Quoi , tu parles à ton mari ?. . .
DELPHINE. >»'»»*»«*;»*«;»'
Pour cette petite querelle?
Je n'y pense plus . . . c'est fini .'
Seule j avais cause' l'orage ,
H s'en est excuse bien fort . . .
Car le graud secret du ménage
C'est de leur prouver qu'ils ont tort.
Mais le lien. . je t'ai laissé en tête à tête avec lui. - ( souriant ) Voyons ! que s'est-il passé? que t'a-t-il dit? CLARISSE avec ironie.
Ce qu'ils disent tous! qu'il n'est point coupable j qu'il me le prouvera.
DELPHINE
Il faut le croire, ma chère, et ne pas demander de preuves; c'est plus sûr.
* Clarisse , Delphine , d'Arboise,
DE l'avoué. Z|9
CLARISSE
Oli ! sans doute !. . cnr il me trompait encore.
nEi.PiiiNE.
Que dis-tu ?
d'arboise s' approchant.
Oui , ma chère dame ; nous avons de nouvelles pièces à ajouter au procès.
DELPHINE
Expliquez vous ?
d'arboise.
De tout mon cœur. Je voudrais seulement que notre avoue' fût prdsent.. Hé, parbleu ! le voici luimême, {courant d Atibry, qui traverse le fond ) Monsieur Aubry ! Monsieur Aubry !