‹ Les vieux péchés; comédie-vaudeville en un acteChapitre 68 sur 403 · SCENE XXIII · texte numérisé non relu

SCENE XXIII

r.ES MÊMES, M°* SARRAZIN, sortant de chez elle y GUIL- LAUME, VICTOH , TJN Cocher, un autre Domfstique , puis LE PORTIER, accourant succès sivemmt.

GUILLAUME, entrant le premier.

Voiin.

SARRAZIN

Eh bien' ce commissaire de police ?

GUILLAUME

Monsieur, il est retenu pour un vol , qui s'est commis celle nuit au n" 14. ( D^Àrgentières se remet. )

TOUS , accourant à leur tour.

Eh! hou dieu! qu'y a-t-il donc?

(43 ) M™* S AB R A z I N ^ î'oj'tj Ht d* . irgen titre;. Encore cet (-Iranger !

SARRAZIN , ^1 ses gcns.

Corinîiisse/-vous Monsieur ? Comment esl-il entre ici ? Depuis quanti y est il ?

VICTOR

Depuis ce matin.

GUILLAtlME.

Depuis liier soir.

SARRAZIN

11 a piissé la nuit cliez moi?

EUGÈNE-

Sans être connu.

GUSTAVE

C"st un intrigant.

MARIANNE

Un imposteur.

SARRAZIN

Ah I mon dîen! ce qu'on vieut de me dire au n° i^.

GUILLAUME

C'est peut être le voleur.

d'argentières.

Ol.!

LE PORTIER, (/ui a entendu les derniers mots*. Pis que ça , Monsieur... (,'est un nioucliard(i) !

d'augentières.

Ahl

TOUS , n Cillant.

Un moucbard 1

* LE portier.

Oui, Monsieur. . . Il y a en Las des t^ens de maov«ise mine , ses camarades, qui sont velius le demander plusieurs lois. d'argentières , à paît , a ucc fureur Ce sont mes scélérats !

SARRAZiN , ,à iO>i neveu.

Voilààqîioi tous m'exposez, avec vos opiùionà èxtt*âvagenles.

GUSTAVE ^furieux.

Un mouchard ici !.. . Ce n'est plus par la porte qu'il sortira !

EUGÈNE ,t/e même.

C est par la fenêtre.

u'ARGENTIÈRF.S , CTiaiit.

Un moiuent , un moment le demande la parole pour un

* D'Argent ières , madame Sarrazin, Victor, le poi-lier, Sarrazih , Guillaume, Gustave, Malhilde, Eugèue, IMatiatine. (i) Remplacer, si l'on veut, par: obsentitônr.

"It pTSiiiiK^l le v;iis tout vous (lir(> , voin siiire/. qui je

suis !

rors.

d'argentier lis, J ji.irt . rra^drdnnl In fenétr,- rt la [ffiiflidc. Dinix'- faire n;iuF.M};e nu pi.nl (jiMiri le jo ir Liisso, quand il n'v a plus (jue f!ix niiinil'!>.

SARRAXIN , s'cvunçttnl nr; lui.

Eli bitn ?

u'arO ENTIÈRES, ù/Kiit.

Je n'.Ti qun ce moyen. ( fluul. ) Messit^urs , vous saurez donc que, . . [Se laissant (ill r dans /rs bras de Sarra:.iny comme s'il sfi trouvait mal. ) Ali !.. -

SARRAZIN , /(• .\0i4ffiuntt à peirif.

]'J\ bien I pK bi»'a I (juest-ce (|up cVst ?

M""'" s.vrra;îIN.

i 1 s»' trouve mal.

SARRAZIN Il Mi'i'ciMse.

.Ai°i« SARRAZIN.

Une chiise. ( On l'atsuoit. )

d'arGESTIKRRS . iViitiff 7)oi.v faible . ajirès un long trnips. l*;i/{lon. . . T^nt Av. secousses sticcessivcs . . .

