PAUL, FROMONT, ALICE
FROMONT, r/ui fa entendu. Jusqu'à la morl!.. c'esl-à-dirc jusqu'à la diligence qui vous attend.^"
PAUL, à Alice. Ah! mon Dieu! vous quitter déjà!
FROMOXT. On vient de sonner la cloche; vous n'avez plus que cinq minutes. [Bas ^ et lui donnant une bourse.) Tenez, mon jeune ami.
PAUL, bas, et L'embrassant. Ah! mon sauveur!
FR0»I0\T. C'est hien, c'est bien... {Bas.) Allez payer votre créancier. [Haut.) Et puis, fouette cocher! jusqu'à Toulon.
ALICE, à pari , avec un soupir. A Toulon!
FROMOXT. Bien des choses à monsieur votre père que je ne connais pas .. que je ne connaîtrai jamais sans doute... et portez-vous bien.
PAUL, l'embrassant , et jetant un regard sur Alice. Adieu! adieu !
FROMOiVT, à Alice. Quant à vous, ma belle demoiselle, je vois que vous êtes tout-ù-fait remise ?
ALICE. Oui, monsieur, grâce aux soins que j'ai reçus.
FROMOXT. Je suis trop heureux!.. Mais on doit être inquiet chez vous, et si vous le permettez, je vais vous reconduire à vos chers parens.
ALICE, tristement. Hélas! monsieur, je n'en ai pas.
PAUL, s^ arrêtant au fond. Qu'entends-je ?
FROMOXT. Vous seriez...
ALICE. Orpheline !..
VWiV. , revenant. Orpheline?
FROMOXT, le voyant. Eh bien ! vous n'êtes pas parti, vous? Que diable , mon cher ami , vous ne pouvez pas lui sei-vir de père.
PAUL. Vous voulez que je la laisse... quand elle manque de tout...
FROMONT. Ce n'est pas une raison pour manquer la diligence.
PAUL, à Alice. Quoi, vous n'avez d'autre soutien...
ALICE. Que mon piano et mes leçons.
FROMOXT. Pauvre petite!
ALICE. Mais je ne m'en plains pas, cela me vaudra peut-être plus de bonheur qu'on ne pense ; dans ce moment , une dame me fait offrir deux places à choisir pour surveiller l'éducation de jeunes personnes; l'une à Versailles, l'autre dans les environs de Toulon... et ( Baissant les yeux. ) je crois que je choisirai les environs de Toulon...
FROMOXT, d'un grand sérieux. Au fait, c'est plus près... avec les petites voitures... on y est tout de suite...
PAUL, vivement. Oh! oui!., vous avez raison... c'est celle-là qu'il faut prendre...
FROMONT, lepouisant. Mais partez donc, jeune homme !..
Paul fait une fausse sortie, puis revient auprès d'Alice*.
PAUl.
Air : Tandis qu'il fait nuit encore.
Adieu ! l'honneur me l'ordonne !..
Je garde encor de vous revoir... *
L'espoir!
Au sort, mon cœur s'abandonne...
Et tout me dit... le bonheur et l'amour
Un jour, Te consoleront tour à tour.
ENSEMBLE
PAUL et ALICE.
Je pars ,,, me i. j
D \ I honneur 1 ordonne, etc.
rartez vous '