SCENE Vf
Les Mêmes, LEFÈVRE, accourant.
LEFÈVRE
Madame, madame, la voiture du colonel!
TOUS TROIS
Le colonel !
MAD. DE BRACT.
Mon IVèrc !
AGATHE
.Mon onde! csl-il possible!
LEFÈVRE
C'est lui, je l'ai bien reconnu. Eh! tenez., lo voil>'i ([iii monte l'escalier comme un jeune honmio.
ai AD. DE DRACY.
Ail ! courons!
Ils remontent tous vers le fiuiJ.
LÉOX , à pari et ires troublé.
iMon colonel ! s'il me reconnaît , c'est fait de moi!
Il se jelti- dans lo cabinet h fjiuirhe du spectatiMir, sans <]u'un l'-ipcrroivc, cl fcrnie la porte
SCEIVE Vil.
Les Mêmes, LE COLONEL.* LE COLOAEL, « ccux qui Centourent.
Eh oui, morbleu! c'est moi ; ma goulle et mafcmmc m'ont laissé un moment de répit, et j'en ai profité. MAD. DE r.r.ACY.
Quelle aimable surprise !
AGATHE
Ce cher oncle!
A Ous arrivez à temps.
DLMESXIL
BEAUCIIAK.
l'U instant pins tard... c'était fini...
LE COLOXEL, embrassant (es femmes.
Bonjour, bonne sœur; bonjour, ma petite Agathe... Hein ? cent vingt lieues en poste, exprès pour danser ;\ la noce; j'espère que c'est galant... au risque d'une attaque? AGATHE, timidement.
Il ne fallait pas vous exposer, mon oncle. LE COLONEL, d Dumesnil.
Bonjour, grave substitut! {Foyant Deauc/ian.) Ah \ mon cher Bcauchan,jc ne vous ai vu qu'un moment à votre passage, à Paris... vous étiez si pressé de connaître votre future; mais j'ai beaucoup aimé votre père... un brave homme! je suis sûr
' Dumesnil, madame de Bracy, le Colonel, Agathe, Beaucban.
que vous lui ressemblez! Ah ra ! que je ne dérange rien. Où en étiez-vous ?
MADAlUR DE BRACY.
Nous allions signer le contrat.
LE COLONEL
lîh bien! signon?.
BEAUCHAN, indiquant la table.
Le notaire attend depuis une heure. {Regardant et ne voyant personne.) Tiens, où est-il donc?
AGATHE, à part.
11 s'est sauvé.
DUMESXIL, id.
Par où dia])lc a-t-il passé ?
BEAUCHAN, appelant.
Monsieur le notaire!..