SCÈNE XIV
Les Mèmrs. colas, un Laquais.
LE LAQDAis, annonçant, du fond d Itaute rotx. iM. Nicolas llozicr!. . .
LE COMTE
llcii» ?. . . (lu'esl-ce que c'esl ?. . .
PAULINE, à part.
Le mala'lioitl qu'est-c»; qu'il vient faire?. . .
CuLAS, à lui- voix , interdit et au valet. Mai» non. . . il ne iallait pas lu'annoncer. . . Que de nioude !. . (^Kliinl)écilJe, je lui demtnde si mademoiselle Pauline esl visibliC, «i il m'ouvre les deux battans !. . .
LE COMTE
M. Uozier .'. . .
LA BABONME.
Eh ! mais, c'est le jeune homme de tantôt: M. Colas.
LE COMTE
Par là morbleu ! il faut être bien osé ! Que vient chercher ici M. Colas?...
COLAS , tremblant.
Pardon, M. le Comte , je venais pour remercier une personne ùt qui je dois beaucoup... [regardant Pauline) parce que j'ai reçu., on m'a envoyé. . . et j'ai bie:i devi'ié. . *
LE COMTE
Une personne à qui vous devez. . .
LA BARONNE
Je ne vois pas. . .
PAULINE, lui feaanf des signes.
Ni moi. . . à moins que ce ne soit monsieur le prince de Soubise. . . il est si bon, il l'ait tant d'heureux. , . cf doit être lui. . . COLAS, suivant ses yeu.i\ Oui. . . oui. . . le prince. ..
PATLiNE, le lui montrant.
Eh! bien le voilà M. Uozier. . . allez donc le remeicier.. . {Bas et te poussant. ) Vas donc vite !. . .
COLAS, du côté du prince. ■ Oui. . . oui; ah ! monseigneur. . . permettez. . .
Pauline, Colas, le Comte, la Baionuc, Soubi.'^c , Julie,
28 PAULINE
SOOBISE , qui causait avec Julie et qui est passe auprès du comte. Heim? qu'est ce que c'est?. .. qu'est ce qu'il me veut celui là .'. . je ne vous conoais pas, mon cher ?. . . PAVLiNE, lui faisant signe.
Comment, monseigneur. . . Nicolas Rozier!. . .
souBiSE , suivant ses signes.
Ah! Rozier. .. ah! très-bien , j'y suis!. . .
LE COMTE , étonné.
Moi je n'y suis pas du tout.
COLAS , d part et suivant les regards de Soubise et Pauline, Ni moi non plus!. . .
SOUBlSE.
Oui, M. Rozier, un j^une homme très estimable que je viens (le faire nommer chef des fonds secrets aux affaires étrangères, à la place de ce fripon de Galry. . . c'est bien cela , n'est-ce pas?. .
COLAS
Ah! c'tst vous , nionseigceur?. . . je viens de voir le ministre qui m'avait dit que c'était lui. . .
soxJBisE, entre ses dents.
Oh ! les ministres '. . . ils ont toujours tout fait.
LA BARONNE
Est-il possible ! quoi le petit Rozier !. . . LE COMTE, à sa sœur.
Chef des fonds secrets, diable, il peut m'être utile quand je serai ambassadeur!. . [Haut. ) Un avancement aussi rapide !. . .
LA BARONNE
Cela ne m'étonne [>as!. ..
JULIE
II copie si bien la musique!..
LABAHONNE, cherchant.
J'ni connu des Rozier...
PAULINE, avec malice.
Dont vous étiez parente?..
LA BARONNE
Non... mais... ~
sotBiSE, regardant Pauline.
Du reste ça lui était dû., . des titres. . . des talens. . . et puis recommandé par une jolie femme qui est toute puissante en ce moment!..
COLAS, à part, et avec humeur.
Troisième œillade !.. ( Soubise passe auprès de Pauline. )*
* Pauline, Soubise, Colas, le Comte , la Baronne , Julie.
PAULINE. 20
LE COMTE, d sa fœw.
C'est madame de Pompadour. . . au lait il il n'est pas mal. . . (Haut.) Mon cherRozier, avei-vous reçu mon invitation pour mon bal , ce soir?. .
COLAS, étonné.
Moi?...
LE COMTE
Ah ! mais je compte sur vou?. . . je l'exige.
COLAS
Monsieur. . .
LA BARONNE
Vous ne pouvez nous refuser. . .
COLAS
Madame '. . .
JULIE
Un Toisin !. . .
COLAS
Je ne danse jamais.
LE COMTE, riant.
Parbleu, ni moi non plus; mais c'est égal, je veux faire plus ample connaissance. . .
{Colas s^ incline sur un signe de Pauline et remonte quelques pas en
observant par derrière.)
IN LAQUAIS, annonçant.
M. le comte est servi!. ..
LE COMTE
Et sir Rington?. . .
LE tAQPAIS.
Il attend au saloQ.
LE COMTE
Très-bien. ( àSoubisê. ) Mon prince, si j'osais vous proposer.. *
SOUBISE. , ,„ i
Désolé, mais...
PAULINE, bas à Soubiscy en approchant. 'isisnott Acceptez.. .
souBisE, bas.
Je ne puis, un engagement... ,
PAULINE, bas.
j'ai besoin de vous.
COLAS, à part en descendant sur l'avant -scène. Encore I
SOUBISE
Ah!,., (au Comte) Pour ne pas me séparer de ces dames.
)o PAULINE.
i,E COMTE , enchanté.
Vous {onsciiloz.. . {d sa sœur et montrant Soubise.) AiB : SmvonSf suivons celte jeunesse. (Des Malbeurs d'un amant heureux.) 11 ne peut plus quitter ma fille, Quelle gloire pour la famille 1
SOUBISE, bas à PauUne^en montrant Colas. Il est un peu gauche.
PAULINE, lai souriant.
Oui, vraiment.
{Basa Colas.) Ne t'éloigne pas trop, je reviens à l'instant.
[Elle passe à la gauche du théâtre )
ENSEMBLE