SARRAZIN'

CVst très-bien. . . Tvlais vous nous avrz promis. ..

d'argent IKRES , iLv Itulnt'f. ^

\'oiis s.Tiircz lou! . . . MH.pDsitioii . . . mes iiKilbeurs. . , uui vi:: cutirre. .. ni.iis cloiinez-moi le temps. ( /t port . i\-s^nrdiintl<i fclu'lrr.) Ça b.iisStî, çi baisse , ;illongcous la tirade. i^JJuiti.) Vous coan'ussfi/, les daui^ers d'une j^'uaessse fougueuse. . . vous surtout, M. S.irra/.in , tjiii. . .

SARRAZfN , bas, et ino':tran( sa fnii/ip. Cl.nl.

J)' A ri; ENTIÈRES. ; ^'T/yË'X'.^i

I) tas votre tenqn vors :!vc/. f.dt des vôtres, S àê qiul paraît. S\RRAZIN, bas. ! î.' .'/

Taisez-vous donc

UARGENTlÈRlvS.

C'e.st juste.. . ( Reprenu'ii. ) Vous savez combien i'arg nt ( $t rre, ( À Gttslave. ) Vous surtout , jeune lumxme...

GUSTAVE

Cl. ut.

Jj'ARGENTIÈRÎ-.S.

Oui avez des lettre» d" el.m^e...

OUST AVE

Chut donc...

Le L'ouL'ier. 7

d'abgentikrf.s.

Df! lot! s IfSijôfrs.

GViiTAA'-i; , /ir7y .

11 n'rsl p.is (lursliuii de moi.

D AKGENTIKRES.

C est jusie. . . ( Rcprrrmnt. ) Eu! n vous n'i;j;iix)rc7. pas que 1 »niour culrninc soin tut î< des (u tn;irclies hwn incon:>idrrccs. . .

M""^ SARRAZIN , MATHILDK et EUGÈNT,.

Mouslcur. . .

i/argeittiîres.

c'est jusic , parcum ( Elevant la jnix. ) Kli bien! Toilà

«lOn liisluire.

■jors.

OiK.i ?

SAKRAi^:iN.

Voiîs ne fujKs ave/, rien Hit.

J>'A!;GF.NTIKRKS.

C est pourtant jjieu tli'.ir... .levais ! ecoiriiurni ( r .. . Figu- K'^-vons un hoiiunc. . . . ( l'Jfi ce moinrnt on entend sonner cinij iteun^s dans I cloignenienl , et Guilliv.ime ni>j)orie des Iwaièri s. • — D'Jrf entière s ccoittant.) Atfetulcz... Qurst ce qie cVstque ^-a?

IvIARlANN^E.

Cinq htrucs qi.i somittil à 1 1 par<HSse. Jî ARG ENTIÈRES , )>ni.tanl en l'air . <t Icnsi idant ioul le monde, Cin(] heuics ! . . . Vivall ... La rVance est souvt'el

TOITS , vlcrnn's.

Comnirnl ?

I) AKGliNTliKr.S , eom-niit à lu feiu'lrc. .le me moquo dc.r-^KîsI,. vuil:; la î)uil... Je puis n^e tnonlrrr fin gî-ïvnd jo;ir. ■ nfjfio'i .

SARRA;iI>' . rcculiint de fnn etir.

Ah . iiK)'» dieu; celait un signiil! c'est un couspiral( ui !

,^ , Si'.mE X\Y ET DEiir^lÈilE.

LES MEMi;s, M. }^t:iJK\ Uli, mU n rnimn'ii /r> derniers niof!; *.

LKLIÈVRR , no ni.

^ iili miiiv c"<'sl votre o'eMîeiuv . . lo h iiou d'Arcentières.

TOUS

Le b.ion ! ■//',"'"

gO^t'avk.

Hôlci de ) i.uidi(!-?

i)'AKGJ">NTI' Rf.s , le sidiuinl.

Piuc Soiule-Auuc.

i;u>l,<vv, M.tiiiinie baiiasiii, I.elicvir, <l"A!\muLictes , baria'jin , I-u3cac, I\l.illu!dc , les d'inicstiqucs dciiièie.

LEMKVKE..

C^uo. >\c.9, i;;iri!cstlu ( oiumerce i;tielt;»ipiil à volrr poiîc depuis <rr wiiliit.

sABiiA^lN , frnjijiniit du jiic.il.

