SCENE IV
Les Mêmes, MARIE, BROWN.
MARIE, entrant avec effroi, et s' adressant à Brown. Rassure-toi... ils ne te poursuivent plus!.. Ah! proteclioa, proleclion, Rlessieurs!..
LE PRÉSIDENT
Calmez-vous, jeune fille; vous êtes devant la justice.
MARIE
La justice!., c'est ce que je demande, ce que j'implore ! pour lui, surtout, [Montrant Brown.) un étranger, dont tout le crime est d'avoir eu pitié de moi... d'être devenu mon guide, mon appui... Ils ont voulu l'assassiner!
LE PRÉSIDENT
Vous vous soutenez à peine, mon enfant. Remettez-vous, et qu'on éloigne cet homme.
MARIE , s'élançant vers luL Oh! non, non. Qu'il reste, qu'il ne me quitte pas! (à miroix à Brown.) Brown , songe bien à ta promesse. nuowN, s' asseyant sur la banquette , et plaçant près de lui son manteau roule, sur lequel il s'appuie avec force.
Ne craignez rien , je monrrais plutôt !..
MARIE, regardant autour d'elle.
Où suis-je donc? ces murs tendus de noir... ces flambeaux... Où m'avez-vous amenée?
DESGRAIS
A la Chaml)re ardente.
MARIE, avec effroi.
La Chambre ardente!.. Oui, ce lien terrible... C'est ici que je dois retrouver ma mère... ils me Tout dit... et je ne la vois pas! Où donc est-elle ?.. Oh ! par pitié... ma mère !
LE PRÉSIDENT
Jeune fille !
MARIE, d'une voix dèclnranlc.
Snis-jc doiii; arrive trop lard ?
LA MARQUISE, Cil dcfiors, avcc des cris. Jamais! jamais! Laissez-moi!
MARtU.
Qu'entends-je!
LE PRÉSIDENT
Eloignez-lu.
MARIE, repoussant i'/tuissirr.
Oh ! non , non ! je veux la voir !.