PREMIER COUPLET
C'est de toi , ma Délie , Que dépendait mon sort; Ta vue était ma vie , Ton absence est la mort!
Dieu puissant, Dieu suprême, Qui voyez ma douleur , Rendez-moi ce que j'aime, Rendez-moi le bonheur!
DEUXIÈME COUPT.ET.
Pour calmer ma souffrance.
Que ferait désormais Cette vaine opulence, Objet de mes souhaits!...
Dieu puissant , tes promesses Avaient séduit mon cœur!...
Neveux plus de richesses.
Mais rends-moi le bonheur!
PIlorOGUE. 5
(arec force.)
L)e l'or!... de l'or!... pour l'obtenir!... Et je n'ai rien!... il me faut donc mourir !... ^lai.s avant qu'à ma foi l'on arrache Délie, De mon rival j'aurai la vie!...
Et cet hymen !...
(s'arrêlant el prèlani roreille.)
Qu'ai-je entendu ?
Sur ce roc... quelqu'un a paru...
(regardant avec précaution.)
A travers ce.s routes obscures...
Oui... j'ai cru voir... quelles sombres figures!.. Seraient-ce ces hardis brigands, L'effroi de nos pays et surtout des marchands?...
(portant la main à son poignard.)
D'un voyageur qui retourne -i la ville. Ils guettent peut-être les pas...
A quelque malheureux si je puis être utile. Ah! d'un instant encor diflérons mon trépas!...
(II se cache derricT'! la fontaineà droite, au milieu des broussailles; Ours Kan, , CalafotTliamar desrendent !a montagne du fond.)