V: is k; passé, de mieux en mieux
Qiiuiid ou revient à tire d'ailes ,
Plus les journaux qu'on lit sont vieux ,
Plus on est en retard. . . et mieux
On est au courant dos nonvelles ,
Mieux on est au lait dts nouvelles.
EUGÈNE, refrénant à Mathilde.
C'est quelqu'ufi;ent d'afï';iires. . . quelque courtier. . Peu nous importe , <iu surplus ! . . .
d'argentières , assis et les jeux sur le journal. Affaires de Hollande. . . On n'y voit goutte. ( Jl quitte cette place , traverse le théâtre , en passant derrière les jeunes gc-ns , va s'asseoir auprès de la fenêtre à gauche , et continue de lire son journal. )
*• D ArgiMiliércs , iùi^i;ni; , .Matiiiidc.
EUGÈ'E, à drtlli-voix.
Eh hicn! chère MalliiLlo , avez-vons entin avoue ?. . .
M A T n I L D E , de méiiif .
Ahl ce n'est piis sans peine. . . Juge/, donc , Eugène, comme c'est terrihie pour une jeune personne. . . Aller parler mariai;n à son bienf.iiteur. . . avoir l'air d'une ingrate... tle vouloir le (juiller . . .
EUGÈNE, à Mo.lh :l( le .
Quelle idée! M. Sarrazin ne snurait douter de votre altachemeot. . . Qu'n-t-il répondu ?
MATHILDE
D'nbord, il a fronce le sourcil.
EUGÈNE, tristement.
J'en e't.'MS sûr. . . Il vous dosline à cet étourdi de Gustave.. - Mais je ne me laisse pas (îécourager . , . Je ne le soufTririu pus j et s'il le faut, nous noDS verrons.
d'argentiÈres, le sui\'ant de l'an!.
.Diable! il paraît que l'Orient se remue.
MATHILDE
Et moi, je ne le crois pas. . . . Car lorscjue je me suis plaint des poursuites de sou neveu ; de cet amour dont il m'obsède sans cesse... « Je ne veux pas de cela, a-t-il dil 5 Gustave! un » fou, un écfTvelé, à qui je nr connais ((ue des dettes et des >' duels. . . Du tout, il te faut un mari qui puisse m'aider... qui » entende bien les affaires. . . Et je conviens quEn^ène est uu » excellent sujet. »
EUGÈNE, transporté.
H n dit cela ?
MATHILDE
« Mais, n-t-il ajouté , on ne sait où est ton père ; et je ne puis » disposer de toi, sans son aveu. . . Je vais écrire. . . in'infor- ;> mer ... »
EUGiÎNE, lui baisant la ninin.
Ali ! quel espoir!
d'arGEN ; iÈres , même jeu.
Ce gaillard d'Jbraliim ne perd pas de temps.
^iA.XRlL\)^.i faisant signe à Eugène.
Chut ! le voilà de ce coté.
EUGÈNE , avec dépit.
Maudit homme! impossible de se dire un met.
MATHILDE, bas.
Ici, à deux heures. . . Mais de la prudence av;;c Gustave. ( Elle s'e'chappe par la droite. )
EUGÈNE , nuenant à d'Arg^enlières.
Alors , (!(iS ({ue Monsioiir persiste à nltendre ici , je vais prévenir M. Sarra/in.
( // (titre dans V appartement de M. Sarrazin , à gauche. ) d'argentiÊres , se le. ant, et couinant après lui. C'est inutile, jeune homme. . . Je suis très-bien.
g€Ei^S VIÏI,
D'ARGENTIÈRES, seul.
Mais e'coutez moi doue. . . Je vous dis que... ( On entend dans la coulisse : C'est bien! j'y vais. . - — Reculant. ) Là 1 il l'avait dans la tête ... Et les autres ... {Il court à la fenêtre.) Oh ! ils sont là pour leur journe'e!. . . Qu'est- ce ijue je vois dire à ce brave banquier? { S'anétant.) Eh! parbieu. . . si je lui contais tout siuiplemeat ce qui ni'arrive. . . Les b^mquiers sont ge'néralement sensibles. . . quand ça ue leur coûte rieu. . . Et qu'estce qu'il risque, après tout? de me prêter une chaise, un livre, et de m'offiir à dîner, si ma société' peut lui être agre'abie. . . . ( S'itdcrrofnpnnt. ) Attention , le voici.