SCE.\E XIV
MARIANNE, puis MATHILDE , puis M"" SARRAZIiX, arrh'ortt succesiivemcnt par trois portes dijjfércntr-s.
MARIANNE , arrivant par la porte à gauche. Eli bon dieu! (]uels cris! quel tapage !
MATHILDE . Outrant par la fond.
.l'ai cru entendre la voix tl"Euc;èiie.
M™" SARRAZIN , sor'av.t de sa chambre en nc^ligJ co'jiiet. Que se passe-t-il donc? PLn vérité, il j h de quoi ébrauler les nerfs les mieux conslituës. . . Voyez donc, Marianne? MARIANNE, rc\^ardanl par la porte du foml. C'est une dispute, Madame.
MATHILDE, trenibhmte.
Une dispute !
MARIANNE , r''gnr,'hnt tou/oun.
Un inconnu que l'on entr-'iîue.
M™- SARRAZIN, à elle-même.
Un inconnu ! Dieu! c'est peut-être ce jeune homme qui m'a serrd la main au bal, cette nuit; il aura lentii de uie revoir... Et si mon Othello l'a surpris. . .
MARIARNB.
M. Eugène veul le ilëgnger.
MATHItDE.
Eiigèae 1
MARIANNE
M. Gustave s'y oppose.
MATHILDB, émue.
Gustr.ve. . . Ah 1 voilà ce que je craignais. . . Comm»?nt empêcher?. . . *
d'à rgentiÈres, criant en dehors .
Fermez la porte! fermez la porte I
MATHILDE
La force m'ahandonne î ( Elle tombe inanimée sur un fauteuil ^ près de la porte Ju fond) d'autres voix, en dehors.
MoDsieur. . .
MARIANNE
Ils vont se b;ittre \
M™^ SARRAZIN , effrayée.
Ah! dietix! quelle scène affreuse 1
LES VOIX, criant.
Sortons I M™* SARRAZIN , tombant dans un fauteuil, près de la chemîne'e. Ah! je me meurs!
MARIANNE , les TO) ant toutes deux sans mou\>eme:it . Eh bien ! eh bien. . . ! Mademoiselle! Madame!. . , Ah! mon dieu! voilà les jambfs qui me nianquenl aussi. ( Elle s- laisse aller dans un aulr^ fauSeuil , en face de madame
Sarrazin. )