‹ Les vieux péchés; comédie-vaudeville en un acteChapitre 179 sur 403 · LA MARQUISE, MARIE, LE COMTE · texte numérisé non relu

LA MARQUISE, MARIE, LE COMTE

LA MARQUISE

Ra?surez-vous, Monsieur le Comte.

MARin.

Oui, oui, vous rtcs à l'aliri de tout danger, vous f-tes près de nous... Mais quelle lalalilé !.. au niouient où je parlais de vous... où je conliais à lua uièie...

Est-il vrai! Ah! Madame, je .suis presque tenlé de bénir les dan^^ers que j'ai courus, puisque je leur dois un bonlieiir que je desirais depuis si long-temps. Vous eavex combien je l'aime, que mon bonheur ne dé] end (|um de vous seule ! LA MAr.QiisE, arec embarras.

Il me semble, Monsieur le Comte, que ce n'est pas trop le moment de traiter un pareil sujet... A peine écliappé à ce péril iiflViMix, lorsque m.i tille et moi eu somuus encore tout émues., lit |Hiis, vous le diiai-je... dans voire haute posili'm, honoré de l'amilié de Mo>siEi;n, IVèrc du Roi, de la protection de Madame, apjielé \)v.r voire naissance aux premières dignilés , je ne puis me flatter que votre lamille consente à une alliance...

le comte.

Détrompez-vous, Madame, mou père seul aurait pu s'opposer, mais oe que j'ai appris de vos intenlious, de votre lorlune, le décideront bien \ile; car pour moi. peu nj'imporle! l'amour de Marie est le seul bien que j'ambilionne... Qui ne serait fier d'ailleurs de vous aj)(>arlenir! vous, que l'e.slinie, !e respect juiblics environnent... S'il le fallait , je trouverais un appui dans la bonté de Madame , de ette aimable princesse qui n'est heureuse que ilii bonheur des autres... Vous verrez s'il est possible de la connaître sans l'aimer, sans lui dévouer sa vie.. . Vous dé^irie^ être admise auprès d'elle , je le sais... C'est moi qui me charge de ce soin, c'est moi qui veux vous conduire S Saiut-Cloud... lui présenter ma belle-mère , ma femme... [S'arrétant un peu covfus.) Du moins, si vuus daignez consentir...

MARIE, atlendrie , a/tant de Cun à r autre

Oui , oui, elle consentira... (Au Comte ) c'est la meilleure , la plus tendre des mères. [A sa mère.) Ah! maman! nous serons si heureux, et toi aussi. (Au Comte.) M. Henri, vous Tuiinertz bien, u'est-cc pas?

Li marquise, d part, les regardant tous deux , pendant qu'ils parlent bas d l'autre bout du théâtre.

O Dieux! un parti si brillant... ma fille cl moi-même prèa du trône... tant d'honneurs !.. manquer un si bel avenir!.. 5oo,ooo livres... où les trouver? Le Baron d'Aubray, mon frère... il en a plus du double. Mais il est loin de nous, et son avarice ne voudra jamais consentir... Ah! quel tournient! j'en ai la fièvre, et ce Sainte-Croix que j'auraii voulu consulter...

qui ii'csl p;is là... qui m'abandonne ! (Ecoulant avec Joie.) Ah! c'est sa voix.

Page 1