SCÈNE IX
Les Mêmes, excepté COLAS *.
LE COMTE, d sir Kinglon.
Approchez, Baronnet... [Haut et tenant sir Kington par la main) Mesdames, je vous présente sir Georges Kington, jeune gentleman attaché à l'ambassade anglaise, et dont j'ai connu la famille daùis liion voyage à Londres.
siH KINGTON, Saluant.
Ôh! oui.
LE COMTE
AiH : Calment je m'accommoda. r .t.
C'est UD lord très-aimable.
Sia KINGTON.
Oh! oui...
LE COMTE. '
Caractère honorable. . . î4tt-ï>-î%n
SIR KINGTON.
Oh I oui. . .
LE COMTE
Parlant, en diplomate.
SIR KINGTON.
Oh ! oui. .. I a
...! I-.; noir.a
LB COMTE., :,àij^.;i ,.j,U^ ^ eAjo'J
Très-peu. . . liJKig na'a 9[ ...I^nJufi'l /
JVLIE, d pari.. iTMo:)aj Quel autonjfttç f c joj' SiaKINGTON. ... / Ohl oui. . , . .
JULIE. ■. :> 3J Bon dieu! quel autonl«^l n.^ . v .i; SIR KINGTON.
Oh ! oui. . .
* La baroaue, Julie, le comte, sir Kington,
FADU.NE. 19
LA BAKOKNt, pussont etitrc Julie et te Comte. V.l (jni nous procure l'honneur?
LE COMTE
In amour subit. . . un roman. . . au dernier spectacle ^e .Versailles, il a aperçu mademoiselle de l'ons, il en est devenu tellement épris. . .
JCLiE, d sa tante.
Petite solle !... il n'y a des yeux que pour elle!... qu'oji la marie donc hien vite, et qu'il n'en soit plus question.
LE COMTE
Et comme ji' puis partir d'un moment à l'.ïutre pour une Cour étrangère , et qu'il veut l'épouser sur-te-champ!... sia K.1NGTON.
Tout de suite. . . tout de suite. . . {Regardant autour de lui) Elle était pas 1,1 !
L4 BARONNE
Elle va venir, mylord.
LE COMTE , riant.
A'oyez-vuus ! ces Vnglais sont d'une pétidance!. . .
LA BAROKKE , minaudant.
C'e.'t d'autant plus flatteur pour elle, que vous avez, vu ici beaucoup do femmes remarquables. . . n'est-ce pas, mylord? SIR KINGTON, froidement.
Oh! non, je trouvais qu'ellie jolie I
LA BARONNE, cfioquée..
Par exemple!
JiLiE , de même.
Il est aimable! . . .
LE COMTE, bas.
Il n'entend pas les finesses de la (aitguel. . . [Haut) \h ! voici mademoiselle de Pons.
SIR KiNGTON , ta Voyant venir ci arec une nnction froide. Oh ! c'était bien elle!
Les Mêmes, PAULINE, arrivant par (adroite du public.
PAtLiNE, ne voyant plus Colas , dpart*. Il est parti !
LE COMTE
Approchei. . . Pauline-... vpus.^llçij êtrt; ^j^n .çpat/8»)f^^., ;
Julie, la baronne, Pauline, le comte, i.sji Kin^i ton.
ao PAULINE.
SIR KiNGTON, la regardant amoureusement.
Oh! oui. ..
PAULINE , étonnée et regardant sir Kington. A qui en a cet original ?
LE COMTE
Saluez monsieur comme votre futur époux.
PAULINE
Ociel!
fciR KINGTON , au Comtc.
Qu'est-ce qu'elle disait?. . .
LE COMTE, bas.
Rien. . . la surprise. . . la joie. . . (d Pauline) un parti superbe...
PArLiNE, bas.
Monsieur le Comte !. . .
LE COMTE , bas.
Nous n'avez pas d'objection. . . cette foi.* ?. . . Ni vieux , ni laid.
JULIE, bas.
De la naissance. . .
LA BARONNE, baS,
Une grande fortune ■
LE COMTE, bas.
Quand nous l'aurions fait faire exprès. . .
PAULINE
Mais, monsieur. . .
LE COMTE , au Baronnet.
Elle est enchantée! et je le ctois parbleu bien ! les Anglais! .. . nos alliés naturels!. . . [d la Baronne) Nous pouvons célébrer le mariage dès ce soir!. . .
PAULINE, effrayée.
Ce soir !...
LB COMTE , d Sir Kington.
Vous ferez tout disposer pour minuit à la chapelle St-Louis.
SIR KlNGTON.
Oh! très-bien !...
\ou9 dînerez avec nous...
SIR KINGTON.
Oh I très-bien!,..
LE COMTE
Vous assisterez au bal, où mademoiselle de Pons doit danser un menuet nouveau... et puis, nous nous rendrons à la céréinonie.
PAULINE, bas y et Its larmes aux y eux.
Monsieur le comte !. .
PAULINE. ai
LB COMTE
Air : Ou' une aimable et douco folie.
Vous, inilunl, la ntaiii :i la baronne, ^ cncz, ullii qiif tout soit pi«>t; ()<> soir, avant que minuit sonne, .le veux que le contrat &oit fait.
L4 BARONNE, en pussunt (Uvanl Pauline.
Ali ! pour vous quel destin prospère.
JOLIE , de même.
V ous allez Ctre miladi.
PAULINE, avec dépit.
Mais, pour peu qu'il puisse vous plaire, Je vous cède un pareil mari.
EJSSEMBLE.
LE COMTE et JULIE.
Vous, niilord, la main à la baronne, Etc., etc. , etc.
LA BARONNE Ct SIR KINGTON.
Vraiment, la petite personne A bien du bonheur, en effet :
Ce soir, avant que minuit sonne, Il faut que le contrat soit fait.
PAULINE , d part.
Hélas ! ici tout m'abandonnnc ; Eq ma faveur qui parlerait !
Pour me défendre il n'est personne, Et mon malheur sera complet.
(i3'tr Kington donne la main d Julie , et le comte d la baronne ; ils sortent par le fond. )