LES MÊMES, MATHILDE, EUGÈNE, MARIANNE
TOUS
Son père !
d'arg ENTIÈRES , stupéfait.
Moi!
MATHILDE , vivement.
Oui; oui, mon cœur me le disait; et votre tendresse tous a trahi.
GUSTAVE
Qu'entends-je ?
MATHILDE, tendrement.
Ce que vous m'avez dit tantôt.
ETTGÊNB.
Ce retour annonce.
MARIANNE
Votre trouble.
MATHILDE, le carcssant.
Mon père I
d'argintières, à part.
Son père !.*... Au fait , tout comme un autre. . . C'est une
♦ Gustave, d'Argentlères, Malhilde, Eugène , Marianne.
r 4-^ ) dernière branche.. . {Lui outrant ses bras.)ie uy résiste plus.. . Ma fille ! tous.
Ah!...
JLlK : iiisaux juum de iiotic tiijunce.
ENSEMBLE
Doux iiionieul! bien suprême!
Si lung-lemps attendu ,
/-,. ^ mon , I ■ « L est père lin-ineme
son r
Le voila revenu.
GUSTAVE , à part.
Qu'ai-jc Fait là ?.. . Le père de Mathilde !
MATHILDE , s'esiuj'ant Ivs jrcux.
Ah ! que je suis heureuse.
«'argentilres, à lui-même.
l'nuvre petite. MaRIAWîïE.
Et moi donc'
CJUSTAVE et EUGÈNE, énuis.
El uioi doiicl
u'argentières , à part.
Ils pleurent tous , je crois que je ne puis pas me dispenser. .
( Haut , et tirant son mouclioir. ) Clière enfant , c'est bien toi j
tout le portrait de la mère ' .. . {à part.) C'est toujours comme
tel.t. [Haut.) k\i ! celte journée efFiceqxjarinite ans de malheurs.
MATHILDE
Mais daij^nez ra'expliquer . . .
tous.
C'Uii, daignez uous expliquer. . .
u'aRGENTIÈRES, d'uni- roix faible.
Je le voudiais. . . mais dans cet instant. . . . l'cmoliun. . . le bonheur. . . et une diète absolue. . .
mathilde.
Nous n'avez, pus dc^jeûné?
d'argentières.
Je ne trois pas , ma lille.
MATHILDE
() «ici! Eh ! vile, Marianne.
MARIANUE , i^oriiJfil.
Tout de suite , Mam' .selle.
GUSTAVE
Une volaille. . .
EUGÈNE
Du Bordeaux. . . du Madère. . .
MATtULDE.
C'est à moi de le servir. ( t^llc disparaît un nionietJt. )
( ÎP
GUSTAVE , lui serrant la main *.
Quel beau jour !
EUGÈNE , <7c rnciTie, de Faulre côté.
Quel bonheur potw nous!
GUSTAVE
Mais pourquoi ne pas vous nnmn^er ?
EUGÈ>'E.
Pourquoi tons ces détours?
d'argentières , g:rflf-'(?H/r/;x.
Je voulais vous connaître, jeunes gei^is ^ vous juger l'un et l'autre.. . Ne savez-vous pns tout ce que le cneur d'un père renferme de craintes? d'espe'yançes ? {\npari.) Si le dé[eû»eT poavail arriver.
GUSTAVE et EUGÈNE,.
Ah I croyez que mon anjonr. . .
d'argeutières.
Tout beau, Messieurs. . . On n'obtiendra pas ma fille par des cajoleries , il me faut des actipus, ( VojarLt le dîner que l'on apporte. ) des qualite's solides. ( à pari. ) Voilà mon aflfaire. MATHILDE, revenant et posant une boufeillc mr le guéridon. Mellcz-vous là.
WLARianke, posant un plat.
Des viandes ff oide&.
EUGÈNE , ajiproc/iant une chaise.
Une chaise.
GUSTAVE
Non , ce fauteuil.
{Ils s'empressent tous , débouchent la bouteille, découpent la volaille. ) d'aRGENTIÈRES, assis.
O nature ! que les jouissances sont douces pour Thomme vraiment sensible... et digue d'apprécier tes bienfaits !
Air : Vieille Sybille (de Gustave III).
MATiiiLDE, à (T Argenlières.
Ah! quand j'y pense, Seize ans d'absence !
GUSTAVE , de même.
Loin de nous tous Mon dieu , d'oà venez-vous ?
MARIANNE
Fst-ce d'Afrique, Ou d'Amérique?
* GuâUve , d'Argeutiérts , Eugène.
TOUS , te plaçant I'hiIcz , parlez , allons, répondez- nous.
n'AnoENTiÊnF.s , se dégagcanl.
Plus tard ... ce soir. . . je vous m [uif , On DR peut , je crois , Tout faire à la lois.
Je n'écoute rien ; fille chérie, Rien , excepté ftla paternité.
[Tendant son verre.)
De ce Bordeaux, Versez à flots :
l'oui- un gourmet , Dieux! quel bouquet- Mais seul je hois , Ail l qu'ri ma voix , <.liacun ici Réponde aussi.
TOUS
Oui , fêtOiis, («tons niisi beau |oiir. Il faut Ijoire et chanter son retour.
LES JÇUNKS OENS.
Allons , buvons , Amis, chaulons Ce jour sJ doux Pour nous tons.
Il est charmant , El bon vivaril , Pour mon hvmen C'est divin!
o'argentikres.
Allons , buvons, Enfans , chantons Ce joursi doux Pour nous tous.
Mets surculens , Vins excellens. . .
Ah ! ce festin Est divin !
scÈrvE x\ii.
LES MÊMES, SARRAZIN, rei'cnant.
SARRAZIN
Là 1 le commissaire est prévenu, et Ton va s'emparer... ( // aperçoit d* Argenlières à table et les autres personnages qui l'accablent de soins,) Qu'est-ce que je vois là?
MATHILJ5E.
Ah! Monsieur, venez vite... venez partager notre bonheur.
SARRAZIN
Comment ?
MARIANNE
Vous ne devine/, pas ?