‹ Les vieux péchés; comédie-vaudeville en un acteChapitre 66 sur 403 · LES MÊMES, MATHILDE, EUGÈNE, MARIANNE · texte numérisé non relu

LES MÊMES, MATHILDE, EUGÈNE, MARIANNE

TOUS

Son père !

d'arg ENTIÈRES , stupéfait.

Moi!

MATHILDE , vivement.

Oui; oui, mon cœur me le disait; et votre tendresse tous a trahi.

GUSTAVE

Qu'entends-je ?

MATHILDE, tendrement.

Ce que vous m'avez dit tantôt.

ETTGÊNB.

Ce retour annonce.

MARIANNE

Votre trouble.

MATHILDE, le carcssant.

Mon père I

d'argintières, à part.

Son père !.*... Au fait , tout comme un autre. . . C'est une

♦ Gustave, d'Argentlères, Malhilde, Eugène , Marianne.

r 4-^ ) dernière branche.. . {Lui outrant ses bras.)ie uy résiste plus.. . Ma fille ! tous.

Ah!...

JLlK : iiisaux juum de iiotic tiijunce.

ENSEMBLE

Doux iiionieul! bien suprême!

Si lung-lemps attendu ,

/-,. ^ mon , I ■ « L est père lin-ineme

son r

Le voila revenu.

GUSTAVE , à part.

Qu'ai-jc Fait là ?.. . Le père de Mathilde !

MATHILDE , s'esiuj'ant Ivs jrcux.

Ah ! que je suis heureuse.

«'argentilres, à lui-même.

l'nuvre petite. MaRIAWîïE.

Et moi donc'

CJUSTAVE et EUGÈNE, énuis.

El uioi doiicl

u'argentières , à part.

Ils pleurent tous , je crois que je ne puis pas me dispenser. .

( Haut , et tirant son mouclioir. ) Clière enfant , c'est bien toi j

tout le portrait de la mère ' .. . {à part.) C'est toujours comme

tel.t. [Haut.) k\i ! celte journée efFiceqxjarinite ans de malheurs.

MATHILDE

Mais daij^nez ra'expliquer . . .

tous.

C'Uii, daignez uous expliquer. . .

u'aRGENTIÈRES, d'uni- roix faible.

Je le voudiais. . . mais dans cet instant. . . . l'cmoliun. . . le bonheur. . . et une diète absolue. . .

mathilde.

Nous n'avez, pus dc^jeûné?

d'argentières.

Je ne trois pas , ma lille.

MATHILDE

() «ici! Eh ! vile, Marianne.

MARIANUE , i^oriiJfil.

Tout de suite , Mam' .selle.

GUSTAVE

Une volaille. . .

EUGÈNE

Du Bordeaux. . . du Madère. . .

MATtULDE.

C'est à moi de le servir. ( t^llc disparaît un nionietJt. )

( ÎP

GUSTAVE , lui serrant la main *.

Quel beau jour !

EUGÈNE , <7c rnciTie, de Faulre côté.

Quel bonheur potw nous!

GUSTAVE

Mais pourquoi ne pas vous nnmn^er ?

EUGÈ>'E.

Pourquoi tons ces détours?

d'argentières , g:rflf-'(?H/r/;x.

Je voulais vous connaître, jeunes gei^is ^ vous juger l'un et l'autre.. . Ne savez-vous pns tout ce que le cneur d'un père renferme de craintes? d'espe'yançes ? {\npari.) Si le dé[eû»eT poavail arriver.

GUSTAVE et EUGÈNE,.

Ah I croyez que mon anjonr. . .

d'argeutières.

Tout beau, Messieurs. . . On n'obtiendra pas ma fille par des cajoleries , il me faut des actipus, ( VojarLt le dîner que l'on apporte. ) des qualite's solides. ( à pari. ) Voilà mon aflfaire. MATHILDE, revenant et posant une boufeillc mr le guéridon. Mellcz-vous là.

WLARianke, posant un plat.

Des viandes ff oide&.

EUGÈNE , ajiproc/iant une chaise.

Une chaise.

GUSTAVE

Non , ce fauteuil.

{Ils s'empressent tous , débouchent la bouteille, découpent la volaille. ) d'aRGENTIÈRES, assis.

O nature ! que les jouissances sont douces pour Thomme vraiment sensible... et digue d'apprécier tes bienfaits !

Air : Vieille Sybille (de Gustave III).

MATiiiLDE, à (T Argenlières.

Ah! quand j'y pense, Seize ans d'absence !

GUSTAVE , de même.

Loin de nous tous Mon dieu , d'oà venez-vous ?

MARIANNE

Fst-ce d'Afrique, Ou d'Amérique?

* GuâUve , d'Argeutiérts , Eugène.

TOUS , te plaçant I'hiIcz , parlez , allons, répondez- nous.

n'AnoENTiÊnF.s , se dégagcanl.

Plus tard ... ce soir. . . je vous m [uif , On DR peut , je crois , Tout faire à la lois.

Je n'écoute rien ; fille chérie, Rien , excepté ftla paternité.

[Tendant son verre.)

De ce Bordeaux, Versez à flots :

l'oui- un gourmet , Dieux! quel bouquet- Mais seul je hois , Ail l qu'ri ma voix , <.liacun ici Réponde aussi.

TOUS

Oui , fêtOiis, («tons niisi beau |oiir. Il faut Ijoire et chanter son retour.

LES JÇUNKS OENS.

Allons , buvons , Amis, chaulons Ce jour sJ doux Pour nous tons.

Il est charmant , El bon vivaril , Pour mon hvmen C'est divin!

o'argentikres.

Allons , buvons, Enfans , chantons Ce joursi doux Pour nous tous.

Mets surculens , Vins excellens. . .

Ah ! ce festin Est divin !

scÈrvE x\ii.

LES MÊMES, SARRAZIN, rei'cnant.

SARRAZIN

Là 1 le commissaire est prévenu, et Ton va s'emparer... ( // aperçoit d* Argenlières à table et les autres personnages qui l'accablent de soins,) Qu'est-ce que je vois là?

MATHILJ5E.

Ah! Monsieur, venez vite... venez partager notre bonheur.

SARRAZIN

Comment ?

MARIANNE

Vous ne devine/, pas ?

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