M^« SARRASIN
Dieux ! mon fvrsu!
d'argentiébes.
Allons , le mari h prrseni !
sarrazin *• Quelle liorretir ]
M™^ SARRAZIN , /rotiè/e'f.
Moîjsienr, monsieur, ne croyez pas. . . je suis innocente.
;;arrazin , furieux.
Taisez-vous ., ëpousc criminelle. { à d'.ygentières.) Et vous , "Monsifur^c'estdoMc ponrceia qne vous vous êtes introduit ici? Vous êtes Venu me pnrler do sociéîé, de commandite... ]f vois quel gfipre de société vous voudriez et.iblir chez mot.. . vil séducteur!
d'argentiÈRES, élevant la voiX.
Monsieur , prenez garde à vos expressious.
M'°'= sarrasin, effrajée. , , , .
Ocicl! que va-f-il se passer? {à son mari.) Adolphe, au nom de notre amour. . .
SXKKAZIV ^ hors de lui. ,
Rentrez chez vous, Mndame, rentrez , je vous l orcionnc.
Madnme Sarriiziu , Sarr.izin , dW.igf-nliércs.
M"'* SARBASIN, rentrant en fai^ar.t de ^rntids brnu Ali ! Dieux I j'élouflV ... je suffoq'ic ... je viiis avoir onfî altaqac de nerfs.
SARRAZIN , la soutenanl.
Plus t.ird , nous verrons ça chnin un antre moment ( appelant ) M.irianne.
( Marianne parait ; il reconduit sa fcnwir jusqu'à la porte de son appartement à droite; Marianu'- la pend ri la fatl rentrer aicc elle. )
scEr^\E xvni.
SARRAZIN , DARGENÏIERES.
d'aR.GESTIKRES , à pari.
Diaijle ! ç;> se coinp!;<]i:e.
SARRAZIN. à lui-riéiiie cl s\-rrifan .
Il n'y n pas ;i lu'siler, . . Tn le d^'m^ntles-' çn M"aiir''iit q"'i sf rrp.mdre a hi Doirse. Mon honneur fu Lusse, en b;iisse... coté comme 1rs fflfets pi.hlics. [Elevant la cnij: , à t/' rg-nnère<; qui fait un nioincnicn-t. ) Un niomenf, monsieur, >ons ne sortirez p.is.
d'argentikri;?, à part.
Tout ce que je penx rle'sirer.
SARRAZIN, très-Jiniil.
Monsieur !.. (à part. ) Il me l^it i < ffrt d'un poltron. 'JI^tA.) Monsieur, les choses oui été ti op loin.
D'ARGKNriKRKS.
Je puis vous fissurer q'te nofi.
SARKAZIN.
('e qne |*.ii entendu . . .
i/argf,ntikres.
l ne distraction.
SARRAZIN
Et ce : Tu le demanda' .'
j/Ai<GETS'TIt.RE: .
Licence portique.
SARRAZIN
Jl SI mt. . . sortons , monsieur, snrtou.^.
d'argkntièrfp, à part , et rfgardant la Jrnéire,
Allons , voilà que c'est pour mon compte h présent. . . mais ccsl ilonc une fnniiUo de sp dassins ! ,. [haut. ) Permettez-moi de vous expliqacr.
( 38 ) SARRAZIK , lui prenant la fuain avei force. Nous nous expliqueroîis sur le terrain.
d'argentikrf.s.
Mais enfin , monsieur. . . l;i maia sur la conscience. . . regardez votre femme, et tli'es-moi s'il est possible... (ti part.) Dame ! je ne puis pas loi en dire davantage. SAHRAZiN, en colère.
Je n'écoule rien, suivez-moi.
d'argentières , cTun air résolu.
Je ne bouge pas d'ici.
SARRAZIN, h part.
11 •'! peur. . . {hcuf.) Je vous ferai plutôt porter dans ma voiture.
d'argentières, vit"inienl. Dans votre voiture?
SARRAZIN
Justement les chevaux étaient mis pour me conduire à la Bourse , ils nous conduiront au bois de Boulogne. d'argentières . regardant à ia fenêtre.
Une berline avec des stores j alil c'est autre chose. ( A part.) Il serait cliarmisnt de passer à {.\ b:irbe de mes ennemis, et que
ce fut mon créfincier lui même ( Haut.) Dès que vous le
prenez comme ça , je suis votre homme. . . Marchotis.
SARRAZIN , i7o'i;ie'.
Heia ! . . . Est-ce qu'il a du courage , à présent?
d'à a G ENTIER ES, /e pressant.
A lions, ;;lioiis.
S \ RR V z IN , faiblissaat.
Mais Aous vouliez m expliquer. . .
D ARGENTIÈRES , hù prenant la main.
Nous nous expiiqucjoas sur le terrain.
SARRAZIN , de même.
Si c est une distraction . - .
d'argentières.
Du tout , Monsieur , les choses oui cle trop oin y et c'est moi Kiaiiiteuaut qui veux sorlir. ( ^l farrétc.)
Li:s MÊMES, GU.TAVE *.
(.UTSTAVE , à a/Jrgrnt;ères.
Arrêtez.
iiid.'iii , (/lisl ive, i!'A(gt'ulièie)>.
d'arget^tièr s , sans l\'coi,ter.
Nom a\ons })i('n le temps?
GUSTAVE
Je vo'is connais enfin. Monsieur. {D'' Arp;entièrcs s"* arrête. ) .le snis qui vous êtes.
d'abgentikrks , à pari.
Oli ! IVlève do Grisier !
