SCENE VU
Les MÊMES, SAINTE-CROLX.
SAiNTE-cuoix, pâle, (It'fait.
Peut-être, Madame la Marquise!
LA MARQtisE, Tcculant avfc un cri.
Ciel! est-ce un spectre?
LA VOISIN de même.
Monsieur de Sainte-Croix !
uesghais', dpart.
Les voilà trois, à présent. Je ne pourrai jamais les arrêter tous à moi seul.
SAINTE- CROIX, qui a descendu la scène.
Je ne dérange personne ici?.. Madame Dunoyer veut-elle recevoir mes hommages?
LA MARQUISE, « pari.
Encore lui !
SIINTE-CROIX.
Ma présence vous surprend un peu... C'est tout simple; je rtîviens de si loin!
LA VOI'IN é7Aue.
On annonçait votre mort à Madame.
DESGRAIS
On assurait même que votre convoi...
SAINTE-CROIX
Oui: il a protégé ma fuite... car^ aujourd'hui, personne n'échappe à la calomnie. Je me suis rappelé la ruse de cette folle de Marion Delorme, pour se sauver en Angleterre... Et de-là, ce bruit d'une mort qui a fait verser bien des larmes, ri'est-cepas, Madame?
LAMARQl'ISE.
Monsieur...
JAINTE-CROIX.
Vous allier parlir en bonne compagnie?.. Je suis désolé de TOUS déranger, (Bas.) Il faut que je vous parle. LA MARQUISE , suixant son regard.
Laissez-nous, Monsieur l'Abbé; je vous demande la permission...
DESGRAIS
Madame... [A part.) Maudit bomme, qui vient tout renverser ! {Haut) Je vous laisse. [A part.) Qu'est-ce qu'ils vont comploter? impossible de savoir! [A La t^oisin, qui l'observe.) Eb bien ! venez donc, mu chère Sœur? Ce n'est pas bien d'écouter.
LA VOISIN, à part.
Décidément, avec ses fausses nouvelles et ses révérences, il m'est suspect.
SAINTE- CROIX, d La Voisin^ qui sort.
Ab! .. Dites à Mademoiselle Marie que sa mère la demande. LA marqiuse, vivement.
Non, non, c'est inutile.
La Voisin et Desgrais sortent.