‹ Les vieux péchés; comédie-vaudeville en un acteChapitre 322 sur 403 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les Mêmes , LEFE VRK , apportant une lettre qu'il donne dmadame de Bracy.

LEFÈVRE

De la part de M. le commandant de la place. MAD. DE lîRACY, Couvrant.

Pardon, messieurs.*

DUMESNIL, bas à Beuuchan.

Tenez bon !

BEAUCHAIV.

Bien certainement, je ne signerai pas, si on change la moindre de* choses; d'abord, j'amai descnlans; mais je n'en aurais pas, que ce n'est pas une raison...

MAD. DE BHACY, f/ui a parcouru la lettre. Qn'ai-je vu? (S^ivaiwaut vers la table, et prenant à part Léon, Dumesnil et Deaiiclian.) M. le notaire, mon neveu, quelle que soit votre opinion, je \ou.s déclate que j'ai la plus ijrande confiance dans t>l. Heaucban , dans sa loyauté, et tout ce que je demande, c'est que le contrat soit signé sur-le-clianq). LÉON, à part.

Ah! diable!

Dl'MESXIL, hésitant.

Sur-le-champ?

MAD. DE lîRACY, fraissant la voix.

11 y a un jeune odicier, un certain Léon Dar(;ourt, dont mon frère rji'avait parlé, qui est amoureux de ma fille, et capable de tout.

TOUS TROIS

Eh bien?

MAD. DE lîRACY.

Celle lettre m'apprend f(u'il est danscettc ville d'hier soir : le comuiandanl ratlcndait ce malin à déjeuner ; il n'a i)as paru.

* Agathe, Beaiichaii , Dumesnil, madame de Braiy, Léuii.

BEAUCHAN, bas à Dumesnil.

Ji; crois bien qu'il n'a pas été déjeuner.

M AD. DE BRACY.

Mais je tremble qu'il ne médite quelqii'extravagance; vous comprenez, M. le notaire; je vous parle comme à un ami de la famille.

LÉON

Votre confiance ne pouvait être mieux placée, madame?

MAD. DE BRACY.

Je ne serai tranquille que lorsque le contrat sera signé. Ainsi, dépêchons !

BEAUCHAN.

A la bonne heure.

DUMESNIL, bas à Agathe.

C'est fait de nous.

AGATHE, bas à Dumesîùl.

Là ! ça allait si bien.. .

LÉON, dpari.

Je ne sais où donner de la tête... que faire? ma foi, les noms du futur sont en blanc, et quand ça ne me servirait qu'à tout embrouiller.

11 !-e reiDCl à la lablc.

BEAUCHAN.

Allons, notaire...

LÉON, la plume d la main.

Les noms de monsieur ?

BEAUCHAN , dictant.

Jsoanl-Polydore Beaiichan.

LÉON, écrivant et à part.

Eugène-Léon Darcourt.

BEAUCHAN, dictant.

Propriétaire.

LÉON, écrivant d part. Capitaine de bussards.

BEAUCHAN.

Très bien !

LÉON, bas à Agathe qui s''cst approchée pour signer. Signez aveuglement; nous verrons ce qui en arrivera.

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