‹ Les vieux péchés; comédie-vaudeville en un acteChapitre 65 sur 403 · M^« SARRASIN · texte numérisé non relu

M^« SARRASIN

Dieux ! mon fvrsu!

d'argentiébes.

Allons , le mari h prrseni !

sarrazin *• Quelle liorretir ]

M™^ SARRAZIN , /rotiè/e'f.

Moîjsienr, monsieur, ne croyez pas. . . je suis innocente.

;;arrazin , furieux.

Taisez-vous ., ëpousc criminelle. { à d'.ygentières.) Et vous , "Monsifur^c'estdoMc ponrceia qne vous vous êtes introduit ici? Vous êtes Venu me pnrler do sociéîé, de commandite... ]f vois quel gfipre de société vous voudriez et.iblir chez mot.. . vil séducteur!

d'argentiÈRES, élevant la voiX.

Monsieur , prenez garde à vos expressious.

M'°'= sarrasin, effrajée. , , , .

Ocicl! que va-f-il se passer? {à son mari.) Adolphe, au nom de notre amour. . .

SXKKAZIV ^ hors de lui. ,

Rentrez chez vous, Mndame, rentrez , je vous l orcionnc.

Madnme Sarriiziu , Sarr.izin , dW.igf-nliércs.

M"'* SARBASIN, rentrant en fai^ar.t de ^rntids brnu Ali ! Dieux I j'élouflV ... je suffoq'ic ... je viiis avoir onfî altaqac de nerfs.

SARRAZIN , la soutenanl.

Plus t.ird , nous verrons ça chnin un antre moment ( appelant ) M.irianne.

( Marianne parait ; il reconduit sa fcnwir jusqu'à la porte de son appartement à droite; Marianu'- la pend ri la fatl rentrer aicc elle. )

scEr^\E xvni.

SARRAZIN , DARGENÏIERES.

d'aR.GESTIKRES , à pari.

Diaijle ! ç;> se coinp!;<]i:e.

SARRAZIN. à lui-riéiiie cl s\-rrifan .

Il n'y n pas ;i lu'siler, . . Tn le d^'m^ntles-' çn M"aiir''iit q"'i sf rrp.mdre a hi Doirse. Mon honneur fu Lusse, en b;iisse... coté comme 1rs fflfets pi.hlics. [Elevant la cnij: , à t/' rg-nnère<; qui fait un nioincnicn-t. ) Un niomenf, monsieur, >ons ne sortirez p.is.

d'argentikri;?, à part.

Tout ce que je penx rle'sirer.

SARRAZIN, très-Jiniil.

Monsieur !.. (à part. ) Il me l^it i < ffrt d'un poltron. 'JI^tA.) Monsieur, les choses oui été ti op loin.

D'ARGKNriKRKS.

Je puis vous fissurer q'te nofi.

SARKAZIN.

('e qne |*.ii entendu . . .

i/argf,ntikres.

l ne distraction.

SARRAZIN

Et ce : Tu le demanda' .'

j/Ai<GETS'TIt.RE: .

Licence portique.

SARRAZIN

Jl SI mt. . . sortons , monsieur, snrtou.^.

d'argkntièrfp, à part , et rfgardant la Jrnéire,

Allons , voilà que c'est pour mon compte h présent. . . mais ccsl ilonc une fnniiUo de sp dassins ! ,. [haut. ) Permettez-moi de vous expliqacr.

( 38 ) SARRAZIK , lui prenant la fuain avei force. Nous nous expliqueroîis sur le terrain.

d'argentikrf.s.

Mais enfin , monsieur. . . l;i maia sur la conscience. . . regardez votre femme, et tli'es-moi s'il est possible... (ti part.) Dame ! je ne puis pas loi en dire davantage. SAHRAZiN, en colère.

Je n'écoule rien, suivez-moi.

d'argentières , cTun air résolu.

Je ne bouge pas d'ici.

SARRAZIN, h part.

11 •'! peur. . . {hcuf.) Je vous ferai plutôt porter dans ma voiture.

d'argentières, vit"inienl. Dans votre voiture?

SARRAZIN

Justement les chevaux étaient mis pour me conduire à la Bourse , ils nous conduiront au bois de Boulogne. d'argentières . regardant à ia fenêtre.

Une berline avec des stores j alil c'est autre chose. ( A part.) Il serait cliarmisnt de passer à {.\ b:irbe de mes ennemis, et que

ce fut mon créfincier lui même ( Haut.) Dès que vous le

prenez comme ça , je suis votre homme. . . Marchotis.

SARRAZIN , i7o'i;ie'.

Heia ! . . . Est-ce qu'il a du courage , à présent?

d'à a G ENTIER ES, /e pressant.

A lions, ;;lioiis.

S \ RR V z IN , faiblissaat.

Mais Aous vouliez m expliquer. . .

D ARGENTIÈRES , hù prenant la main.

Nous nous expiiqucjoas sur le terrain.

SARRAZIN , de même.

Si c est une distraction . - .

d'argentières.

Du tout , Monsieur , les choses oui cle trop oin y et c'est moi Kiaiiiteuaut qui veux sorlir. ( ^l farrétc.)

Li:s MÊMES, GU.TAVE *.

(.UTSTAVE , à a/Jrgrnt;ères.

Arrêtez.

iiid.'iii , (/lisl ive, i!'A(gt'ulièie)>.

d'arget^tièr s , sans l\'coi,ter.

Nom a\ons })i('n le temps?

GUSTAVE

Je vo'is connais enfin. Monsieur. {D'' Arp;entièrcs s"* arrête. ) .le snis qui vous êtes.

d'abgentikrks , à pari.

Oli ! IVlève do Grisier !

