ACTE II , SCÈNE XIV. gg
THÉRÈSE
De Kl police secrèle?
B E R N A u n , î'?m// en t.
Quoi! M. Perrin... c'est W votre titre?... c'e^t ià votre place ?
DÉSAUNAIS.
El) ! mais, sans doute.
PERRIN, un peu ùujuiet.
Eh bien ! qu'est-ce qu'il y a donc?.. Voilà que tu m'effraies aussi , toi !
BERNARD, vwement.
C'est que vous ne savez pas... vous ignorez...
PERRIN, à (jui Thérèse a dit un mot à l'oreille ^ Iremhlanl d'émotion.
Grand Dieu!., comment, j'étais!., moi !... ali!,.
( Il se cache la 6gure de ses deux mains , et toml)e accablé sur une chaise. )
THÉRÈSE, s' empressant auprès de lui.
Mon oncle!..
BERNARD
iVIonsieur Periin !..
FOuciiÉ , à Désaunais.
Qu'est-ce que cela signifie?.. Vous ne m'avez donc pas compris?.. Qu'est-ce qu'il faisait ici ?...
DÉSAUNAIS , interdit.
Mais dame! il faisait comme les autres., il faisait des rapports.
FoucHÉ, auec un geste de colère.
Hum !. . sotte espèce !.., ( Courant à Perrin.) Mon ami , mon bon Michel... pardonne !.. je n'ai jamais pensé... Mais lu précipilalion.. J étais si occupe., et puis tu voulais être eni l'Ioye sur«le-cliamp.. tu étais décidé à tout faire !..
TERRiN , relci'ant sa tête et noblement. Oui, sans cloute, j'aurais tout fait!., j'aurais frotté vos apparteniens.. monté du bois., tout ce qu'il y a de plus pénible, tout ce qu'un lionnêle liomine peut faire, pour gagner du pain , sans rougir., je l'aurais fait ! Mais me déshonorer ! flétrir quarante ans d'une vie inéprocliable !
FOUCHÉ, voulant prendre sa main.
Mon ami !
PERRIN , se lemnt et le repoussant.
Votre ami !
Air : Vaudeville des Amazones.
Moi, voire ami!... non , je ne veux plus l'être !
Et pour jamais je brise tous nos nœuds...
Je ne dois plus vous parler, vous connaître;
Je veux que rien , en fuyant de ces lieux ,
Ne me rappelle un jour aussi honteux.
( Comme frappé d'une idée, et tirant une bourse de sa poche.)
Dieux ! et cet or , dont l'aspect seul m'irrite .
Cet or , Monsieur , dont je suis indigné, ..
Reprenez-le... reprenez-le bien vite;
Cer, Dieu merci , je ne l'ai pas gagné ! ( Jetant la bourse avec force à ses pieds. )
Tenez , tenez , reprenez-le bien vite ;
Car , Dieu merci , je ne l'ai pas gagné !
Non , Monsieur , je ne l'ai pas gagné ! Bis,
FoucFiÉ, Varrêtant.
Michel ! c'est une funeste méprise !... Mais je puis tout réparer , je puis te donner...
PERRTN , ai^ec force , et voulant s'éloigner. Rien.
FOUCHÉ
Pourtant...
PERRIN
Rien , voun dis-jc !... je ne veux plus rien de vous.