SCÈNE IX
Les mêmes, un chef de bureau.
LE chef de bureau , accouvatit auec un papier , et bas à Désaunais.
Chapotel a fait des aveux... On n'a pas perdu de temps : il y en a trois d'arrêtés.
DÉSAUNAIS.
Trois !
LE CHEF DE BUREAU , has.
lis étaient en uniforme j et à la faveur de cet habit, ils devaient s'approclier. ..
DÉSAUNAIS , regardant te papier.
Et ce Crussac en est ! ., Victoire !
LE CHEF DE BUREAU , baS ,
Oui , mais les autres ont échappé !
DÉSAUNAIS 5 à lui-jv ^me.
AI1 ! diable!.. C'est égal., par ceux-ci, nous pourron* peut-être... avec un peu d'adresse... {^u chef de bureau.) Qu'on les amène. {Le rappelant.) Ah! cet ordre... le nommé Bernard... (^^5) Quatre gendarmes achevai... Vite!
( Le chef de bureau sort. ) PERRiN, de Vautre côté ^ à Th'rèse.
Tu vois qu'il s'en occupe... Il s'en occupe toujours ! Il y a mis une obligeance...
8o MICHEL PERRIN.
ujx KoîssiETi , entrant par la parle à droite. Citoyen Uosaunais, le ministre vous demande siu-!ecliamp.
DÉSAUNAIS.
J'y conrs... {A Ini-mênie et préparant ses papiers.) Grâce iui ciel! j'ai déjà plusqu'il n'en faut pour le mettre de bonne liumeur... Il sera con-tent de moi.
PERRIN , à Thérèse.
Maintenant, ma bonne, jecrois que nous pouvons nous en aller bien tranquilles.
( Il prend Thérèse sous le bras et se dispose à sortir avec elle. ) DÉSAUNAIS prend son portefeuille et va partir. ( Se ra\'isant ) Ah ! et mes jeunes gens qui vont venir... Il me faut quelqu'un d'adroit , quelqu'un de fort pour les interroger , et lâcher de pénétrer... (Ses regards tombent sur Perrin , gui s enf^a at^ec Thérèse, et (jui s'est arrêté pour le saluer.) Eli ! parbleu ! je vais chercher bien loin.,. (// rappelle Perrin.) Citoyen Perrin !
PERRIN , s'arrélant.
Plaît-il?
DÉSAUNAIS, bas.
Ne sortez pas : j'ai besoin de vous.
PERRIN, cpiiitant le bras de Thérèse.
Comment?
DÉSAUNAIS.
Un travail pressé... une mission iinpoitan te.:. Voici le moment de vous montrer.
Enfin ! c'est tout ce que je demandais...
THÉRÈSE , près de la porte.
Vous ne venez pas , mon oncle?
PERRIN
Impossible, ma bonne : il paraît que nous sommes dans le