GUST.WE , lui rrioiitrnnf un chapeau qu^il lient à hi main. Et cr nom , dans \otre chapeau , que vous avez perdu au milieu de notre dispute. ( Lisant.) « Le marquis d'Alcala. »

d'argentières 5 étourdi.

D'Alcali.?

GUSTAVE, ai>ec empressement.

Vous êtes le marquis. . .

n ARCENTIÈRES, sans j penser.

Ah ! ia petite Estelle.

gt;stave.

Vous vnyp/..

SARRAZIN , à son neueu.

Mais non, ce n'est pas le marquis 5 que dinblo , je le cona;tis. H e'tait celte nuit an bnl. . . C'est on petit, gros et court.

GUSTAVE

Alors qui est-ce donc?

SARRaZIN , d'une voix concentrée.

Un amoureux de mu femn»e.

GT STAVE, riant.

Pas possi!)le.

SARRAZIN

Sans cela, qu'est-ce qu'il ferait cb(;z moi depuis ce matin?

GUSTAVE . d'un ton re'sohi.

Nous allons le savoir. ( u d''/4rgentières.) Voyons, Monsieur, vous m'avez dit que vous aviez air<iire à mon oncle, le voilà. SARRAZIN , de riiémc.

Vous m'avez dit que vous aviez afFaire à mon neveu le

voilà.

GUSTAVE et SARRAZIN.

Parlez I

d'argentières , à part , et perdant la léte. Ça leur est bien facile à dire.

GUSTAVE

Il ne veut pas parler?

SARRAZIN

Cet bomme-lù m'est suspect . . . Allons, îMonsicur , hors d'ici , à l'instant! ino'î

1)« tout.

GUSTAVE

Cotniuent 7

p'argentièrss.

Avec la meilleure volonté, je ne penx pis sortir. SARKAZIN.

PL.iMl?

d'argenïières.

Des riiisoas majoiires. . .

SARRAZIN

Ah!celui-lù est violent. S'installer tî;>ns ma maison, malgré moi !

Ain : Fragment du final de Jean de Piiris.

SARKjIZIN et GTJSTAVE.

AHoiis, allons, il t'antpartirl d'argent^ ÈRES.

Non , uon , je ne peux pas sortir !

11 le faut , bon gré, malgré , Dans ces lieux je reslerai.

SARRAZIN et GUSTAVE.

Al» ! j'étouffe de colère !

GUSTAVE

C'est trop fort eu vérité , SARRA.ZIN.

Qnel aplomb ! quel entêté !

d'akgemières.

Ah ! calmez cette colère !

SARRAZIN ,/uricur.

Ah ! j"étouffc de eolère.

d'ARG ENTIERES.

La maison est à mou gré, Jusqu'au soir j'y resterai.

SARRAZIN et GUSTAVE.

Allons, allons, il laut partir.

u'ARGErVTlEKFS.

îSon , non , je ne veux pas sortir.

SARRAZIN , à Gustai-e, qui va à. lui.

Pour éclaircir cette affaire ,

Enseniljl<

( il )-

J«' cours clirK \t'. coinmiss;»iie , Va \f \f laiiK'iic i(;i ; Il siiiii-n liii-ti atijo^ittVIiti Non* .U'iianuss;-!' ilé lui.

( // sorf. )

SCÈXË X\.

GUSTAVE, D'AHGEISTIERES *.

u'AnCENTlÉRKS, courant câ et /à.

Ah! giHiids dieux! (]ue vais-jc faire? '

Kviious le coiiiiuissaire..

i'oiiiant à lajsnclre. )

Mes persécuteurs , je crois , Ne soûl plus la. (// regarde) Si. . . je vois Qu'au lieu (Je deux. . . ils sont trois.

GUSTAVE , avec ironie.

Oui , monsieur le commissaire , Vous fera parler , j'tsjièi'e •, Et si vous le trouvez Ijou , Je crois bien que la prison Dé vôii.c nous (ern raison.

( Ici Mat/iilde , Eugène et Aiarianne ])araiiscnl an fund ^ rt écoutent. )

i/AHGÉKTiÈnES , li Gustave aiet agitation.

Jeune iiumme , a!i ! qu'ai!; z-vous faire? Kt pourquoi fatit-il mie taire ?

Si vous saviez aujoiir'jri'hui Pourquoi je me trouve ici.

MATilir.DK, ÉfetèkÉ et M.iiu.sfr'N^. -

U- oulons.

eu SX AVE , étonné.

Parlez de grâce ! .

D'ARGF.NTiinE.«; , en confidence.

Je ne suis point â ma place , ' ■«.'u u ,;t»/

Apprenez que danfi ces Iièui,

Je ine oaclie avec myslcrc , ! 9'létl floM

Pour sauvef d un piege aiiieuk

Une personne bien cliL'ie. • ! ■^t:'»'] norî

( // lii'c les yeux nu ciel d'une manière comique )

Gustave, (l'Argentiëres. r-. ', •;v t/ 'i. . ./» i^i,.'l *

le Coucher. S

T0U8 , répétant.

Pour sauver d'un piège aETreux Une personne bien chère.

( La musitfue continue en sourdine jusqu'à l'ensemble. )

GUSTAVE, parlant.

Qne dites-vous?

c'ARGENTièRES , avcc une vive agitation. Oui, jeune hoinoie, je lui suis tendrement atttachë , à celle personne ! . . . Son saint , mon bonheur , mon existence , tout est ici... et m'arracher de cette maison, c'est m'arracher le seul bien qui me reste.

MATHitDK , bas aux autres.

Vous l'entendez ?

GUSTAVE, avec explosion.

Et qui donc ilonc êtes-vous?

MATHILDE , se précipitant dans ses bras. Mon père !

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