LJ^ ' I ^i ('té ;iu inoiiiPiit d en avoir l'idrr. ( à f^'linir. ] C csl f'j^fiï; je ne làclic pus , <]nc rii;i Irltre l'o v!i:ii)g''. . .

LELIÈVRE

Kl» hii-n! lài.lie/.-le; car vous êtes p.>vc.

l/ARGENriKRES.

3Ioi, j'ai jiayc'. . . C"(st bien isi vraiscinlilHbic.

SARR/<ZI?T.

.le tiii' p.ivo?

De inoilif". . • \ oiîs v(tiis I iippp|<»z nos coiiditioiis ?

SAKRAZrV.

Oli ! j'.cccplo rncoro.

u'argentI i-niLS, iiiimlraul (*. 7 ;///»><■•.

C'rst - M - ilii'f <|"^ l'jititro Mioi:i('a icinboiusc I ((!'•! (!'• M-msieur. . . Je c 'nii.îis !(• m nciir. . . Miiis (pij di ild'" Ji jni doniirr mille rc»:s pour moi ?

^ olrc oiudc.

n'ARijiîNn :.r.i:.-.

M(»u <incl(;'... \!i TJiorid'eu: il f?st -Ion • i.irn !>iis , \c pavi- VI c clior bojiimc.

Mnis non ...

rj'AnijF.NTIIvUF*.

Crsltgil, i'.prrs vn pareil lr-«il, il u'ira p;is lo.ii. h.i'niint fr\ yeux fî'ir cùfl. ) O siolcill noiis po"n«):i'- dojii- hi<ntot 110 r; \f\ov «MiseinMe ? ., • .,

GUJLLAl'AiE , //7 icàvieiba ^oua l'-. P'''!f''- Mon^ieiJr (\sl scrv i.

.s A 1( R A z i V , \ MUS diur/, iivrr nMi-;, fvtdJèvicV

GTT.STAVE, à il' Àfiienlièrt;'!^^^ fH li-.t'll- El si ctdui avec <jtii jo voiil.iis i»;«,|^rt«U;q tout-.'i -i'iic-iii c , vo;:l-iil .(U$si nous ndff oel bunneur? .,

n'AnOENTI KilKS , snuvitinl.

l-)esol(; On m altcpd chez l«* (fn<- f!« Vill^rç-tv de 1 • .

•■"'X Counes, d.tns 1.» lo^ç de I j tiin» (,]ii}îc •. nnsuitc ;ui IjhI de; la coMilcsse. .. ^'oilà nin \\c qti couinicncc! {un Pnrîici.) j'-aitfSnioi fivanccr unt* voifui c , mou clicr. (rz Sai nr, in. )' AU ç-i , nionsici.r .Sarrazin , voua ne m en \0'.A(y/. p.i»; ?

Saura /'IN, r!'(in tin effidi-n^w.

Ilnm . Monsieur. . . Kn!in vous vous cîcs nioijnc de moi : cl '. ■^ n'nurnit 'lu'ii se rcp.indrc, . .

I>'ARGENriÈRES.

^5C)\ ez trciKjiiilli', je ne vais jamais ci la Bourse.

îARRAZIN.

Vrai

fc^AUGKNTIKRES.

En plein jnur , ce sont des heures inclues pour moi. . . D'ailleurs , de ([uoi vous phiignezvous? je n ai passé que quelques iustmis ici, et tous êtes tous heureux. ( à Snrraziii.) Je vous ai j^uëri (le vos soupçons jaloux. ( <) Diadamc Sarrazin.) J'ai rétabli rharmonie dans votre n)eiiaj:;e. ( à Malhilde. ) Je vous ai fnil retrouver votre père. ( à Gustai^c.) Votre lettre tie change est payée, (à /iHg«/ie.) Vous épousez celle que vous aimez, (n tous.) Et >outi avez la satisfaction d'avoir sauvé un î^alant homme, qui «levient votre ami... et qui vous oiïVe de vous rendre votre diner demain , au café de Pans, ou il jouit d'un rre'dit iilimitéj depuis six heures du soir, juscju'au lever du soleil. Tous, »aitii<^nt.

Accepté I

LE PORTIER, rci'X'nnnt.

Monsieur , la citadine est en has.

d'argentikres.

Ah ■ bien.

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