SCENE PREMIERE
LA MARQUISE en habits de cour, LE MARQUIS DE FEU- QUIÈRES, Dames et Seigneurs, puis MARIE et M"« DE MOINTALAIS.
Au lever du rideau, les Dames sont assises çà et là; les hommes vont et viennent en causant avec elles , appuyés sur le dos de leurs fauteuils. On voit passer successivement plusieurs Seigneurs et Dames qui se rendent dans les appartemens de Madame.
LE MARQUIS
Parbleu , ce fou de Molière a joué comme un ange!
SAINTE-CROIX , appuyé sur te fauteuil de la Marquise. Son Pourccaugnac?.. C'est une bouffonnerie assez plate!., et sans la musique de Lui!i...
LE MARQUIS
Madame Henriette y riait pourtant de tout son cœur. SAINTE-CROIX, se reprenant
Son Altesse a daigne' rire !.. Effectivement, c'est très-spirituel, et décidément, il n'y a que ce diable de Poquelin, pour le naturel et le bon comique.
TOÏiS.
C^es un homme admirable !
LE MARQUIS, à la Marquise.
Convenez arussi, qu'il est impossible de faire les honneurs d'une fêle avec plus de grilce que Madame... Quel charme dans ses moindres discours! comme elle sait attirer tous les cœurs 1
LA MAliyUI.SE.
Et quelle simplicité ! quelle bonté pour chacun !