GUST.WE , lui rrioiitrnnf un chapeau qu^il lient à hi main. Et cr nom , dans \otre chapeau , que vous avez perdu au milieu de notre dispute. ( Lisant.) « Le marquis d'Alcala. »
d'argentières 5 étourdi.
D'Alcali.?
GUSTAVE, ai>ec empressement.
Vous êtes le marquis. . .
n ARCENTIÈRES, sans j penser.
Ah ! ia petite Estelle.
gt;stave.
Vous vnyp/..
SARRAZIN , à son neueu.
Mais non, ce n'est pas le marquis 5 que dinblo , je le cona;tis. H e'tait celte nuit an bnl. . . C'est on petit, gros et court.
GUSTAVE
Alors qui est-ce donc?
SARRaZIN , d'une voix concentrée.
Un amoureux de mu femn»e.
GT STAVE, riant.
Pas possi!)le.
SARRAZIN
Sans cela, qu'est-ce qu'il ferait cb(;z moi depuis ce matin?
GUSTAVE . d'un ton re'sohi.
Nous allons le savoir. ( u d''/4rgentières.) Voyons, Monsieur, vous m'avez dit que vous aviez air<iire à mon oncle, le voilà. SARRAZIN , de riiémc.
Vous m'avez dit que vous aviez afFaire à mon neveu le
voilà.
GUSTAVE et SARRAZIN.
Parlez I
d'argentières , à part , et perdant la léte. Ça leur est bien facile à dire.
GUSTAVE
Il ne veut pas parler?
SARRAZIN
Cet bomme-lù m'est suspect . . . Allons, îMonsicur , hors d'ici , à l'instant! ino'î
1)« tout.
GUSTAVE
Cotniuent 7
p'argentièrss.
Avec la meilleure volonté, je ne penx pis sortir. SARKAZIN.
PL.iMl?
d'argenïières.
Des riiisoas majoiires. . .
SARRAZIN
Ah!celui-lù est violent. S'installer tî;>ns ma maison, malgré moi !
Ain : Fragment du final de Jean de Piiris.
SARKjIZIN et GTJSTAVE.
AHoiis, allons, il t'antpartirl d'argent^ ÈRES.
Non , uon , je ne peux pas sortir !
11 le faut , bon gré, malgré , Dans ces lieux je reslerai.
SARRAZIN et GUSTAVE.
Al» ! j'étouffe de colère !
GUSTAVE
C'est trop fort eu vérité , SARRA.ZIN.
Qnel aplomb ! quel entêté !
d'akgemières.
Ah ! calmez cette colère !
SARRAZIN ,/uricur.
Ah ! j"étouffc de eolère.
d'ARG ENTIERES.
La maison est à mou gré, Jusqu'au soir j'y resterai.
SARRAZIN et GUSTAVE.
Allons, allons, il laut partir.
u'ARGErVTlEKFS.
îSon , non , je ne veux pas sortir.
SARRAZIN , à Gustai-e, qui va à. lui.
Pour éclaircir cette affaire ,
Enseniljl<
( il )-
J«' cours clirK \t'. coinmiss;»iie , Va \f \f laiiK'iic i(;i ; Il siiiii-n liii-ti atijo^ittVIiti Non* .U'iianuss;-!' ilé lui.
( // sorf. )
SCÈXË X\.
GUSTAVE, D'AHGEISTIERES *.
u'AnCENTlÉRKS, courant câ et /à.
Ah! giHiids dieux! (]ue vais-jc faire? '
Kviious le coiiiiuissaire..
i'oiiiant à lajsnclre. )
Mes persécuteurs , je crois , Ne soûl plus la. (// regarde) Si. . . je vois Qu'au lieu (Je deux. . . ils sont trois.
GUSTAVE , avec ironie.
Oui , monsieur le commissaire , Vous fera parler , j'tsjièi'e •, Et si vous le trouvez Ijou , Je crois bien que la prison Dé vôii.c nous (ern raison.
( Ici Mat/iilde , Eugène et Aiarianne ])araiiscnl an fund ^ rt écoutent. )
i/AHGÉKTiÈnES , li Gustave aiet agitation.
Jeune iiumme , a!i ! qu'ai!; z-vous faire? Kt pourquoi fatit-il mie taire ?
Si vous saviez aujoiir'jri'hui Pourquoi je me trouve ici.
MATilir.DK, ÉfetèkÉ et M.iiu.sfr'N^. -
U- oulons.
eu SX AVE , étonné.
Parlez de grâce ! .
D'ARGF.NTiinE.«; , en confidence.
Je ne suis point â ma place , ' ■«.'u u ,;t»/
Apprenez que danfi ces Iièui,
Je ine oaclie avec myslcrc , ! 9'létl floM
Pour sauvef d un piege aiiieuk
Une personne bien cliL'ie. • ! ■^t:'»'] norî
( // lii'c les yeux nu ciel d'une manière comique )
Gustave, (l'Argentiëres. r-. ', •;v t/ 'i. . ./» i^i,.'l *
le Coucher. S
T0U8 , répétant.
Pour sauver d'un piège aETreux Une personne bien chère.
( La musitfue continue en sourdine jusqu'à l'ensemble. )
GUSTAVE, parlant.
Qne dites-vous?
c'ARGENTièRES , avcc une vive agitation. Oui, jeune hoinoie, je lui suis tendrement atttachë , à celle personne ! . . . Son saint , mon bonheur , mon existence , tout est ici... et m'arracher de cette maison, c'est m'arracher le seul bien qui me reste.
MATHitDK , bas aux autres.
Vous l'entendez ?
GUSTAVE, avec explosion.
Et qui donc ilonc êtes-vous?
MATHILDE , se précipitant dans ses bras. Mon père !