‹ Les vieux péchés; comédie-vaudeville en un acteChapitre 302 sur 403 · ACTE U, SCENE XIV. loi · texte numérisé non relu

ACTE U, SCENE XIV. loi

FOUCHÉ, après un silence, lui prenant la nutin et Id menant sur le (Iti^ant du thcâLrc.

( Lenlement. )

Quoi?... pas Hjcinc celle petite cure (1<^ NoniMiulic , f]nc lu rcgreltcs si lort ?

PERRIN

Comment ?

FOL'Clir,.

Le concordat est signe de ce nialin... cl ce Joseph, que lu accuses, que lu maudis î... songeait cependant au seul bonheur qui te convienne. (^Tirant un papier de sa poche.) Voici ce que Portalis, le ministre des cultes , vient de m'envoyer.

PERRIN, j' jetant les yeux et s'' attendrissant.

]\Ia nomination !... mon petit village... je reverrais... Ah! Joscpli ! il ne fallait pas moins que cela... ( Se jetant dans ses hras , et d'une voix entrecoupe'e . ) Je le pardonne ! mais tu m'as fait bien du mal.

BERNARD , Ul^CC joic.

Oh ! que je suis content !

THÉRÎiSE , de même.

Et moi ! mon pauvre oncle ! mon pauvre uncle !

PERRIN, s'cssujant les yeux.

Oui ,oui !... mais que je parie tout de suite... j(i ne veux pas rester un instant de plus...

FOUCHÉ , r arrêtant.

Oh ! tune peux pas t'en aller comme cela!... il faiit(jne ji^ te présente au premier consul , qu'il sache ce qu'ilote doit.

PERRIN, souriant malgré lui.

Me présenter, moi? Comment! je verrais le grand homme!... Kh bien ! j'y consens... ça me fera plaisir... pour que je puisse tlircl.\-bas : Je l'ai vu!... .Mais(|u'il ne s'avise pas de vouloir me faire évéque... Non, non, ça ne me convient pas.

toi MICHEL PERRIN.

FoucHÉ , souriant.

Non j mais une petite pension... { Moui'ement de Peirin^ qui veut refuser) pas pour (oi , mais pour tes pauvres?

PERRIN

Ah ! ça , c'est différent ! car ce qu'il me faut , à moi , voistu , Joseph , c'est mon obscurité , mes bons paroi-ssiens , mes petits enfans... {Montrant Thérèse et Bernard.) ces deux-là, que j'emmène avec moi.

THÉRÈSE

Oui, mon oncle!

Nous ne vous quitterons plus.

PERRIN, tendant la main à Fouché.

Et puis de temps en temps des nouvelles de mon ami Josepli ! que j'apprenne que tout va bien... qu'il n'y a plus de conspirateurs, par conséquent plus de... {Regardant De'saunais , et se penchant à l'oreille de Fouché) tu sais ce que je veux dire.

CHOEUH.

Air : /^iVe l'empereur ( du Czar. )

Gloire à ses talens , Ses nobles accens ,

Sa prudence ,

Conjurent soudain

Ici le plus lâche dessein.

Du chef immortel

Qu'enfin le ciel

Donne à la France , Il sauve à-la-fois Les jours et les futurs exploits.

PEiiRiN , cui Public.

Air : ^ soixante ans.

Je vais revoir ma modeste retraite ; Mais je voudrais, en partant de Paris , Etre bien sûr, cela seul m'inquiète , De n'y laisser que des amis ;

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